‹ Traité de numismatique du moyen âgeChapitre 51 sur 206 · Buste à droite. — Croix · texte numérisé non relu

Buste à droite. — Croix

Nous trouvons ce type dès Léovigilde. Sur les triens de ce prince/ le buste coupe toujours la légende; la croix est haussée sur deux ou trois degrés et la légende immobilisée conob figure à l'exergue.

Sous Reccarède 1er (586-601), nous rencontrons, dans le midi de la Gaule, un type dont la donnée générale est celle du buste de profil et de la croix, mais dont les détails sont empruntés au numéraire frappé à Marseille sous le nom de Maurice Tibère. Le buste, au lieu d'avoir la forme oblongue et élancée des profils wisigoths, se rapproche de la facture mérovingienne. La croix du revers, dont les bras sont tous potences, est haussée sur

Fig. uo.

un globe posé sur un degré; dans le champ, figurent les lettres u-a et l'indice v-ii des prototypes (fig. 1 10). Cet emprunt à l'art mérovingien constituerait une

exception dans l'art du monnayage wisigoth; si Ton n'avait les pièces d'Amalaric conçues d'après la même donnée.

Le véritable buste wisigoth de profil, accompagné de la croix haussée au revers, ne reparaît que sous Reccesuinthe (653-672), c'est-à-dire plus d'un siècle après Léovigilde (fig. m et 112).

Déjà, sous le règne de Reccesuinthe, le buste cesse parfois de couper la

légende (fig. 113); cette particularité se retrouve presque sans exception sous Wamba (672-680), Ervige (680-687), Egica 687-698), Wittiza (700-711), Rodrigue (711), et le roi inconnu Achila. A partir de Wamba, le buste est fréquemment pourvu d'une main tenant F'g"3- une croix, et la croix du revers est assez

souvent accostée de deux fleurons.

Page 1