Demi-icH d'argent. Même type
I}. Ç^Tt Sétu d'argent. Même type.
Les légendes de ces diverses monnaies sont généralement à l'avers CONCORDIA- RES- PARV/E- CRESCVNT suivi du nom abrégé de la province monnayant; au revers MO. ORDIN. PROVIN. FOEDER. 3ELGI>E ; sur les rïjksdaalders, on lit à la fin de cette dernière AD-LEG- IMP- L'ordonnance de Leicester rencontra une assez vive opposition. Elle blessait trop d'intérêts particuliers et portait atteinte à l'autonomie dont les États généraux et les États ' des provinces étaient si jaloux. Cer-
tains ateliers ne s'y soumirent jamais d'une manière complète et, dès 1^89, F'»- s* le désordre recommença.
Le 4 janvier 1 589, les États de Gueldre, par exemple, ordonnèrent au maître de la monnaie d'Hardenvyk de frapper des nobles, des ducats de Hongrie, des rïjksdaalders, des leeuwendaalders (fig. 97) et demi à l'ancien type hollandais. Le 27 août de la même année, une nouvelle
I Ces six écussons sont ceux des provinces qui accédaient au traité avec la reine d'Angleterre ; Guçldre-Zuiphen, HolUndc-Wesifrise, Flandre, Zélande, Ulrecht et Frise.
ordonnance créa des doubles ducats au type espagnol ; sur ces curieuses imitations les noms de FERNANDVS- ET- ELISABET- D- G- REX- ET sont reproduits, et pour rendre plus fidèlement encore le modèle, les légendes sont écrites en lettres gothiques. En 1 590 on frappa de nouveau quelques pièces conformes au type prescrit par Leicester; l'année suivante on recommença l'émission de kruisdaalders ou écus à la croix de Bourgogne, et en 1591, celle de gehelmde rijksdaalders analogues à ceux frappés en Hollande en 1 58). En 1601, la Frise se mita frapper des florins d'argent ou gulden, appelés aussi achtentwintig parce qu'ils valaient 28 sous, ou klapmuts parce que leur type se composait d'un buste de profil coiffé d'un bonnet à visière.
Dans toutes les provinces, il y eut des modifications analogues, des retours à d'anciens types, des fluctuations de cours; mais il nous est impossible d'entrer ici dans les détails de l'histoire métallique. Bornonsnous à constater que dans les dernières années du xv* siècle, l'anarchie monétaire était aussi grande dans les Provinces Unies qu'au lendemain de la chute définitive du régime étranger.
L'excès du mal amena le remède. La réglementation que les États généraux avaient, à contre-cœur, acceptée du gouverneur général, le comte de Leicester, et à laquelle ils avaient opposé tous les obstacles, ils se virent obligés de l'établir eux-mêmes. Dès 1 55)8 et 1 {99, les généraux maîtres avaient adressé au pouvoir des remontrances pressantes, mais, comme ils en convenaient dans une missive du ; 1 mai 160], il y avait eu tant d'affaires urgentes pour l'État que l'on n'avait pu apporter aux monnaies toute l'attention désirable. Maintenant, à leur avis, la situation devenait trop grave; presque toutes les provinces s'étaient éloignées sensiblement du pied de i)86 et remplissaient le pays de mauvaises espèces. Les plaintes des généraux maîtres furent entendues. Le 11 mars 1606, les États Généraux firent une ordonnance appelée à
rester, à quelques dérogations et quelques modifications près, la base de l'organisation monétaire pendant toute la durée de la République. Après avoir constaté le surhaussement des espèces par suite de la guerre et l'invasion toujours grande du numéraire étranger et contrefait, les Etats Généraux prescrivirent l'émission de nouvelles espèces. Les attributions des officiers des monnaies furent exactement déiînies. On imposa aux ateliers l'obligation de rester continuellement actifs; aucun autre poids ne pouvait être employé que celui de Troyes, ajusté d'après le dormant de la Chambre des comptes de Hollande. Les diverses opérations monétaires étaient réglées par l'ordonnance, qui se termine par l'exposé des pénalités appliquées aux délits et crimes de monnayage. Les principales espèces établies par l'ordonnance de mars [606 furent :
1. Douhlt ducat d'or taillé à ); du marc de Troyes, de l'aloi de 2} carats 8 grains. Le taux d'émission était de as escalins 4 gros. — Type : Guerrier armé de toutes pièces debout à droite, tenant Vépée nue de la main droite et un faisceau de sept flèches dans la gauche ; en légende, la deïise cokcordia. hes, parvae. cres. suirie du nom abrégé de la province monnayante. Rev. ; Cartouche carré portant en dnq lignes : MO. avr. frovik. confoe. belg. ad. leb. imf,
2. Ducat d'or, taillé à 70 au marc. Même aloi et mêmes types. Émis pour 12 escalins 8 gros.
3, Grand eavalitr ou grooU rijder d'or conforme en poids et aloi à la nouvelle Unité
de Grande-Bretagne (24 8/i 3 au marc ; 22 car.
1 gr.). Taux d'émission : 3 j esc. 8 gr. — Type :
, Cavalier galopant i droite et tenant l'épée
Il haute; au-dessous Vécu de la province mon-
f nayant; en légende : mo. av. pro confoe.
BELG suivie du nom abrégé de la province.
Rev. : Écu couronné au lion tenant l'épée
^'^- '' levée et le faisceau de flèches. En légende b
devise : concokdia ■ res ■ parvs ■ crescunt.
4, Demi-cavalier d'or taillé à 49 j/lj. Taux d'émission : 16 esc. 10 gr. —Même aloi et mêmes types (fîg. 98).
;. A/itfiiiMit&r d'argent, taillé à S 72/1^1, à loden. 1; gr. de loi ; taux d'émission ; 7 esc. 10 gr. — Personnage armé, à mi-corps à droite, la léie laurée, tenant de la main droite l'épée appuyée sur l'épaule et de la gauche un nœud de rubans retenant l'écu d'une des provinces. Rev. ; Même type que le grand cavalier d'or.