‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoire (volume 3)Chapitre 6 sur 302 · PRÉFACE. VU · texte numérisé non relu

PRÉFACE. VU

logiques se multiplient à l'infini , il arrive souvent au praticien le plus instruit de trouver un cas nouveau devant lequel il est désarmé ou sur lequel il frappe en aveugle, s'il ne sait en faire surgir un rapport avec d'autres cas dont la nature est connue et la thérapeutique éprouvée. Je ne puis donc trop recommander au jeune chirurgien les matières du premier Uvre, 4e celui qui lui ouvrira les suivants , lesquels deviendront ainsi d'une lecture plus facile et plus profitable. Alors , en passant d'un livre à, l'autre, et des chapitres aux articles , le lecteur verra les maladies se spécialiser de plus en plus , ses connaissances pratiques s'accroître , et Tart chirurgical , proprement dit, se montrer toujours plus nécessaire : c'est, en effet, dans les régions que les questions de diagnostic , de médecine opératoire , deviennent plus fréquentes , plus difficiles et plus graws.

Déjà dans la deuxième édition j'ai cherché à compléter cette chirurgie des régions : ainsi, les maladies du rachis, de l'aisselle , de l'aine, celles des membres n'étaient pas étudiées dans les groupes indiqués par l'anatomie chirurgicale, et les considérations synthétiques sur le diagnostic et la médecine opératoire de ces mêmes maladies manquaient réellement. En remplissant cette lacune, j'ai été conduit à des études sur les difformités , à un classement de certaines opérations et à des résumés sur le diagnostic qui étaient impossibles dans les autres cadres. Ainsi , en exposant les maladies des membres , j'ai mieux fait connaître leurs difformités, qu'en traitant des maladies des os , des maladies des muscles en particulier. En effet, cette dernière pathologie renferme bien les éléments de la difformité, mais la difformité, dans son ensemble, ne peut être que là. où ces mêmes éléments se trouvent groupés. Quand on arrive aux lésions les plus graves des membres , celles contre

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lesquelles la thérapeutique proprement dite est impuissante, on trouve naturellement les grands moyens chirurgicaux, les amputations et les résections. Par cette distribution la pathologie qui précède la description de ces moyens est un exposé des motifs qui les réclament. Les amputations étant des opérations qu'on pratique sur les membres, elles sont décrites en regard de la pathologie des membres.

On trouvera au commencement du premier volume une sorte d'introduction destinée à l'exposé de quelques principes de pathologie et de médecine opératoire. Ces généralités formeront les prolégomènes , divisés en cinq parties : 1° Diagnostic chirurgical. Je passe en revue les sens , je montre leur importance, leur mode d'application ; je constate aussi la part active de l'esprit dans la distinction des maladies chirurgicales. 2° Médecine opératoire. Il est traité des opérations en général , des méthodes , des procédés des opérations d'urgence , des opérations de nécessité, des opérations en un ou plusieurs temps. 3° Pansements. [i° Opérations élémentaires. 5° Viennent enfin les opérations qui constituent ce qu'on a appelé petite chirurgie.

Ainsi ces prolégomènes seront de vrais Éléments de chirurgie; ils formeront une introduction à la Clinique. Les généralités sur le diagnostic chirurgical ont déjà été accueillies avec faveur par les élèves ; ce sont des guides pour leurs premiers pas dans la pratique. On remarquera dans le corps de l'ouvrage quelques tableaux, au point de vue du diagnostic des maladies chirurgicales les plus difficiles à connaître. Ces tableaux pourront être mis à profit et par les praticiens et par les hommes de concours.

La deuxième édition fut signalée par une amélioration notable, par l'inlcrcalation dans le texte de plus de 500

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ligures gravées sur bois. On sait que celte gravure, la première en date , en utilité, fut universellement employée depuis Vesale dans les livres de science. Longtemps négligée ensuite et presque abandonnée, ce n'est que depuis trente ans que ce procédé de reproduction a repris faveur d'abord dans le monde de l'art, puis dans le monde scientifique. L'utilité ou plutôt la nécessité des figures , des images , dans les traités sur les sciences physiques et naturelles, n'est contestée par personne. Pour l'anatomie et la chirurgie particulièrement, les besoins des représentations figurées sont tellement impérieux, que, malgré la désapprobation exprimée par Bichat, elles se sont multipliées en raison directe des progrès des connaissances, qu'elles sont destinées à transmettre. Mais quand les figures sont éloignées du texte et groupées dans un atlas séparé, même quand elles sont reléguées à la fin du livre , le temps nécessaire à la recherche de l'image est quelquefois suffisant pour laisser fuir l'idée qu'elle devait compléter, le détail qu'on voulait vérifier. Ici les gravures feront , en réalité , partie de la typographie ; elles pourront, pour ainsi dire, être lues avec le texte qu'elles complètent et qu'elles peuvent quelquefois suppléer. Il arrive, en effet, qu'un trait d'une vignette en dit plus qu'une page entière.

. J'ai introduit dans cette troisième édition une amélioration que je crois utile, aux études, aux concours et à la pratique. J'ai placé, en tête de chaque section, une Anatomie du tissu ou de la région. Cette anatomie sera là comme un flambeau des- .tiné à éclairer les différentes questions de pathologie, de médecine opératoire qui seront traitées dans la seciion correspondante. Le plan des précédentes éditions marquait une place à l'anatomie , car le livre deux traitait des maladies des tissus, le Iwre trois de celles des régions. Il était utile de rappeler au '

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