VII. — L* ITALIE
Après rélection de Charles le Gros, ce type continua \ être en usage à cette différence près, qu'à l'avers le nom + CAROLVS MP remplaça le nom de Rome.
Du pontificat de Marin jusqu'à celui de Formose, les types monogrammatiques furent de nouveau employés sans exception. Formose tenta d'introduire l'image de saint Pierre, mais peut-être sur les réclamations de l'empereur, se hâta-t-il de revenir aux Coins traditionnels qui furent employés sans exception sous Etienne Vl, Romain I et Théodore IL Jean IX reprit le buste de saint Pierre, son successeur, Benoit IV, fit indifféremment usage de ce type, de celui de la main' (fig. 550) et de celui du monogramme; les deniers émis pendant la vacance de l'empire qui précéda le couronnement de Louis III en février 901 sont dépourvus de toute mention impériale.
On n'a pas retrouvé de monnaies de Léon V (903) qui ne régna que quarante jours. Son successeur Christophe (903-904) fit usage du type monogrammatique sur les deniers qu'il émit au nom de l'empereur Louis III.
Les monnaies connues pour Serge III (904-911) sont toutes postérieures à Tannée 905 pendant laquelle Louis III, contraint d'abandonner l'Italie, cessa d'être reconnu par les ItaHens. Le pape profita de l'anarchie pour donner à ses deniers un caractère tout à fait autonome ; on en connaît de trois types différents : les unes ont le buste de S. Pierre, les autres, l'effigie du souverain pontife avec la légende SERGIVS PP, d'autres enfin, le monogramme de Serge et les mots + SALVS PATRIE.
Sous Anastase III (911-913), l'anarchie continuant en Italie, aucun nom d'empereur ne prit place sur les espèces, mais Jean X (914-928), après le couronnement de Bérenger, rendit à celui-ci la place légitime qui revenait, sur les monnaies romaines, aux successeurs de Charlemagne.
La numismatique de Léon VI (928), Etienne VII (928-930), Jean XI (930-935), Léon VII (935-939) et Etienne VIII (939-942) fait complètement défaut. Le désordre politique dans lequel l'ItaHe se trouvait plongée explique aisément cette lacune. A Rome, Albéric, un des fils du roi Hugues et frère du pape Jean XI, s'était emparé du pouvoir comme patrice et exerçait sans conteste l'autorité souveraine. Un denier
I. Cette main qui n'est, ni ladextre de Dieu toujours représentée venant d'en haut, ni la dextre bénissant, n'est suivant nous autre chose que le ganty symbole de la dépendance féodale des papes à l'égard des empereurs. — Cf. W. Froehner, Le gant dans la numisuiattque hyiantine, dans V Annuaire de la Soc. franc, de ntimism., 1890, p. 174.
du pape Marin II (942-946) porte 4- ALBERI PRI, Alhcrkus princeps, et le monogramme pontifical. Sous Agapet II (9g6-955), le nom du patrice continua à figurer sur les deniers parfois en toutes lettres, parfois en monogramme (fig. 5. [7). En 954, Albéric mourut laissant le gouvernement de Li Ville Eternelle à son lils Octavien qui devint pape sous le nom de Jean XII.
Jean XII (95 5-964) s'intitule sur ses plus anciens deniers 4-DOMNVS 10 AN ; son titre PAPA disposé en monogramme cruciforme (fig. 548) occupe le champ de l'avers ; le revers porte le monogramme de Rome et le nom de S. Pierre. Ces pièces sont les dernières dont nous avons à nous occuper ici. Le 2 février 962, Otton I d'Allemagne, venu à Rome •i la demande du pape et des Italiens, fut couronné empereur. Cette date commence une nouvelle période de l'histoire : elle servira de point de départ au paragraphe que nous consacrerons à la numismatique romaine dans la troisième partie de ce livre.
§ V. — Le duché de Bcncvenî et ses démevibremcnts.
Sources : St. Rorgia, Mcnicrie istoriche dcUa pcntïficia città di Bcna'cnto, àaï secoîo Vil iiî XÏ'III. Rome, 170^69, 3 volumes. — St. Borgia, Monde di Bmevento da Jn'i^iso II a (ji^y^-io l\Urii:j. Rome, 1774, in-fol. — B. de Koehne, Bcitràge ^ur }>[ùnilauuk Sïid-îtaJicvi lor dcr Hohcnstaujiscbcn Hcrrschaft dans les Mémoires de la Soc. îinjK d\ird\vlo^^ic de Sainî-Pitcrshourg, t. V, 185 1, p. 540. — D. Promis, Monetc di -ecchc italiaac iiudil: 0 corrdîe. Turin, 1867, in-8. — D. Spinelli, Moncte enfiche hatlutc dai prinnj'i lon^^obardi, nonnanni, c sucvi ml rcgno dclle Due Sicilie. Naples, 1844, in-4. — ^^ Pr^Miiis. 'l\ii\'Jc si):ctti:h: ddlc vionctc italianc. Turin, 1869, in-4, p. 2C1 et suiv.. p. 46 et p. 205 et suiv.
Grimoald III, duc de Bcncvcnt (787-806), fut contraint par Charlema^^ne à «^^ravcr sur ses monnaies le nom du roi des Francs. Nous avons parlé précédemment ^ des sens et tiers de sou d'or que le duc émit dans
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ccs conditions. Ces pièces appartiennent au système byzantin. En argent, il y eut deS(;V;::Vr5 de ilan large, conformes à la taille des monnaies