‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoire (volume 3)Chapitre 35 sur 302 · XI. — Charpie ANGLAISE · texte numérisé non relu

XI. — Charpie ANGLAISE

Les x^nglais se servent depuis longtemps d'un tissu qu'ils appellent lint. C'est uneespècede bande, comme cet échantillon (fig. hl). Une face est villeuse, hérissée d'une espèce de charpie qui représente un velours à villosités grosses et écartées ; l'autre face est lustrée comme une toile fine. On taille dans une pièce de ce tissu des plumasseaux, des gâteaux, qui ainsi se trouvent très promptement préparés. Cette charpie est donc d'un emploi plus facile; mais on ne peut pas la disposer eiï des plans variés pour l'accommoder aux parties qu'on veut garnir pour exercer des compressions variées, comme avec l'autre charpie. D'un autre côté , la face lustrée peut entraver l'absorption des humeurs : aussi l'usage de cette charpie n'a-t-il pu se généraliser.

Xn. — CoTON.

Anderson, chirurgien américain, a considéré le coton comme un spécifique contre la brûlure. Larrey s'en servait déjà pour certains pansements. M. Mayor est venu après, et a insisté d'une manière touto particulière pour établir les avantages du coton. Le coton serait d'un emploi plus facile que la charpie; il assurerait la solidité du pansement, car il se colle si exactement aux plaies, qu'on peut se passer de bandages ; on le trouverait partout, et il se prêterait à toutes les indications. M. Gerdy (1) a victorieusement combattu les exagérations

Eig. 42.

(1) Voyez Traité des bandages, des pansements . t. II, p. 18. Paris, 1839.

de U. Mayor. On est convenu généralement de se servir du colon quand on manque de charpie, quand il en faut une grande quantité pour certains remplissages. Hourmann se servait toujours du coton pour tamponner le vagin, comme pansement du col utérin dans cerlames ulcérations de cet organe. Mais il est évident que la charpie absorbe beaucoup mieux les humeurs que le coton. J'ai pu observer la dilférence quand je dirigeais un service à l'hôpital de Lourcine, position qui me permettait de faire les essais du pansement d'Hourinann comparé à celui que j'avais adopté, et pour lequel je préférais la c;liarpie.

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