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Fig. 432.
Pterocarpus santalinus L. Recueilli par M. Schlagintweit dans les Indes orientales. Sections transversale, radiale et tangentielle (d’après nature).
Capparidoxylon, Dombeyoxylon que j'ai décrits moi-même et qui proviennent tous de l'Egypte ou de la côte lybienne. Parmi les bois fossiles recueillis dans les Indes orientales par les frères SCHLAGINTWEIT se trouve un bois tellement semblable à celui du Pterocarpus santalinus actuel qu’on ne peut pas le séparer de cette espèce (fig. 432), mais il est néanmoins douteux que ce bois appartienne à l’espèce actuelle.
Rohlfsia Schenk, qui est probablement un bois de Célastracée, a des vaisseaux disposés radialement en files avec ponctuations aréolées, des rayons médullaires composés d'une à trois séries de cellules, des fibres ligneuses assez fortement épaissies, du parenchyme ligneux formant des bandes tangentielles de deux à
1 Foss. Flora von Gleichenberg. P1.7 Fig. 4, 6. ? Loc. cit. PI. 9 Fig. 14-16.
3 Gen. et species plant. foss. p. 52.
six séries de cellules. Je l’ai rangé parmi les Célastracées à causa de sa grande ressemblance avec le bois des espèces de Celastrus. Néanmoins la structure du bois des Célastracées actuelles est très variable, Côte lybienne.
Jordania Schenk, est probablement un bois d'Ebénacée. Rayons médullaires unisériés. Vaisseaux isolés ou en petits groupes, alignés radialement; fibres ligneuses fortement épaissies; parenchyme ligneux entourant les vaisseaux. Côte lybienne, |
Capparidoxzylon Schenk, est probablement un bois de Capparidacée. Rayons médullaires unisériés, parfois bisériés, vaisseaux alignés en groupes suivant des rayons, avec ponctuations aréolées, fibres ligneuses à parois épaisses formant la masse fondamentale du bois, parenchyme ligneux entourant les vaisseaux. Egypte: Le Caire.
Dombeyoxylon Schenk est probablement un bois de Sterculiacée ou de Cæsalpiniacée. Il est caractérisé par ses vaisseaux disposés radialement, à ponctuations simples, ses rayons médullaires nombreux, composés d’une à trois séries de cellules, ses fibres ligneuses à paroïs épaisses, et du parenchyme ligneux disposé en groupes. Egypte: Le Caire.
MM. Feux’ et VATER® ont décrit de nouvelles formes de bois fossiles qui n'avaient pas encore été distinguées jusqu'alors, soit comme genres, soit comme espèces. En ce qui concerne les espèces, je renvoie aux travaux spéciaux, et je ne mentionne que les genres, au sujet desquels d’ailleurs les auteurs ont usé différemment de la critique indispensable dans ces études. Le genre Carpinoxylon distingué par M. VaTErR a déjà été mentionné. M. Feux distingue Helictoxylon, Tænioxylon par leur parenchyme disposé en bandes tangentielles, Anacardioxylon, Ebenoxylon, Schmideliopsis, Zittelia, tous d’Antigua, Sapotoxylon, Cassioxzylon, Staubia et Alnoxylon du Tertiaire de la Hongrie, Liquidambaroxylon, Perseoxylon des opales de Hongrie, Æuphorbioxylon et Anomaloxzylon; ce dernier présente dans le bois des lacunes que l’auteur interprête comme les points occupés par le tissu libérien intraligneux détruit, structure qui serait voisine de celle des Strychnos. Je n'ai pas trouvé chez Liquidambaroxylon de canaux sécréteurs dans le bois primaire; le genre Perseoxylon comprend ces bois de Lauracées dont les rayons médullaires renferment des cellules sécrétrices. En général la structure des bois fossiles mentionnés répond à celle des espèces récentes auxquelles on les à comparés. Mais d'autre part on ne doit pas espérer que les caractères admis pour les genres soient absolus et il ressort d'ailleurs des recherches de M. SozEREDER que la structure peut varier dans la même famille et aussi dans un seul genre. Nous ne pouvons arriver à une certitude complète au sujet des déterminations des bois fossiles que lorsqu'ils sont trouvés en connexion avec d’autres parties plus caractéristiques. Malheureusement on ne peut guère espérer voir ces conditions réunies pour la plupart des bois fossiles, elles
1 Die fossilen Hülzer Westindiens. Leipzig 1883. — Untersuchungen über fossile Hôlzer 1-3, 1883-1887, — Studien über fossile Hülzer. Leïpzig, 1882. — Beiträge zwr Kenntniss der fossilen Hôülzer Ungarns. Budapest 1887. — Die Holzopale Ungarns. Leïpzig 1884.
? Die fossilen Hôülzer der Phosphoritlager des Herzogthums Braunschweig. Leipzig 1884.
ne peuvent se réaliser que pour des portions plus jeunes de tiges, du moins dans divers cas, et on en a déjà trouvé des exemples.
Tout récemment M. Crié à décrit et figuré’ des bois fossiles de quelques îles du Sud de l'Océan Pacifique et de l'Océan indien. Les bois fossiles de la Nouvelle Calédonie que décrit cet auteur sont Araucarioxylon australe Crié, trouvé aussi dans la Nouvelle Zélande, Cedroxylon australe Crié, deux fossiles triasiques, Nicolia caledonica Crié du Pleistocène; M. Crié décrit ensuite Cupressoxylon kerguelense Crié du Tertiaire de l’île de Kerguelen, Rhoidium philippinense Crié, Helictoxylon luzonense Crié, Palackya philippinensis Crié du Tertiaire probablement pliocène ou miopliocène des îles Philippines, après avoir décrit antérieurement des bois fossiles d'Australie: Banksoxylon australe, Cupressoxylon tasmanicum.
Ce dernier bois est peut-être identique à mon Phyllocladus Mülleri, c'est du moins la conclusion que l’on tire du gisement indiqué. La terme Cupressoxylon n’est cependant pas inexact pour ce bois, car le Phyllocladus possède la structure des Cupressinées dont il se distingue cependant par les ponctuations du parenchyme des rayons médullaires. Palackya est caractérisé d’après M. Crié par des groupes de fibres ligneuses au milieu desquels sont placés les vaisseaux ; le bois ne présente pas de séparation bien nette entre les diverses couches annuelles, dont la succession diffère de celle que l’on observe dans tous les autres bois. Mais les détails manquent; d’après la fig. 1 de la pl. 9 la structure rappelle celle des bois de certaines Cæsalpiniées.
1 Palæonthol. Abhandl. von Dames und KAYSER, Bd. V H. 2.