‹ Traité de numismatique du moyen âge (volume 4)Chapitre 81 sur 183 · Bldtterjïir MûnifreunJe, 1866, n · texte numérisé non relu

Bldtterjïir MûnifreunJe, 1866, n

3. Stenzel (Th.), Beitrâge :^ur Mansfeldischen Mûnikunde. Dresde, 1878.

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1459, Gunther, Gebhard et Busso firent une convention pour la frappe, en commun, de plusieurs espèces. Le^ p/ejinings de cette alliance ne portent que le nom de la ville : ISLEIB (écu parti des Mansfeld) ou ISLE (casque à deux ailes d'aigle, armes de la cité). Du commencement du xvi" siècle on a le gros au saint Georges à cheval, le demi-gros et \q p/enning concave (M au-dessus de l'écusson).

§ XIV. — Comté de Stolberg-Wernigerode.

L'an 1467, Henri ¥111(1455-1511) reçoit le droit de monnayer. Les pfennings concaves qui ont pour types un cerf passant (anépigraphe) ou deux truites (armes de Wernigerode) et une rose, ou un édifice tourelé, avec la légende STALB ou STOLB. sont de cette époque. Un coin plus curieux est celui qui représente le comte assis sur un mur d'enceinte et tenant à chaque main un casque timbré des deux poissons. L'introduction du gros date de 1483 ; cette pièce porte une inscription allemande : GRAVE- HENRICI- IN- STOLBERG. Du même Henri, nous avons le gros aux écus, frappé en commun avec Henri IX et Botho (1502).

§ XV. — Ville de Stolberg.

En 1 382, la commune doit avoir eu la licence monétaire, car elle prend part à une convention avec Nordhausen, Ellrich et d'autres villes voisines. Ses p/ennings concaves figurent une tête de cerf avec la légende STALou STOL.

§ XVI. — Margraviats d'Osterlnnd et de Misnie, landgraviat de Thu-

ringe, duché de Saxe ^ .

Les premiers /5-ros de Misnie ont été frappés par le margrave-Frédéric le Mordu (1274-1320), sur le modèle des gros de Prague. Ils sont de très bon aloi et portent d'un côté le lion de Misnie (GROSSVS MARCH MYSNENSIS)) de l'autre une croix fleurdelisée placée dans un quadrilobe et cantonnée du mot CRVX. La légende marginale est : FRID* Dl*

I. Leitzmaun, Numism. Zeilinig, 1864, p. 41 (bibliographie) et 1868, p. 29. — Zeilschrift fur Num., t. V, 27s (Erbstein). — Milllxilungen dir bayer, num. Gis., 1894, p. 91 (Fikentscher). — Bldtter /iir MùnifreuuJe, 1904, p. 3121 (Buchenau).

GRA* TVRING- LANGRAV. Mais pour les monnaies d'appoint, pfennings cupulaires et bractéates, on suivit l'ancien système sans y faire la moindre amélioration. Les èrac/ea/es représentent tantôt le prince debout, tenant la bannière et l'écusson, tantôt une tête de face ou deux bustes de face : celui de Frédéric et celui de sa femme Elisabeth de Lobdebourg. Les mêmes bustes se retrouvent sur le p/enning à la légende FRID'» frappé probablement à Eisenach,. après 1 308. Pendant la minorité de son fils Frédéric II (i 320-29), Elisabeth fit fabriquer ses p/ennings unifaces dans l'atelier de Gotha qui travaillait dès le xiii^ siècle pour les landgraves de Thuringe. Ces pièces portent le mot GOTA en toutes lettres et figurent une tour accostée de Ç-L. Pour s'orienter dans le dédale des règnes suivants, il est indispensable de jeter un coup d'œil sur le tableau généalogique :

* Frédéric le Mordu

* Frédéric II le Sérieux

•Frédéric III le Sévère

Osterîand.

* Frédéric le Belliqueux,

Électeur.

Sa femme :

Catherine.

* Georges

Cohourçr.

•Guillaume II

le Riche

Oslerland.

* Balthasar

Thuringe.

•Guillaume I le Borgne

Misnie.

•Frédéric IV

le Simple (1406- 1440).

• Frédéric II

le Bon

Sa femme :

Marguerite

d'Autriche.

•Guillaume III • Sigismond le Valeureux (1428-1463).

• Ernest • Albert

(1464-1486). le Courageux Thuringe. (1464-1500).

Misnie.

Après la mort de Frédéric II (1520-49), dont les gros sont iden-

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tiques à ceux de son père, le pays fut partagé entre les trois fils du défunt. Frédéric 1 1 1 reçut l'Osterland et, en 1555, Cobourg; la Thuringe échut à Bal thasar, la Misnie à Guillaume I. Toutes les monnaies d'appoint de Frédéric III (1^49-81) sont frappées à Cobourg, aussi bien \qs pfennings au carré en relief (F-K, K-0) que les heller bifaces ou unifaces. On y voit régulièrement soit le lion de Misnie, soit la tète de more, et souvent le mot KOBVRG accompagne le type. Balthasar (1349-1406) frappe deux espèces de gros: l'ancien, au lion debout, et un autre, au casque à cimier. Il eut des ateliers à Hildburghausen (depuis 1 574) et à Eisfeld. Sur des pfennings aux types du lion et de la tête de juif (tète barbue coiffée d'un chapeau conique) on lit MONETA HILPV, ou HILPVRGHV. à moins que les sigles b-l ne suffisent pour indiquer la provenance. Le demi-gros d'Eisfeld porte la légende MO- NETA ESVCA {Eisveldae cusa?); les pfennings de cette officine ont un grand 6 gothique dans le champ ou les lettres €-S autour de la tête de juif. Quant au gros de Misnie de Guillaume I (1549-1407), il ne se distingue des autres que par le nom propre (WILH'* Dl* GRA» TV- RING- LANGRAVIS).

Sous le règne de Frédéric le Belliqueux (1 381-1428), le roi Sigismond transforma le margraviat d'Osterland en duché de Saxe et conféra au nouveau duc la dignité de Prince-électeur (1423). La plupart des monnaies de Frédéric sont des gros au casque (I^ écu au lion posé sur une croix fîeuronnée) ou à l'écu au lion (I^ croix fîeuronnée). Mais en même temps, on commence à frapper une longue série de gros portant les noms de plusieurs princes à la fois et ne s'arrètant qu'au milieu du XV* siècle. Voici la liste, probablement très incomplète, de ces associations de noms:

( Frédéric le Belliqueux, ( Frédéric IL

) Guillaume II (f 1425), ( Marguerite (1457-86).

( Frédéric le Simple (f 1440). , .,

^ r V ^ / Marguerite.

( Catherine (f 1442), ] Ernest.

) Frédéric II le Bon, ( Albert.

( Guillaume III. , ,. . , .

^ l Marguerite (1475-77)-

/ Frédéric II, \ Hrnest.

) Frédéric le Simple (f 1440). ) Albort.

( Sigismond (-1436). ( Guillaume III.

( Frédéric II, C Ernest.

) Frédéric le Simple (t 1440), ] Albert.

( Guillaume III. ( Guillaume III.

[ Frédéric II (f 1464). ( Ernest.

Guillaume III. \ Albert.

l'empire d*allëmaGnë 12(35

A partir de 1425, l'atelier de Cobourg frappe pour Frédéric le Belliqueux une série de grus, demi-gros et pfennings à la tête de more. Lq gros de cette émission (MONETA* NOVA* MAIOR) ressemble aux monnaies contemporaines battues en vertu du traité d'alliance entre Wurzbourg, Bamberg et les burgraves de Nuremberg; il porte d'un côté le casque de Thuringe, de l'autre (FRIDRIC- DVX* SAXON I) les deux écus juxtaposés de Thuringe et de Cobourg. Naturellement, les gros de Misnie se trouvent aussi, et en nombreuses variétés, avec les noms seuls deGuillaumelIleRiche, de FrédéricleSimple, de Frédéric II le Bon (avec ou sans millésime), de JVlargueriteet de Guillaume II I.

L'écu aux épées croisées (armes du Prince-électeur de Saxe) paraît pour la première fois en 1457 sur le pfenning concave de Frédéric le Bon (fig. 1829). On possède du même duc un heller frappé à Colditz {différent: deux croix patriarcales), où sa femme, Marguerite d'Autriche (M-4-), autorisée par l'empereur (1463), faisait frapper des pièces semblables, au type de l'écu de Landsberg surmonté d'un lion. D'autres pièces portent une F à l'avers, une M au revers. Nous avons déjà cité (p. 1224) le ^ro5 (GROSSVS MARCH' MISNENSIS) émis en vertu d'une convention avec Louis I*^'" de Hesse, et nous aurons à revenir sur les monnaies du duché de Sagan aux trois noms de Marguerite et de ses fils. Guillaume III, qui obtint le gouvernement de la Thuringe en 1445, nous a laissé des bractéates (W*D*G*D*S) avec le chapeau à plumes planté dans une couronne. Des pfennings unifaces, à l'écu au lion, portent le nom d'Ernest; d'autres, au lion et à reçu de Landsberg, ont été frappés, à partir de 1482, par les deux frères Ernest et Albert. Du même Albert et de son neveu Frédéric le Sage, on connaît un gros (A F DG DVCS SAX TV LA MAR MIS) et des pfennings sans revers (F A), dont le différent, une étoile, indique l'atelier de Schneeberg.

A côté de toutes ces pièces, facilement reconnaissables aux noms des princes ou à leurs initiales, il en circulait d'autres sur lesquelles on lit des noms de villes, mais dont les types disent plus ou moins clairement qu'il ne s'agit pas d'émissions municipales (p. 703) ou qu'elles ont été frappées par ces villes avec le consentement du prince. Les pfennings d'Eisenach (IS6NACH ou YS6NAC) montrent le landgrave debout» armé d'une épée et d'un étendard ou d'un bouclier, quelquefois deux lions héraldiques, la tête de juif au béret pointu, l'F (=3F) de Frédéric leSimple, ou le W de Guillaume III. Ceux de Gotha (GOTA, GOTHE, IN GOTA) ont une tête de face entre deux lis, la tête de m. 80

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more, deux couronnes. Les landgraves de Thuringe possédaient à Gotha un atelier dès le xiii* siècle. Vers le milieu du xiv", la ville prit, pour quelque temps, la ferme de cet atelier. Plus tard, Ernest et Albert y firent frapper des p/ennings, l'un avec un 6, l'autre avec un A dans le champ. A Landsberg (LAND), en 1444, on fabriquait des bractéates concaves à l'écu de Landsberg {deux pals). Les bractéates de Weimar (WIMAR), résidence de Guillaume III, ont pour type une grappe de raisin. Sur les /y^nri/zi^scupulaires de Weissenfels (WI2NF€L2) on rencontre la tête de more de Gotha et de Cobourg. Les coins de Weissensee (WISSEN. WIZENSE) représentent le prince à cheval, avec sa bannière et son bouclier, mais les armes communales (deux poissons) y figurent souvent, de même que la fleur de lis, le casque ducal, la roue à six rais, la tête de more, un homme assis tenant à chaque main un poisson on d'autres emblèmes. Wittenberg (WITTENBERC) aussi a ses variétés: deux couronnes posées en sens inverse, le duc debout tenant deux paires de ciseaux (I^ DVX dans une roue à trois rais), ou un W surmontant l'écu aux épées croisées. On le voit, la numismatique saxonne, malgré son apparente uniformité, est des plus variées et des plus difciles à étudier.

§ XVIL — Seigneurie de Sal^a^.

Les margraves de Misnie, copropriétaires de Salza (aujourd'hui Langensalza) avec l'archevêque de Mayence, ont frappé des bractéates (p. 705) marquées d'une H (po'Jr Hans ou Henri) ou de la parure du casque de Misnie, une tête de juif.

§ XVin. — Évêché de Naumbourg

On attribue à l'évèquc Gérard I de Schwarzbourg (iî59"7^) ^^ petites bractéates qui présentent quatre types différents : deux crosses debout, deux crosses en sautoir, clef et épce croisées, clef épée et crosse croisées. Légende : NVWEB' ou NVWENB'. Sur les bractéates de Pierre (1454-63) il n'y a que l'écu de l'évèché.

1. llrbstcïn, M iïH{geschicbllicl)es i'ik-r Langensal^a atis ikm xiii, \iv und \v Jjhrlmu- Jeti. Dresde, 1878.

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