I. — LES PREMIERS CAROLINGIENS 20'J
Cambrai, CANb-RACO en deux lignes.
Carcassonne. CAR-CAS en deux lignes.
Chalon-surSaône, ZN\ en lettres liées.
Chartres, CARNOTIS en légende circulaire autour d'un S barré. — CARNOTAS en légende circulaire autour d'une croisette. — Sans légende. Saint Chéron debout de face, tenant deux croix. Ce dernier type, sans doute le premier employé par Charlemagne, était déjà en usage sous Pépin le Bref.
Clermont-Ferrand, /RVR-NIS en deux lignes.
Cologne, CoLS. CLS en grandes lettres; parfois, dans le champ, une crosse comme emblème accessoire.
Condé. CON-DAT en deux lignes séparées par une barre horizontale; dans le champ une hachette comme sur les deniers de Bonn, Duurs-
' tede, etc.
Dînant, DEO-NANT ou DEO-NEN en deux lignes séparées par une barre horizontale.
Dun-sur-Meuse, OUN-NOS en deux Hgnes séparées par une barre horizontale. A Tavers, ce dernier porte + CARLVS R en légende circulaire autour d'une croisette. Ce type est un acheminement vers ceux de la seconde période du monnayage de Charlemagne.
Duurstede. DOR-STAD en deux lignes; au dessous une hachette comme sur les pièces de Bonn, Condé, Saint-Bavon. Les pièces de Duurstede sont au nombre des plus communes de la première période de Charlemagne; d'un cours très étendu, elles furent l'objet de nombreuses imitations frappées jusque dans les pays Scandinaves.
Huy, CHO-GIS en deux lignes.
Laon. LAVDVN écrit en légende circulaire autour d'une croisette.
Le Mans, CINO-MNI écrit en deux lignes concaves autour d'une croisette. Voyez sous Pépin un dispositif analogue à Verdun.
Limoges. LE M en une ligne.
Lyon. LVÇ en une ligne. — LVÇ-DJJN en deux lignes. Le premier type, évidemment le plus ancien, s'est déjà rencontré sous Pépin et Carloman.
Maestricht, Quatrefeuille avec un globule au centre et dans chaque angle. — TRI-G* + en deux lignes. — TRI-IECT en deux lignes. Le premier de ces trois types, employé sous Pépin, caractérisait déjà les monnaies maestrichtoises d'argent de la dernière période mérovingienne.
Marseille, Les lettres M-A-S-S placées dans les cantons d'une grande croix.
Mâcon. Les lettres M-AI-C-N placées dans les cantons d'une grande croix ayant le centre formé par un cercle.
Mayence. Les lettres + MAGOCS placées sans ordre dans le champ.
h MOCONTIA en légende circulaire autour d'une croix pattée.
— Les lettres M-D-C-G placées dans les cantons d'une croix. — Croix formée des lettres M-D-G-C réunies autour d'un O qui forme le centre. Ce type et le précédent se rencontrent sur des deniers à l'avers duquel le nom de Charles est indiqué par les lettres K-R-X-F posées en forme de croix; c'est l'embryon du monogramme carolingien que nous verrons régner, presque sans partage, pendant la seconde période du règne de Charles.
Fig. 384 Fig. 585
Meîle ou Médoc?. COEDO^VS en légende circulaire autour d'une rosace. Cette légende est parfois en lettres liées et altérées, en deux lignes séparées par une barre horizontale. Nous sommes loin d'être fixés sur l'attribution de ces pièces. Longpérier y déchiffrait le' nom d'homme Metîhadohis .
Metz^. COE-TTI-IS en trois lignes. Denier qui n'est plus connu aujourd'hui en nature et qui, peut-être, est mal lu.
Mousonl. MO-SMO en deux lignes séparées par une barre horizontale.
Namur. NA-MV ou VN-AM en deux lignes séparées par une barre horizontale. '
Nar bonne. Les lettres N-R~B-0 placées dans les cantons d'une croix à branches grêles et ancrées.
Paderborn. Monogramme (lig. 378).
Paris. Croix dont la branche supérieure est ancrée et les branches horizontales potencées (fig. 379). Type déjà employé sous Pépin. — PRI-SVS en deux lignes séparées par une barre horizoatale.
Ramcrupt. REMEI-RODO en deux lignes séparées par une barre horizontale.
Ra:^ès. Les lettres R-E-D-S placées dans les cantons d'une grande croix.
Reims. REM-CIVIT en deux lignes séparées par une barre horizontale.
Rennes. REDO-NiS en deux lignes séparées par une barre horizontale. — RED-NIS en deux lignes.
Roye, RAV-DIO en deux lignes séparées par une barre horizontale.
Saintes. SCO-NIS en deux lignes séparées par une barre horizontale.