INTRODUCTION LXXXIII
grand denier au type gantois, de Gerrem, seigneur de Mude S le denier d'Alphonse de Portugal, comte de Boulogne. Cette dernière pièce a été publiée dans la Revue Jiumismatique ^ comme authentique, par A. de Longpérier, auquel divers auteurs l'ont empruntée depuis, mais sa fausseté indubitable est constatée par M. Teixeira de Aragâo 3. Nous reproduisons cette pièce ci-dessus.
Parmi les monnaies gravées au burin copiées d'originaux authentiques, qui nous ont passé sous les yeux, nous citerons un triens mérovingien aux légendes LENNA CAS — AEGOALDO^.
6° Pièces anciennes partiellement retouchées. Cette fraude s'est surtout exercée sur les monnaies antiques. Les seuls exemples que nous en connaissions pour le moyen-âge consistent en déplacements de points secrets, dans le but d'enrichir des séries locales. Le point secret de l'atelier de Tournai a été mis ainsi après coup, sur quelques pièces. Les monnaies néerlandaises de la période espagnole ont aussi payé leur tribut à ce genre de « truquage » : un vieux florin de Charles-Quint pour le Brabant a été changé de province par la substitution de la fleur de lis, marque de l'atelier de Bruges, à la main, marque de l'atelier d'Anvers; cet exemple ne rentre pas dans la série médiévale.
1 . Voyez la fig. de cette pièce dans V. Gaillard. Monnaies des comtes de Flandre, p. i8i . Cet auteur signale la supercherie. — Les pièces de Gerrem, de petit module, ont été frappées avec un coin faux gravé par le même artiste que la maille de Jeanne de Constantinople.