Sources : p
2. Gcl^crt, Die Miinien tind Meduillcn des ehcmali^en Ilochstijtes E'(J)stâdt. Munich,
§11. — Burgraviat de Nuremberg''
Les burgraves de la maison de HohenzoUern ne reçurent leurs droits monétaires qu'en 1361. Ils n'avaient pas d'atelier à Nuremberg même, mais à Baireuth, Culmbach, Langenzenn, Neustadt et Schwabach. Sitôt la licence obtenue, Albert I le Beau (1332-61) fit frapper un pfenning à. ses armes : la tête de braque et le lion des burgraves (AL- BERTI-BVRGRA...)- Frédéric V(i 3 57-98)adopta ce type, mais se servit bientôt du type bavarois (deux bustes dans un encadrement, F-Z. F-B etc.) et fit une convention avec l'évêque de Bamberg pour l'émission de schillings (MONETA MAIOR) et de demi-schillings portant les écussons des deux alliés. On possède aussi son florin d'or au saint Jean et ses heller unifaces.
Jean 111 (1 398-1420) et Frédéric VI (i 398-1440) continuent l'émission des mêmes espèces conventionnelles, sans renoncera leurs menues monnaies unifaces qui conservent la tête de braque ou entourent le blason des Zollern de petites étoiles, de roses, d'annelets, de globules et de lettres monétaires (N Neustadt, Z Zenn). Les schillings de Frédéric portent, avec l'écu des burgraves, tantôt l'écu de Bamberg, tantôt celui de Wurzbourg, sinon les deux à la fois. Etant devenu électeur de Brandebourg (141 5), le prince met sur son gros le titre ELECTOR.
De Jean l'Alchimiste (-1464), nous n'avons que le schilling; {moneta ma/or) ; les pièces frappées par le même Jean et Albert- Achille, pendant leur corégence (1440-57), ne sont pas non plus très nombreuses. A partir de 1454, la fabrication d'une partie de ces monnaies est confiée à l'atelier de l'évêque de Bamberg, pour maintenir la bonté de leur titre. Albert-Achille seul (1457-86) y ajoute le florin d'or au saint Jean (MONETA: NOVA: AVR': SWOBACH), que nous retrouvons sous Frédéric et Sigismond (1486-95), et sous Frédéric seul (1495- 1 5 1 5) avec les millésimes 1 497-1 514 (fig. 1828). Le schilling aussi (SOLI- DVS), au type de l'aigle portant l'écu des Zollern sur la poitrine, reçoit désormais l'inscription MONE- ARGEN- MAIOR- SWOBACH. Le thaler est créé en 1525 par Casimir et Georges (i 5 1 5-27),
Fig. 1828
I. Strebcr, Die allestcn Mûnxçn âcr Bur^^nifcn von Niïrnhcii^ (Munich, 18. 17), in-4'\
Ansbach. — En 1457, les margraves Jean et Albert de Brandebourg firent une convention avec Nuremberg pour la frappe, à Nuremberg même, pendant dix ans, de leur numéraire. Ce traité ne fut pas renou- m vêlé à son échéance, mais en 1469, Albert-Achille s'entendit avec l'évêque de Bamberg pour la frappe alternative, à Bamberg et à Onolzbach (Ansbac/i), de ses monnaies. En effet, Onolzbach fournit, en 1470, des pfennings blancs et des grands schillings, mais l'atelier fut fermé dans la même année, Albert étant devenu électeur. Après Pâques 1470, on frappa monnaie à Schwabach. Nous connaissons ces pfennings et ces schillings, qui portent l'écusson accosté des lettres A et O (Albertus, Onolzbach).
§ III. — Evêché de Bamberg^.
Lupold III de Bebenbourg (1 35^-6?) reçut en 1354 du roi des Romains, Charles IV, le droit de frapper de la monnaie d'or, et nous avons son florin au lis, de type florentin; mais les pfennings d'argent à â la tête mitrée de face (LVPOLDVS EP.) qu'on lui attribue, l'un portant au revers une église à deux tours (BABENBERG), l'autre le lion à la bande (armes de Bamberg), peuvent tout aussi bien appartenir à Lupold II d'Egloffstein (1356-44). Des pièces semblables, parfois unifaces, existent aux noms de Frédéric IldeTruhendingen (1 564-66), Louis de Misnie (1 566-74), Lambert de Brunn (1 374-99). Ce dernier et son successeur, comte Albert de Wertheim (1599-1421), frappent déjà des schillings et emploient leurs blasons personhels. On sait que, sous l'évêque Lambert, une alliance monétaire fut conclue avec le burgrave de Nuremberg pour l'émission de schillings, demischillings et heller aux armes des deux souverains. Plus tard, le règne d'Antoine de Rotenhan (1451-59) marque le commencement d'un monnayage plus actif, quoique de courte durée. Les conventions, à ' l'exemple de celles des princes rhénans, se multiplient avec l'évêque de Wurzbourg, les burgraves et la ville de Nuremberg. L'intimité va si loin, qu'à partir de 1454, la monnaie du burgrave Jean de Brandebourg est frappée à Bamberg, En effet, on possède des pfennings d'argent aux armes d'Antoine et à la lettre B. puis de nombreux schillings aux écussons de Bamberg-Wurzbourgou de Bamberg-Wurzbourg-Brandebourg, ce qui n'exclut pas une série purement locale au lion de Bamberg seul. Leurs légendes sont : moneta nova maiorar(gentea), moneta argent, prin-