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Fig. 103.
Pecopteris (Cyatheites Güpp.) arborescens Sch., du houiller, toujours serrées, de consistance coriace; nervure moyenne divisée à la pointe, nervures latérales moins nombreuses que chez les Neuropteris, naissant sous un angle ouvert, se bifurquant de même, parfois simples.
Chez plusieurs espèces de Pecopteris, le rachis principal et ses ramifications portent des pennes accessoires plus ou moins nombreuses; ces pennes ne sont jamais orbiculaires et entières comme les Nephropteris ou Cyclopteris des Neuropteris, mais elles sont plusieurs fois pennées ou laciniées (Aphlebia), semblables à celles de l’Hemitelia capensis R. Br. et, plus encore, à celles des Cyathæa déjà cités.
En se basant sur les caractères des feuilles ou sur les traces de leurs fructifications, on avait fait, depuis longtemps, la tentative de rapporter, une partie
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au moins des espèces réunies sous le nom de Pecopteris, aux genres vivants Cyathæa, Aspidium, Asplenium, Acrostichum, Gleichenia etc. Les récentes découvertes et les observations de GRAND’ Eury, RENAULT, STRASBURGER, STUR, ont montré que cet essai n'était pas justifié et que les nombreuses espèces dont on à pu étudier les organes reproducteurs, n’ont rien de commun, sous ce rapport, avec les genres précités. C’est aux Marattiacées qu’elles appartiennent presque toutes; elles forment dans ce groupe une sorte de type particulier qui n'a plus aucun représentant direct dans le monde actuel. Il est vraisemblable que des observations ultérieures démontreront que la plus grande partie des Pécoptéridées du houiller appartiennent à cette famille, qui a atteint à l’époque houillère le maximum de son développement. En effet, elle était représentée par un nombre de genres beaucoup plus grand qu'aujourd'hui, où un petit nombre d'espèces seulement, réparties en quatre genres, habitent les pays tropicaux et subtropicaux.
La plupart des espèces autrefois groupées sous le nom de Pecopteris appartiennent au houiller; on n’en connaît pas à des époques antérieures; un certain nombre de formes (E déjà assez aberrantes, se montrent dans le
ET A AS trias, le jurassique et le crétacé. Quant aux Pécoptéridées de l’époque tertiaire, elles
seront vraisemblablement rapportées plus
Pig. 104.
Pccopteris sulzensis Sch. (sulziana Brong.) tard à différents genres encore vivants. 1 grand, nat. 2 grossi, du grès bizarré Lepidopteris Sch. Feuille ample, ovale ou
d'après nature). TE , . , PTS 5% elliptique allongée, bipennée; rachis épais,
recouvert, comme ses rameaux de poils écailleux, durs; pennes longues, étalées; pinnules perpendiculaires ou naissant un peu obliquement, serrées, se recouvrant d'ordinaire par les bords, insérées par toute leur base, ponctuées et vraisemblablement pilifères perdant la vie; nervation inconnue, mais présentant vraisemblablement les caractères des Pecopteris.
Trois espèces, Pec. Muttgartiensis Jaeg. sp., Pec. rigida Kurr. Mn., Lepid. Kurrii Sch., sont propres au grès du keuper; une espèce Asplenites Oitonis Gôpp. sp., provient de la formation rhétienne.
Merianopteris Heer (fl. foss. helvet.) Feuilles dimorphes, pennes fertiles et stériles sur la même fronde, très grandes, bipennées, les dernières pennes longues, linéaires-lancéolées, plus ou moins profondément incisées; nervation de Pecopteris ; pinnules fertiles à la base des pennes de deuxième ordre, libres jusqu’à la base, contractées, linéaires, mousses au sommet, nervures secondaires simples, parallèles entre-elles; amas de fructifications de forme arrondie, disposés en deux séries.
L'espèce décrite par Hreer comme M. augusta possède une très grande fronde avec un pétiole épais comme le bras; comme le pense Hzer, elle était vraisemblable-
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ment arborescente. Le Pec. Rütimeyeri Heer pourrait appartenir à ce genre. L'un et l’autre proviennent des lignites argileux du keuper du Neue-Welt près Bâle.
Bernoullia Heer (ibid.) Fronde dimorphe, vraisemblablement bipennée; folioles stériles (ou segments des pennes?) assez longues, lancéolées, à dents arrondies sur les bords, avec une nervure médiane assez forte qui court jusqu'à la pointe, nervures latérales avec des branches disposées comme les barbes d’une plume, simples, un peu courbées en dedans, dont la disposition est semblable à celles des nervures de Goniopteris; folioles fertiles mêlées aux stériles, ou portées sur des feuilles distinctes ou sur des portions de fronde, elliptiques allongées, coriaces, aux bords réfléchis, avec une nervure médiane forte; c’est entre les bords et cette nervure que sont réparties les fructifications. — Bien que celles-ci soient connues, on ne peut cependant encore rien dire au sujet de la position systématique de ce genre.
Le genre Merianopteris se trouve dans le keuper inférieur, représenté par une espèce.
Anomopteris Brong. Tige épaisse, couchée, couverte des résidus basilaires des pétioles; feuilles longues de plusieurs pieds, bipennées, de forme oblonguelinéaires, rachis principal robuste, avec des sillons longitudinaux profonds; pennes sessiles, pourvues à la base d’un faisceau de poils, naissant presque à angle droit, longuement et étroitement linéaires, une fois pennées; folioles petites, ovales, perpendiculaires, très serrées, imbriquées, soudées, présentant également un faisceau de poils à la base; nervation tenant à la fois de celle des Neuropteris et de celle des Pecopteris; folioles fructifères situées à l’extrémité des pennes, ou encore occupant toute la penne à la partie supérieure de la feuille, également serrées, rétrécies par la réflexion des bords; sores arrondis, disposés en plusieurs séries.
Cette forme remarquable, dont on connaît une espèce seulement (A. Mougeotii Brong.) peut être considérée comme caractéristique du grès bigarré; on la trouve assez souvent dans les Vosges, rarement dans la forêt Noire.
Crematopteris Sch. Fougère herbacée à fronde une fois pennée, longue de 2 à 3 pieds; rachis épais, sillonné longitudinalement, droit et très raide; folioles stériles assez larges, fixées par leur moitié inférieure, imbriquées, ovales-lancéolées; nervation? (peut-être comme chez les Neuropteridium); pennes fructifères situées à la partie inférieure de la fronde, repliées selon la nervure médiane, et formant ainsi un indusium épais, qui représente la moitié d’un ovale allongé, dirigé en bas ou presque pendant.
Il est vraisemblable que le Neuropteris (Neuropteridium Sch.) ämbricata (Scurmr. et Mouc. Plantes foss. du grès bigarré), avec sa nervation visible, est une feuille stérile du C. {ypica Sch., la seule espèce connue du genre; elle est également propre au grès bigarré.
Les folioles imbriquées donnent l'empreinte d'une feuille continue; c'est la raison pour laquelle BronanrarT lui à donné le nom de Scolopendrites.
La place de ce genre, comme celle du genre précédent, est difficile à déterminer, car la nervation des feuilles est intermédiaire à celle des Pecopteris et des Neuropteris.
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