‹ Traité de numismatique moderne et contemporaineChapitre 140 sur 157 · SE · texte numérisé non relu

SE

La Martinique (o

ccupation ar

glaise;

un cœur couronne.

La Guadeloupe (occupation ai

glaise)

G couronné.

En 1 788 et 1 79Î, on frappa pour l'île de Barbade des pennies de cuivre portant à l'avers une tête de nègre coiffée de plumes d'autruche et accompagnée des mots | SERVE. Le revers des pièces de la première émission

représente un ananas; celui des pennies de 1791,1e roi d'Angleterre assis dans le char de Neptune.

g). — Côte d'or.

En is88, une compagnie se forma à Londres pour entreprendre le commerce sur les côtes occidentales d'Afrique. Elle fut successivement remplacée par des associations commerciales analogues, dont la dernière, constituée par acte du Parlement en 1750, a laissé des souvenirs monétaires.

En 1796, elle fit frapper en Angleterre diverses pièces d'argent dont la plus forte valait une couronne ou ackey. Le type se compose à l'avers du monogramme royal couronne et surmonté du millésime 1796, au revers des armes de la Compagnie, entourées des mots : FREE TRADE TO AFRICA BY ACT OF PARLIMÊNT i7S0.

h). — Sierra Leone.

En 1776, le gouvernement anglais envoya à Sierra Leone, pour y former une colonie, un certain nombre de nègres et quelques femmes de

LES COLONIES EUROPÉENNES d'oUTRE-MER

mauvaise vie. En 1791, une compagnie se forma pour la mise en valeur

du pays.

La Compagnie de Sierra Leone fit frapper en Angleterre^ en 1791 et en 1796, des pièces d'argent et de cuivre, valant respectivement un dollar, un demi-dollar, 20 cents, 10 cents et un cent. Le type consiste en un

lion en arrêt et en deux mains jointes. La légende de Tavers est SIERRA LEONE COMPANY AFRICA; celle du revers donne en toutes lettres la valeur de la pièce (fig. 346).

§ IV. — Colonies françaises.

La numismatique des colonies françaises a été l'objet d'une étude particulière de la part de M. E. Zay, dont nous n'avons qu'à résumer l'excellent livre. Cet auteur divise les monnaies coloniales en deux groupes dont l'un comprend les pièces frappées dans les ateliers de la métropole pour être exportées, l'autre les pièces émises sur place dans les colonies. Il est difficile de ne pas suivre cette division, car plusieurs pièces du premier groupe ont été destinées à tous les établissements français, quelle que fût la partie du globe où ils étaient situés. Nous ne pouvions nous en tenir à l'ordre géographique, sans tomber dans des répétitions inutiles.

a). — Monnaies frappées en France.

En mai 1664, Louis XIV rendit un arrêt portant établissement d'une Compagnie des Indes Orientales, ayant le droit exclusif de commerce en Amérique et en Afrique. Cette Compagnie obtint le 19 février 16701e droit de faire battre certaines espèces 4^ pour la facilité du commerce dans les Isles et Terre ferme de l'Amérique et autres lieux de la concession ». Ce monnayage consista en pièces dequim^e sols et pièces de cinq sols d'argent frappées à Paris, et en doubles de cuivre dont un arrêt

du Conseil d'État du 24 mars 1670 conBa l'exécution à la Monnaie de

Nantes. Le type des monnaies d'argent ne diffère des monnaies destinées

à circuler en France que par la présence, autour de l'écusson du revers,

des mots GLORIAM RE&Nl

TV! DICENT (fig- H7)- La

pièce de cuivre parait n'avoir

pas été frappée, on n'en cod-

nait que des essais exécutés à

Paris, portant à l'avers un L

couronné, le millésime et le

'^' "' nom du roi, au revers les mots

DOVBLE DE LAMERIQVE FRANÇOISE disposés en quatre lignes

au-dessus de trois lis. La Compagnie des Indes Orientales n'exista que

pendant une douzaine d'années ; elle fut révoquée par édit du mois de

décembre 1677.

En décembre 1716, un édit de Louis XV ordonna la fabrication, dans l'atelier de Perpignan, de pièces de cuivre de dou^e et de six deniers po\iv les Colonies de l'Amérique. Ces pièces portent d'un côté le buste du roi, de l'autre les mots XII (ou VI) DENIERS COLO- NIES 1711, en quatre lignes. La mauvaise qualité du cuivre quelesmonnayeurs de Perpignan employèrent pour ces monnaies en fît arrêter la fabrication.

En juin 1721, Louis XV ordonna l'émission de nouvelles espèces pour les Colonies de l'Amérique, On frappa dans les ateliers de La Rochelle et de Rouen des pièces de cuivre de neuf deniers, avec des flans que la nouvelle Compagnie des Indes avait fait venir de Suède. Ces pièces portent deux 1, en sautoir sous une couronne et les mots COLONIES FRANCOISES 1721 (ou 1722), en trois lignes.

En décembre 1730 parut un édit portant fabrication dans l'atelier de La Rochelle de monnaies d'argent spécialement destinées aux Antilles ou, comme il est dit, aux Colonies des Isles du Vent. Ces pièces émises pour dou:{e sols et pour dix sols, ont à l'avers la tête laurée du roi Le revers porte les mots ISLES DU VENT disposés en trois lignes, accompagnés de trois lis unis par un ornement formant cartouche, et du millésime de 1731 ou 17^2 (fig. 548).

En janvier 176 î, Louis XV fit retirer de la circulation en France pour six-ceni-mille livres des doubles sols de bitlon frappés en octobre 1738 ' et les fit expédier aux Colonies après les avoir fait poinçonner d'un C couronné (fig. 349). Ces pièces ayant été bien accueillies, une seconde ordon-

Page 1