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XII. — COTON

Anderson, chirurgien américain, a considéré le coton comme un spécifique contre la brûlure. Larrey s'en servait déjà pour certains pansements. Mayor est venu après, et à insisté d’une manière toute particulière pour établir les avantages du coton. Le coton serait d’un emploi plus facile que la charpie ; il assurerait la solidité du pansement, car il se colle si exactement aux plaies, qu'on peut se passer de bandages ; on le trouverait partout, et il se prêterait à toutes les indications. Gerdy (2) a victorieusement combattu les exagérations de Mayor. On est convenu généralement de se servir de coton quand on manque de charpie, quand il en faut une grande quantité pour certains remplissages. Hourmann se servait toujours du coton pour tamponner le vagin, comme pansement du col utérin dans certaines ulcérations de cet

(1) Médecine opératoire, t. 1, p. 133.

(2) Voyez Traité des bandages, des pansements, Paris, 1839, t. I, p. 18.

organe. Mais il est évident que la charpie absorbe beaucoup mieux les humeurs que le coton. J'ai pu observer la différence quand je dirigeais un service à L'hôpital de Lourcine, position qui me permettait de faire les essais du pansement d'Hourmann, comparé à celui que j'avais adopté, et pour léquel je préférais la charpie. j

XIIL — FILASSE. bb.

La filasse préparée peut remplacer la charpie én plumasseaux ; l'étoupe pourrait servir pour les gâteaux volumineux. Cette substance, n'ayant pas été assouplie par l’usage, par le frottement, possède une élasticité qui va jusqu’à la dureté, si on la Compare à la charpie ordinaire, qui vaut toujours mieux, surtout pour applications immédiates sur les plaies. Mais la filasse et l'étoupe peuvent très bien servir comme applications médiates, comme rem: plissages dans le pansement de certaines fractures, quand il y a à combler des vides et à exercer une compression douce. Le prix de cette substance étant de beaucoup inférieur à celui de la charpie, il est des circonstances où l’on sera obligé de s’en servir. D'ailleurs, Gannal à fait subir à la filasse une préparation qui en fait une charpie vierge. On bat la filasse, puis on la soumet à la vapeur du chlore. Mais même cette charpie vierge ne vaut pas la charpie ordinaire.

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