‹ Traité de numismatique du moyen âgeChapitre 195 sur 206 · IX. — L EMPIRE BYZANTIN · texte numérisé non relu

IX. — L EMPIRE BYZANTIN

ainsi le Christ sur des sous d'or d'Alexandre, frère et collègue de Léon VI, puis de Romain I avec Christophore et Constantin X. La Vierge paraît de la sorte sur des monnaies de Nicéphore Focas et de Jean Zimiscès. Sur des sous d'or de Constantin V Copronyme et Léon Chazare, les graveurs byzantins représentent au-dessus des bustes impériaux une dextre divine venant d'en haut et bénissant.

. Le revers de l'or comprend quatre empreintes principales : la croix latine, la face du Christ brochant sur une croix, le Christ assis de face

Fig, 620 Fig. 621

et tenant la main droite élevée; enfin une ou plusieurs effigies de personnages augustes. Quelques monnaies des empereurs de la dynastie isaurienne, jusqu'à Constantin VI et Irène, présentent la curieuse particularité de porter au revers les images des ancêtres des souverains régnants. Nous donnons sous nos fig. 620 et 621 deux sous d'or, l'un de Constantin VI et Irène (780-797), l'autre de Nicéphore II et Basile II (963-969) qui donneront une idée fidèle de l'aspect général de l'or byzantin du viii^ au x* siècle.

Fig. 622 Fig. 623

Dès le règne de Constantin V Copronyme, une forte influence arabe se fait sentir dans le monnayage de l'argent. Les millaresia hyz^inûns sont battus sur flans plats et larges, presque exactement ronds, et prennent une physionomie toute semblable au dirhem des CaHfes; les effigies disparaissent et sont remplacées par des légendes, soit circulaires, soit en plusieurs lignes dans le champ; les cercles de grènetis se doublent et se triplent, comme sur les dirhems coufiques. Ce type byzantin arabisé se maintint invariablement pendant un siècle et demi, c'està-dire jusqu'à la moitié du x^ siècle. A cette époque, l'argent des Califes tomba peu à peu en défaveur et les millaresia commencèrent à s'émanciper de l'influence musulmane : dès lors reparurent sur la

monnaie byzantine d'argent des effigies généralement placées des deux côtés de la croix latine qui, dès Constantin V, occupait le revers des espèces ^ Nous reproduisons (fig. 622), comme spécimen des viillaresia où se trahit une influence arabe, une pièce dont l'émission remonte au règne de Michel II et Théophile (821-829).

Le bronze de l'empire d'Orient conserve longtemps, au revers, ses grandes lettres, indices de valeur; souvent aussi, les deux faces des foUis et de leurs divisions, ont des effigies ; j arfois encore, l'un des côtés présente, comme l'argent, une inscription en plusieurs lignes. Un curieux foUis de la régente Théophanon porte le buste nimbé de la Vierge vue de face et les mains élevées. Des brcnzes anonymes, de grand

l'ig. 624

et de moyen module, que Sabaticr donne à Jean Zimiscès, combinent un revers à type épigraphique, avec un droit chargé de l'image du Christ ou de la Vierge (lig. 624). Quelques bronzes, généralement barbares, frappés à Khcrson, comme la pièce de Basile II (976-1025) représentée ci-dessus (fig. 623), reproduisent les monogrammes impériaux.

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