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CLASSIFICATION DES FEUILLES STÉRILES

Sous-groupe: Sphénopalæoptéridées. Fronde bifurquée au-dessous ou dans la région du limbe; pennes de premier ordre ovales allongées, obovales lorsqu'elles sont dirigées obliquement, arrondies et crénelées au bord supérieur, ou partagées en segments courts et lobés, ou bien encore, en pennes ovales allongées de second ordre, qui se subdivisent en trois ou cinq lobes ou en lobules cunéiformes nombreux, ou enfin ayant presque la forme d’une moitié d’éventail, denticulé sur son bord supérieur ou profondément lacinié.

3° Neuroptéridées. Feuille 1, 2 ou 3 fois pennée; folioles ovales ou allongées, rétrécies brusquement à la base, insérées par la nervure médiane seule ou renforcée d’un petit nombre de nervures latérales, quelquefois articulées et caduques, de nature coriace, à bord entier, assez larges. La nervure médiane est située au-dessous d’un canal médian, elle est mince, et se réduit toujours sous la pointe en nervures de second ordre; les nervures latérales sont très-nombreuses, elles naissant à angle aigu, sont partagées plusieurs fois, et se courbent en arc pour se rendre au bord.

Sous-groupe: Dictyoneuroptéridées. Feuille tripennée; folioles insérées seulement par la nervure médiane, allongées, d'ordinaire un peu arquées, de nature coriace, caduques; nervure médiane, très-mince, courte, sous-jacente au canal médian; nervures latérales se détachant obliquement pour former un réseau étroit à mailles hexagonales.

Cette forme est trop voisine des vrais Neuropteris pour qu’on puisse l’en séparer ; chez ceux-ci également on voit parfois des nervures isolées qui s’anastomosent

4° Cardioptéridées. Feuilles simplement pennées; rachis épais, indivis; folioles parfois très-grandes, presque cordiformes, fixées par une base étroite et aplatie, de nature coriace, à bords entiers. Nervures naissant plusieurs ensemble du rachis, bifurquées très près de leur origine et subdivisées par dichotomie, enbranches très-nombreuses et serrées, qui atteignent le bord.

5° Odontoptéridées. Frondes tripennées; folioles insérées par toute leur base, arrondies au sommet ou acuminées, à bords entiers; nervures naissant plusieurs ensemble du rachis, délicates, d'ordinaire deux fois bifurquées.

6° Aléthoptéridées. Port et découpure générale des Neuroptéridées et des Odontoptéridées; folioles insérées par toute la base, ou libres, ou plus ou moins soudées ensemble, coriaces, à bords entiers, infléchis, divisées en deux moitiés par un profond sillon; nervure médiane délicate; nervures latérales très-nombreuses, naissant sous un angle aigu, arquées, dirigées obliquement ou horizontalement vers la périphérie. 1

Une série d’espèces vivantes du genre Pteris, du type Pt. undata, a le même mode de découpure des feuilles et une nervation tout-à-fait semblable.

Sous-groupe: Dictyaléthoptéridées. Folioles comme dans les Aethopteris proprement dits, nervures anastomosées en un réseau losangique (Zonchopteris), dont les mailles sont dirigées obliquement.

Une semblable nervation peut s’observer entre autres espèces chez le Pteris comans Forst.

7° Pécoptéridées. Fronde d'ordinaire grande ou très-grande, plusieurs fois pennée, folioles petites, insérées par toute leur base, libres ou confluentes, ovales,

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allongées, arrondies au sommet ou accuminées, à bords entiers, quelquefois crénelées, rarement dentées, le plus souvent de consistance coriace; nervure médiane se prolongeant jusque vers la pointe, où elle se divise, parfois géniculée ; nervures latérales peu nombreuses, une ou deux fois bifurquées, courbées en arc dans leur trajet vers la périphérie.

On trouve surtout des frondes de forme semblable, avec la même nervation des folioles chez les Cyathéacées.

8° Pachyptéridées. Frondes petites ou de dimensions moyennes, dont le rachis peut être bien développé et dichotome, pinnatifides, chez les jeunes individus et bipinnatifides chez les autres; les segments dans le premier cas sont fusiformes, allongés, parfois incisés au bord antérieur, avec une forte nervure médiane d'où partent des nervures latérales délicates; les divisions de la feuille, dans le second cas, sont de forme ovale-losangique, un peu rétrécies à la base, quelquefois très-petites, comme les pennes non divisées, de consistance coriace, épaisses, avec une nervure médiane délicate d’où partent des nervures latérales bifurquées, ténues, ou plusieurs nervures longitudinales fines qui naissent de la base.

99 Lomatoptéridées. Fronde charnue ou coriace, avec un rachis épais, non bifurqué, pinnatifide (chez les jeunes sujets) à pennes allongées, étroites, décurrentes, ou simplement incisées; segments plus ou moins profonds, toujours réunis par la base, se prolongeant sur le rachis. Toutes les pennes et leurs divisions présentent un rebord aplati, très-prononcé, qui fait saillie à la face inférieure; les nervures ne sont visibles que sur cette dernière face; la nervure médiane est très-épaisse, elle s'évanouit vers la pointe ou se résouut en nervures latérales: celles-ci, là où elles sont visibles, sont également épaisses, simplement bifurquées d'ordinaire, et se rendent dans le bourrelet marginal.

100 Phleboptéridées. Fronde bipennée ; pennes de deuxième ordre pinnatiséquées, à divisions libres jusque près du rachis; nervures primaires des segments allongées jusqu’à leur pointe, nervures secondaires formant de chaque côté de la nervure principale une série de mailles allongées, de forme polygonale, dont les angles émettent des nervures simples ou dichotomes, parfois anastomosées entre elles. Dans l’un-des genres de cette famille, les mailles situées le long de la nervure médiane, sont recouvertes d’un fin réseau de nervures.

11° Tænioptéridées. Fronde simple, rubanée ou elliptique-allongée, ou bien simplement pennée, avec de grands segments rubanés; nervure moyenne d’ordipaire forte, nervures latérales nombreuses, délicates, simples et dichotomes, naïssant à angle aigu, obliques ou horizontales dans leur trajet vers la périphérie, elles se terminent parfois dans une nervure marginale.

On observe cette forme de fronde et cette nervation dans une série d’Acrostichées encore aujourd’hui vivantes.

12° Glossoptéridées. Fronde à pétiole court, figurant une ellipse plus ou moins allongée, ou linéaires lancéolées, ou de forme losangique, à bords entiers; nervure médiane assez forte, nervures latérales formant un réseau simple de larges mailles hexagonales.

On trouve des formes semblables chez les Chrysodiées actuelles, mais, dans celles-ci, le réseau est toujours plus étroit; le genre Vätfaria présente, au con-

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traire, un réseau également lâche, et la forme de ses frondes se rapproche quelquefois aussi de celle des rondes des Glossopteris.

139 Dictyoptéridées. Fronde pétiolée, palmée, ou en forme d’éventail; nervures de premier et de second ordre fortes, ces dernières pennées et distribuées dans les denticulations ou les segments des divisions principales; nervures de troisième ordre naissant à angle droit, anastomosées en un réseau de mailles dans lesquelles les nervures de quatrième ordre forment un second réseau; parfois des nervures de cinquième ordre donnent naissance à un troisième réseau.

On trouve des formes de feuilles semblables chez certaines Polypodiées, entre autres le Polypodium quercifolium, et chez certaines Ptéridées, comme le Pferis palmata; chez les premières, les nervures peuvent former des réseaux de mailles comme ceux que nous venons de décrire, mais, dans la règle, les nervures de dernier ordre se terminent par un nodule dans les dernières mailles, en restant libres; ce n’est pas le cas pour les Dictyoptéridées à réseau de mailles composé.

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