Liard de cuivre, Mèir.estypes
Toutes ces monnaies furent frappées dans l'atelier monéfâire de Bruxelles, le seul en activité au moment de l'insurrection. Elles portent la tête d'ange, marque de cette ollicine, et le millésime 1790. L'argent divisionnaire a l'indication de la valeur exprimée au revers: IFLOR. et X. SOLS. Outre les pièces que nous venons d'énumérer, le Congrès souverain avait décidé l'émission de pièces d'un florin et demi, d'un quart de dorin et d'un huitième de florin, mais ces monnaies n'ont jamais été battues.
H. — Restauration autrichienne.
Après la mort de Joseph II, son frère Léopold II (1790-92) parvint à rentrer en possession des Pays-Bas. Son premier soin fut de démonétiser les espèces révolutionnaires, au cours desquelles mit fin un décret du 28 janvier 1 791. Léopold II monnaya aussitôt à Bruxelles; mais cet atelier ne fournit que les espèces ordinaires; celles destinées spécialement au Luxembourg furent frappées àGuntzbourg.
Le successeur de Léopold II, François II (i 792-1 797) fut le dernier souverain autrichien qui monnaya en Belgique ; mais son monnayage ne fut jamais bien actif. Après la bataille de Jemmapes, en 1792, le pays avait été envahi et occupé par les armées de la République française ; repris, peu de temps après, par les Autrichiens, il fut réuni définitivement à la France par la victoire de Fleurus (1794).
La ville de Luxembourg fut une des dernières qui tinrent contre les forces de la France. Le siège qu'elle eut à subir est rappelé dans les collections numismatiques par des monnaies de nécessité d'argent et de cuivre. L'écu d'argent est frappé ; il porte à l'avers, en cinq lignes : AD VSVM LVXEMBVRGI CCVALLATI i79$ et, au revers, l'indication delà valeur: LXXII ASSES i3- Les monnaies de cuivre sont coulées; elles ont d'un côté un écu au lion accosté des lettres : F-ll (François II), de l'autre, dans le champ, en trois lignes : | SOL 179J.
Ce monnayage termine la période moderne de la numismatique belge. Les premières pièces désormais frappées dans le sud des anciens Pays- Bas le seront par l'empereur Napoléon I selon le système décimal.
§ V. — Pays-Bas septentrionaux, depuis la création de la République des Provinces- Unies jusqu'à l'avénetnent de Louis-Napoléon (1581-1806).
A. — République des Provinces- Unies (1581-1795)
SOURCES : Celles indiquées au § III. — W. J. de Voogt, Geschiedenisvanhetmuntzue^en der provincie GeUerland. Amsterdam, 1874, in-4. — L. W. A. Besier, De munimeesters en hun muntslag in de provinciale en stedelijke munthui^en van de Republiek der Verunigde Nederlanden, etc. Utrecht, 1890, in-8. — D. Groebe, Bijdragen tôt de isnnis der munt^aken in de Vereenigde Nederlanden. Amsterdam, 1832, in-8.
Après la déchéance officielle de Philippe II et la constitution définitive, sous le stathoudérat de Guillaume d'Orange, de. la République des Provinces-Unies, chaque province continua à monnayer à sa guise. Le désordre monétaire régna de plus belle; il n'y eut aucune unité ni de type, ni de système. Nous nous bornerons à indiquer, pour chaque
$é FREMIÈRE PARTIE
province en possession d'un atelier, les principales pièces émises. Ce furent, en Hollande, dans l'atelier de Dordrecht (différent ; une rose) :
I, Fhrin d'or, vjgilate deo CONFIDENTES. Lesuthouder debout, tenant une hache et un écu triangulaire au lion, imitation d'un type hongrois. Rev. : ijSj. MO. ko. AVR. coHiT. HOL. ZEEL. Ëcu de Hollande couronné.
2. Ecu d'argent dit gehcïmdc rijksdaalJtr (lïg. 94). Même légende. Buste cuirassé de Guillaume d'Orange, l'épée nue à l'épaule. Rev.: mo. no. abg. etc. Écu de Hollande timbré d'un heaume lambrequiné, avec lion issaot pour cimier (1 j8]-S4).
). Dtmi-im d'argent. M£mes types.
En Zélande, l'atelier de Middelbourg (différent: une tour) frappa les monnaies suivantes :
1. ^oblt d'or au type habituel. Les légendes sont : mo. nov. avr. coMtTAT. zblah. et SI. DEVS. KOBiscvM. Q.VIS. CONTRA, NOS. Les nohUi de 1584 diffèrent un peu ; ils ont à l'avers, domine, serva. nos, terimvs. zel.
2. Ècu d'argent à la croix de Bourgogne dit kruisdaddcr (1584). Imitation des monnaies frappées par le roi d'Espagne dans les Pays-Bas.
j, Dtmi-écu au même type (1584).
4. Esmlin. DOMiNVS. SERVA. NOS. PERiMvs. Buste d'un guerrier à rai-corps, idroite, au-dessus de l'écusson de Zélande. Rev. ; Crois feuillue (1583 et suiv.)