‹ Traité de numismatique moderne et contemporaine (volume 2)Chapitre 44 sur 193 · Escalin. ] sur un écu ovale. Rev.: Écu sur un cartouche · texte numérisé non relu

Escalin. ] sur un écu ovale. Rev.: Écu sur un cartouche

12. Demi-escalin ou plaquette. Type : Croix de Bourgogne. Rev.: Écu échancré.

15. Double liard àQcuivcQ. ^ Type: Effigie. Rev.: La légende: ad usum belgii

14. Liard de cuivre. ) austriaci et le millésime dans le champ.

Les monnaies spéciales au Luxembourg portent le plus souvent les armes de cette province et parfois le buste ou le chiffre couronné de Eimpératrice.

Sous Joseph II (1780-1790) le système resta le même, le type ne subit d’autres modifications que l’effigie, sauf pour les coiu'onnes et leurs subdivisions qui portèrent d’un côté le buste impérial et de l’autre la croix de Bourgogne.

G. — République des États-Belgiques-Unis (lyS^-iy^o).

Sources: G. Cumont, Les monnaies des Etats-Belgiques-Unis. Révolution brabançonne.

Bruxelles, 1885, in-8.

Tandis qu’en France le peuple s’insurgeait contre les abus du régime aristocratique et contre la royauté, dans les provinces belgiques, au contraire, c’était l’empereur qui accomplissait la révolution et qui était chassé par le peuple récalcitrant aux réformes. Dès l’année 1787 quelques troubles éclatèrent, mais vers la fin de 1789, l’insurrection balaya partout les troupes autrichiennes, qui se retirèrent dans le duché de Luxembourg, la seule province restée fidèle à l’empereur. Partout, à Bruxelles, à Mons, à Gand, à Namur. les Etats s’arrogèrent une autorité souveraine

et leurs délégués, réunis à Bruxelles, proclamèrent le 4 janvier 1790 Tindépendance de la Belgique.

L’acte d’union consacrant Talliance des ÈtaU-Belgiques-Unis fut signé le 1 1 janvier. L’article 5 de ce traité dit que : « Le congrès aura seul le pouvoir de faire battre monnoye, au coin des États^Belgiques- Uîiis^ et d’en fixer le titre et la valeur ». Pour faire acte de souveraineté, le congrès ne tarda pas à user de cette prérogative et chargea de la confection des coins Théodore Victor van Berckel, l’habile graveur général de la monnaie de Bruxelles. Voici l’indication exacte des pièces dont se compose la série monétaire de la Révolution brabançonne.

1. Lion d’or, valant 14 florins de Brabant (titre: 22 carats 3/4 ; ‘poids : 8 gr. 286.)

DOMiNi EST REGNVM. Lion debout, tenant de la griffe droite un glaive et soutenant de la gauche un écusson ovale sur lequel est écrit : libertas. Rev.: et - ipse- DOMINABITVR • GENTIVM. ÉcUSSOnS deS onze provinces de l’union, posés en cercle; au centre un soleil rayonnant. Les écussons sont ceux-ci, en commençant

92 par le Brabant: Brabant, Hainaut, Guel-

dre, Luxembourg, Flandre, West-Flandre, Limbourg, Namur, Tournai, Tournaisis et Malines (fig. 92).

2. Lion d’argent, valant 3 florins. Mêmes types que la pièce d’or.

3. Florin d’argent. Lion debout à droite. Rev.: Deux dextrochères issant de nuages et serrant ensemble onze flèches. 11 y eut deux émissions de cette monnaie ; les pièces de la première ont pour légendes: mon • nov -arg • prov -foed • belg. — in-vnione SALVS ; celles de la seconde, les mêmes devises que celles des lions d’or et d’argent.

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