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CHAPITRE ONZIÈME

DEPUIS LE COMMENCEMENT DU XVIe SIÈCLE JUSQU'AU XIXe.

Sources : C.-R. Berch, Beskrifning ôfver svenska Mynt og Kong!. Stade-Penningar, Upsala, 1773,10-4. — E. Brenncr, Thésaurus nummorum sueo-gothicomm. Stockholm, 173 1, in-4. — C.-T. Jôrgensen, Beskriveîse over danske Monter 1 448-1 888. Copenhague, 1888, in-8. — C.-J. Schive, Norges Mynter i MiddelaUeren, Christiania, 1865, in-fol., 2 voL — Ch. von Schulthess-Rechberg, Beschreibung aller behannt gewordenen thaler. Vienne, 1840-67, gr. in-8, 6 voL — Beskriveîse auer danske Mynter og Medailler i den kongelige Samling, Copenhague, 1791, 2 voL in-fol. ; supplément, 1794, in-fol. — O. Devegge's Mynt-og Medaille-Samling, t. II. Copenhague, 1867, in-S.

§1. — Le Danemark et la Norwige.

Au commencement du xvi" siècle, le Danemark comprenait, outre la presqu'île du Jutland avec le Schleswig et les îles des détroits, une partie des côtes méridionales de la Suède, c'est-à-dire le Halland, la Scanie et la Blékingie, et quelques îles de la Baltique, telles que Gotland. Cette dernière fut cédée en 1645 ^ 1^ Suède, qui, au début du xviii* siècle, s'assura également la possession de son domaine continental naturel.

En I $13, à la mort du roi Jean, qui avait réuni sous son sceptre le Danemark, le Norwège et la Suède, son fils Christian II lui succéda dans les deux premiers de ces royaumes. Dix rois succédèrent à Christian II jusqu'au commencement du xix<^ siècle :

• Frédéric I, 1523-33. •Christian V, 1670-99. [•Interrègne, IS33] 'Frédéric IV, 1699-1730. •Christian 111 de Holstein, 1 534-59- • Christian VI, 1730-46.

• Frédéric 11, 1 5 59-88. • Frédéric V, x 746-66.

• Christian IV, 1 588-1648. • Christian Vil, 1766-1808 .

• Frédéric 111, 1648-70.

s lé PREMIERE PARTIE

Les armes du Danemark sont : d*or semé de cœurs de gueules, à trois lions léopardés d'azur, couronnés du même, brochant sur le tout. La Norwège porte : de gueules au lion dor, armé et lampassé de gueules, couronné du même, tenant de ses pattes une hache d^armes d'argent, le manche arrondi. Dans la composition de Técusson royal, ces armes sont combinées avec des quartiers qui varient, mais au nombre desquels figurent, au commencement du xvi* siècle, ceux de Suède, de Vandalie, de Schleswig, de Holstein, de Stornmarn et d'Oldenbourg. Nous ne pouvons entrer ici dans ces détails héraldiques; notons cependant que c'est la croix de l'ordre du Danebrog, une croix pattée d'argent, bordée de gueules, qui divise les écartelures de l'écusson principal.

La numismatique du Danemark et de la Norwège n'est pas d'un abord facile. Le principal ouvrage sur la matière, la grande Description des monnaies danoises conservées au cabinet royal de Copenhague, paru en 1791, est purement descriptif, comme l'indique son titre, et ne fournit aucune indication sur la législation et l'histoire monétaires. C'est avec des éléments fort incomplets que nous avons écrit ce chapitre, pour lequel nous faisons appel à toute l'indulgence du lecteur.

a). — Royaume de Danemark.

Le règne de Christian II (ijij-z^) marque l'apparition de la forte monnaie d'argent ; l'année même de son avènement ce roi rendit une ordonnance en vertu de laquelle les pièces suivantes durent être émises:

1. Kobles d'or, courant pour 6 florins d'or du Rhin, à 23 carats et demi de fin, taillés à 16 pièces au marc brut. — Ces grandes monnaies d'or avaient été frapp>ées pour la première fois en 1496, par le roi Jean, sur le modèle des souverains de Henri VU, roi d'Angleterre. Leur type se compose, à l'avers, de l'image du roi, assis de face sur un trône à clochetons, tenant un sceptre et un globe crucigère; une épicydoïde encadre cette représentation. La légende est : cristiernvs dei gracia rex daoe svecie ac NORVEG. Au revers figure l'écu couronné avec la légende : xps. ihs. elegit. me REGEM POPOLO svo (norhviei A. T. R. N., unno tertio regni nostri) i. On connaît deux variétés de ces nobles, l'une au millésime de 1516, l'autre à celui de 1523.

2. Florins d'or du Rhin, rinske gylden, à 17 carats et 5 huitièmes, taillés à 72 au marc.

3. Florins d'argent, sôlvgylden, à 14 loths de loi et taillés à 8 et demi au marc, de la môme valeur légale que le florin d'or, c'est-à-dire 24 skillings. — Les types de ces fortes pièces d'argent, qui caractérisent en Danemark le commencement des temps modernes, sont les mêmes que ceux des nobles d'or. La plus ancienne émission parait avoir eu lieu en 15 16. De nouvelles émissions eurent lieu en 1518 et 1523.

I. Les mots placés entre parenthèse ne figurent que sur le noble de 15 16.

4. Demi-florins d'argent ou pièces de i2skillings à 14 loths de loi et taillés à 17 au marc.

5. Doubles skiUings d'argent ou douzièmes de florin, à 8 loths de loi et taillés à 58 au marc.

6. Shillings d'argent ou vingt-quatrièmes de florin, à 6 loths de loi, et taillés à 88 au marc. — Les shillings portent à l'avers le roi debout, tenant le sceptre et le globe crucigère ; aux pieds du souverain, un petit écu d'Oldenbourg. Au revers, un écu couronné aux trois lions est posé sur une grande croix fleuronnée qui coupe la légende : MO. ARGENT. MALMO, indication de l'atelier de Malmô.

7. Hvideoublancs de billon à 5 loths de loi et à 220 pièces au marc. Ils valaient le tiers du skilling. Le type des bvide est formé de l'initiale couronnée de Christian II et d'une croix pattée, brochant sur un écu vide et coupant la légende : mon. malmoi (Malmô). ^

8. Blafferts de billon ou doubles deniers, à 5 loths de loi et à 496 au marc.

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