III. — LE ROYAUME DE FRANCE
Fig. 420
Fig. 421
Les deniers et oboles de Louis II ou III appartiennent à quatre types complètement distincts caractérisant des ateliers ou des régions particuliers :
1° Pièces portant h monogramme carolin immobilisé. — Ce type ne semble pas avoir été suivi ailleurs que dans Tatelier d'Arles. Les deniers et les oboles sur lesquels il se rencontre portent LVDOVICVS sans le titre royal et ARELA CIVIS. D'anciens auteurs ont publié un denier à tête qui porterait au revers le monogramme de Louis et le nom d'Arles; nous ne citons que pour mémoire cette pièce dont l'existence n'est pas certaine.
2° Pièces portant un monogramme de Louis composé suivant la donnée de celui de Charles. ■ — Ce type se trouve à Provins, CASTIS PRVVINIS. et à Pierrepont, PETPEPONTE M ; le monogramme (fig. 420 et 421) est toujours entouré de la formule GRATIA D-l REX.
3° Pièces portant LV-DO ^w deux lignes dans le champ. — Ce dispositif est propre à l'atelier de Toulouse (fig. 422). Nous avons déjà vu dans le précédent paragraphe des deniers toulousains d'un Charles, empereur, portant les lettres CA-RL placées d'une manière analogue; il est diflficile de décider lesquelles des pièces ont servi ^'o- 4*2
de prototype aux autres. Une trouvaille viendra peut-être nous renseigner sur ce point.
4° Pièces portant un monogramme de Louis de composition originale. — Ce type appartient au centre de la France; il apparaît sur des deniers du Palais, PALATINA MONET. sur des deniers de Blois, BLESIANIS CASTRO, et de Troyes, CIVITAS TRECAS. enfin sur des deniers et des oboles de Tours, TVRONES CIVITAS. Le monogramme pré-
lit
Fig. 423 à 427
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sente des variantes assez nombreuses, soit que le graveur ait interverti certaines lettres ou donné à certaines d'entre elles une forme spéciale, soit qu'il en ait omis ou même renverse complètement leur combinaison (fig. 423 à 427). La légende circulaire qui accompagne le monogramme est invariablement MISERICORDIA D-l REX.
§ III. — Carlovian (879-884).
Carloman régna d'abord en commun avec son frère Louis III, mais lors du partage fait à Amiens en 880, il obtint le royaume de Bourgogne, l'Aquitaine, le marquisat de Toulouse, la Septimanie et la partie de la Provence que Boson avait usurpée.
Fig. 428 à 431
On n'a conservé du règne de Carloman aucun document écrit relatif à la législation monétaire. Le type de ses pièces est assez uniforme. Généralement le monogramme de Carolus qui convenait plus ou moins à Carlomannus occupe le droit des monnaies; parfois, cependant, les monnayeurs modifient légèrement ce monogramme, et y introduisent un M, lettre indispensable dans une abréviation bien conçue du nom du nouveau roi (fig. 428 à 431). A Autun et dans le monastère de Saint-Nazaire de la même ville, le titre royal abrégé en Fl^ ou simplement I^ est placé dans le champ et forme le type des monnaies (fig. 432 et 433). La taille et le titre des deniers et des oboles de Carloman sont
»g- 432 «. 4j3 peut-être légèrement affaiblis, si on les compare
à ceux des monnaies des précédents règnes, mais en somme ces affaiblissements n'ont encore rien de très sensible.
Les ateliers monétaires dont le nom s'est retrouvé jusqu'à ce jour sur les pièces de Carloman sont au nombre de onze :
Arles. Monogramme de Charles, ARELA CIVIS, variétés avec ARLEA
ou ALEA. Deniers et oboles.
Aulun. FRX en monogramme; EDVA CIVITAS (fig. 434).
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Tig. 43Î
Aiixcrrc. Monogramme de Charles; CIVIS AVTISSIDER. Chdlcau-Ijindon. Monogramme de Charles; CASTIS NANDON,