‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoireChapitre 53 sur 266 · II. —- PLUMASSEAUX (fig · texte numérisé non relu

II. —- PLUMASSEAUX (fig

On dispose des brins de charpie parallèlement. Pour cela, on tient de la main droite une masse de charpie, on en présente des portions à la main gauche, qui les saisit par une de leurs extrémités, entre le pouce et le reste de la face palmaire de la main et des doigts. L'autre extrémité des brins est entraînée toujours dans le même sens par la main droite, ; il faut répéter une ou

deux fois la même manœuvre. Les besoins du pansement, 1

Fig. 28. lieu à panser, feront varier es plumasseaux : c’est ainsi qu'ils seront allongés, ronds, ovales, carrés. Pour plus de régularité, il est des chirurgiens qui retranchent avec des ciseaux tous les fils qui hérissent la circonférence du plumasseau, d’autres replient les bouts de ces fils. Le plumasseau sera doux, égal, élastique, régulier. On en supprimera tout bourrelet, toute nodosité des bords. La charpie brute absorbe mieux les humeurs que la charpie disposée en plumasseaux. Mais on étend plus facilement sur ceux-ci une couche de cérat ou d’onguent, ‘et avec eux le pansement se renouvelle plus facilement et avec plus de promptitude.

LIL — BOULETTES (fig. 29).

La charpie peut être roulée dans les mains et prendre la forme de boulettes de consistance plus ou moins grande, Selon les cas, on les fait comme un

OPÉRATIONS EN GÉNÉRAL. — CHARPIE. 115 is, ‘une noisette, Une noix. Elles servent au pansement d'une plaie pro- A à dont il faut maintenir les parois écartées. Après l’extirpation des ganglions lymphatiques, on en remplit les cavernes laissées par les ganglions, afin de diriger convenablement la cicatrice du fond Fig. 29. vers la peau. Les boulettes sont aussi employées pour absterger Ga le pus quand on renouvelle un pansement, Elles sont quelquefois utilisées pour exercer une compression modérée sur les orifices des vaisseaux, comme les tampons, quand elles sont imprégnées de substances médicamenteuses, liquides où pulvérulentes ; elles peuvent ainsi dompter une hémorrhagie fournie par les petits vaisseaux.

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