‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoireChapitre 84 sur 266 · I. — POTASSE CONCRÈTE · texte numérisé non relu

I. — POTASSE CONCRÈTE

A. PREMIER PROCÉDÉ. — On fait au centre d’un emplâtre de diachylon une ouverture de la moitié du diamètre qu’on veut donner à l’eschare; on applique cet emplâtre sur la peau, et l’on place un fragment de potasse caustique en rapport avec l'ouverture. Un second emplâtre de diachylon non percé, plus grand que le premier, est appliqué sur lui. Le tout est fixé par une compresse et une bande. Si l’on veut épuiser la potasse, il faut employer un petit fragment, et être bien prévenu qu’une couche de 1 millimètre de ce caustique suffit pour traverser la peau. La potasse est ainsi employée pour ouvrir des abcès ou pour établir des cautères. On ne saurait croire combien de fois les élèves et même des praticiens se sont trompés en appliquant ce caustique; presque toujours son action dépasse le but qu'on se | propose. |

PB. DEUXIÈME PROCÉDÉ. — Si l’on veut cautériser à de grandes profondeurs, on peut faire fondre des trochisques de potasse pure. On les fixe à un long portecrayon, on laisse la base du trochisque libre, si la surface à cautériser est large et unie; autrement c’est le sommet qui fera saillie. Comme la potasse se liquéfie facilement, on garnira les environs, surtout la partie la plus déclive.

On peut tout simplement faire couler la potasse caustique en cylindre; les premières applications lui donnent bientôt la forme conique en fondant le bout qui agit.

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