Aléthoptéridées
Alethopteris Brong. (fig. 93). Aspect général des Newropteris et Callipteris. Folioles coriaces, simples, à bords d'ordinaire entiers, linéaires lancéolées, parfois très semblables à celles des Callipteris, confluentes à la base, soudées entre elles au sommet de la fronde et des pennes, et portant un ou deux rudiments de pinnules secondaires à la base, partagées en deux moitiés par un sillon longitudinal profond sous lequel est située la nervure, réfléchies en leurs bords, ce qui les fait paraître convexes; nervures latérales nombreuses, serrées, bifurquées, branches de bifurcation divisées ou non à leur tour en deux parties et dirigées vers le bord en décrivant un arc assez accentué.
On n’a pas encore observé les fructifications des espèces de ce genre; si le bord réfléchi des folioles et même leur forme, rappellent certaines espèces de Pteris, ni la structure interne de la tige, ni celle du pétiole n'’indiquent une proche parenté avec ce genre.
Ce type est représenté par de nombreuses espèces dans le houiller moyen et supérieur:
Alethopteris (Pecopteris Brong.) aquilina, Grandini, lonchitica Brong.; les espèces jurassiques rapportées autrefois à ce genre ne doivent plus être rangées parmi les Alethopteris.
1° sous-groupe: Dictyaléthoptéridées. Fig. 93. 1 Alethopteris lonchitica Brong. 1b portion Lonchopteris Brong. (fig. 93°). Ce genre a le du feuille un peu grossie. 2 ZLonchopteris
port du genre Alethopteris et ses folioles ont ’"°54 Erong: ee os la même forme et la même consistance; il s’en distingue par ses nervures, dont l’anastomose forme un réseau de mailles polyédriques. Ce genre a donc les mêmes rapports avec les Alethopteris que les Dictyopteris avec les Neuropteris, mais il n’a rien de commun avec les Woodwardia dont on l’a rapproché; les mailles formées par ses nervures sont aussi très différentes de celles des espèces de ce genre actuel.
Le petit nombre des espèces connues dans le genre Zonchopteris appartiennent au
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houiller moyen; l'espèce crétacée décrite par BRONGNIART sous ce même nom n’est autre chose qu’un Pteris.
2° sous-groupe: Neuropécoptéridées.
Callipteris Brong. (fig. 94). Fronde bipennée, parfois bifurquée au sommet; rachis d'ordinaire robuste, de forme arrondie, avec un sillon longitudinal à sa partie supérieure; pennes alternes, assez rapprochées; folioles insérées par toute leur base, décurrentes par le bas, la série inférieure se prolongeant sur le rachis et devenant progressivement moins développée, allongées, ovales ou linéaires elliptiques, à bords entiers ou dentelés; nervure moyenne s’évanouissant parfois, enfoncée dans le sillon longitudinal; nervures latérales nombreuses, naissant à
angle aigu et plus ou moins arquées Et dans leur trajet vers le bord, simples ou à bifurcations peu nombreuses;
3 à plusieurs nervures délicates naissent
à du rachis au-dessous de la nervure ë ;. médiane. Toutes les nervures sont é d'ordinaire si bien dissimulées dans ) le parenchyme qu’elles sont à peine 1 visibles; souvent, la direction de leurs branches principales n’est indiquée que par de fins sillons.
D’après Weiss les sores, dans ce genre, sont marginaux et le bord de la feuille se réfléchit pour les protéger, comme chez les Pteris.
Les Callipteris sont représentés par un petit nombre d'espèces, appartenant (toutes ?) au permien; le C. conferta
est. surtout fréquent dans les couches houïllères de cette formation et on
Fig. 94.
Callipteris conferta Brong. 1 portion inférieure. 2 extrémité peut le considérer comme fossile ca-
supérieure d’une penne. 8 forme à folioles en partie dentelées ractéristique.
(d’après nature). Du permien inférieur.
Callipteridium Weiss. Fronde divisée à la facon du genre précédent, non bifurquée à la pointe; folioles semblables mais décurrentes aussi bien vers le haut que vers le bas; nervure médiane un peu plus forte, nervures latérales d'ordinaire plusieurs fois bifurquées, naïssant également à angle aigu; de délicates nervures basilaires naissent du rachis aussi bien au-dessus qu’au-dessous de la nervure médiane; les pennes ne se prolongent pas sur le rachis principal, ou ne s’y montrent qu'isolément. Le Pecopt. gigas Gutb. peut être considéré comme le type de ce genre.
Lescuropteris Schp. Fronde grande, deux fois (ou plusieurs fois?) pennatifide avec un rachis fort, lisse; pennes longuement linéaires, divisées; segments libres jusque près de la base à la partie inférieure de la penne, ceux de la partie supérieure plus ou moins soudés, décurrents sur le rachis principal,
ODONTOPTÉRIDÉES
dirigés obliquement de bas en haut, ovales-allongés ou linéaires-elliptiques, arrondis au sommet ou un peu pointus, de consistance assez délicate; nervures nettement marquées: la médiane délicate, courte, bifurquée à la base, les deux premières branches plusieurs fois dichotomes, décrivant un arc assez accentué pour atteindre le bord; les deux premières des nervures basilaires latérales, situées au côté de la nervure principale, s'élèvent jusqu'au milieu de la feuille pour se rendre à son bord à l’aide de leurs branches de bifurcation; les autres nervures, qui décrivent des arcs accentués, occupent la partie inférieure.
‘Ce genre, pour lequel on peut donner comme type les Pecopt. Moori Lesq. et Odontopt. alpina Presl, tient le milieu entre les Callipteridium et les Odontopteris et montre en même temps, par sa nervation, des rapports avec les Pecopteris. Il appartient à l’époque houillère moyenne.
Anotopteris Schp. Fronde bipennée, à pinnules segmentées; pennes écartées, parfois presque opposées, étalées, pétiolées, sessiles vers le sommet de la fronde, linéaires-elliptiques, se rétrécissant au sommet; divisions libres jusque vers la base, où elles se soudent en ménageant entreelles un angle obtus, minces, presque losangiques, mousses à l'extrémité ou un peu pointues; nervure moyenne très-délicate, nervures latérales fines, se détachant sous un angle aigu, décrivant un arc pour se rendre au bord.
On ne connaît dans ce genre qu’une ou deux espèces caractéristiques du Keuper.