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COLIQUE

l'orme névralgique (le la douleur inlcslinale.

Coliques de miserere.

que peu de douleurs brisent autant et aussi rapidement les forces que celles de l'intestin. Le pouls s'accélère ordinairement, excepté dans les coliques dites nerveuses. Le ventre est sensible à la pression, tendu ou météorisé.

Dans une autre forme de colique qui a reçu le nom d'entéralgie, et dont les coliques des peintres et des pays chauds nous offrent les types les plus tranchés, la douleur est, par sa forme, ses accès, sa cessation subite, tout à fait semblable à la névralgie. Gomme celle-ci, elle est violente, fait jeter des cris aux patients, ne s'exaspère point par la pression, souvent même est soulagée par elle ; la paroi du ventre est rétractée, concave.

On a donné le nom de coliques de miserere aux douleurs violentes qui sont déterminées par un obstacle au cours des matières fécales dans l'intestin et qui s'accompagnent de vomissements, de rétention des matières et de lipothymies, etc. Elles n'ont rien de spécial, et quoique on les observe plus fréquemment dans l'iléus et l'étranglement interne, elles se montrent également dans la péritonite aiguë, soit traumatique, soit consécutive à une perforation de l'intestin.

Il faut distinguer la douleur du péritoine d'avec la dou- Douleurs leur intestinale; ce qui n'est pas toujours facile. Lapre- ^'^ l'intesUn

. . . comparéesàcellcs

mière est superficielle ; la momdre pression, le moindre du péritoine, mouvement que fait le malade la détermine ; il en est de même des mouvements respiratoires, des efforts pour aller à la selle ou pour uriner. La colique ou douleur de l'intestin est surtout occasionnée par les mouvements spontanés de l'intestin.

La colique est le symptôme : 1° des phlegmasies aiguës et chroniques de l'intestin; '2° des ulcérations de sa

636 SYMPTOMES PÉIUTONÉAUX.

membrane interne; 3° de toutes les formes de diarrhée; : h" de toutes les maladies qui gênent la circulation des i matières stercorales (étranglements, iléus, cancer, tu- meurs, etc.).

Elle est sympathique dans toutes les névroses, l'hys- térie, l'hypocondrie, la gastralgie^ dans l'empoisonne- -i ment par le plomb ^ dans le rhumatisme et la goutte. i On doit au contraire la considérer comme symptôme | et maladie, c'est-à-dire comme idiopathique, dans l'en-téralgie qui est endémique dans les mers de l'Indo-- Chine, à Madagascar, aux Antilles et ailleurs. Elle con-' stitue la colique nerveuse, si fréquente, chez les sujets! nerveux , après un refroidissement , une émotion mo-raie, etc. I convulsion Symiitômes fournis par la contraction de»i iuicsiinaie. muscics «le l'intestin. On ne sait presque rien destroubles que subit la motilité de l'intestin dans le cours» des maladies. On doit cependant admettre qu'ils sont por-tés, à un haut degré, dans les invaginations complètes oui incomplètes de l'intestin. Mais alors ils agissent comme! cause de la redoutable affection qui se développe alors. . Le spasme de la tunique musculaire se reconnaît surtout t à la rétention des matières stercorales; le désordre des cette même contraction se traduit quelquefois par uni phénomène contraire, la diarrhée. |

symptômes Symptômes fournis par les altérations de périionéaux. texture et de fonction du péritoine. La fonction exclusive du feuillet séreux, qui tapisse la cavité abdominale, est de permettre aux différents viscères qui y y sont contenus et surtout au tube digestif, de changer i de place, de volume, de configuration pendant l'accom-plissement de ses fonctions. Si la cavité du péritoine <

ASCITE. 637

est oblitérée par quelque maladie, ou distendue par un liquide, il en résulte des symptômes essentiels pour le diagnostic des maladies. Nous examinerons donc les symptômes fournis par les adhérences péritonéales et par l'ascite.

Bosselure de Vintestin. 1° La configuration du ventre est altérée par les adhérences que les deux feuillets du péritoine contractent entre eux. Les parois du ventre présentent alors des saillies et des sillons correspondant saiuie aux bosselures de l'intestin et à ses intervalles. Ce symp- à la sln-frc^de tôme indique l'existence d'une péritonite chronique, ou l'abdomen. la distension de l'intestin par des gaz, lorsqu'il existe un obstacle au cours des matières fécales.

2° Dans les points du ventre qui ont été le siège d'une Frottement périphlegmasie partielle du péritoine, on sent très-distinc- lonéai. tement, avec la main placée sur l'abdomen, un cra-

: quemeut qu'on ne saurait mieux comparer qu'à celui qu'on perçoit, en serrant fortement de la neige. En déprimant ainsi la paroi du ventre, on provoque le frotte-

I ment réciproque des deux feuillets du péritoine couverts de fausses membranes. Le frottement, le craquement senti

, par la main est un signe de péritonite sèche, pseudomembraneuse.

Bruit de frollement. En appliquant le stéthoscope sur nruït 1 les points oii l'on a senti le frottement, on entend, d'une ^'^ f'oi tement. I manière très-distincte un bruit qui ressemble tout à fait [. à celui qu'on retrouve dans la pleurésie et qu'on a désigné sous le nom de bruit de frottement ou de frôlement. Il est le symptôme d'une péritonite primitive ou consé- ; cutive à une des nombreuses affections qui se développent dans les organes du ventre (kystes, cancer du mé- I sentère, du foie, affection des ovaires.)

638 SYMPTOMES ^'Éj)iTONÉAUX.

De l'ascilc. Èpanckement de liquide dans le péritoine. Ascite (de «(1x6;, outre). On désigne ainsi la tuméfaction du ventre causée par un liquide épanché dans la cavité du péritoine ; nous prendrons cet état pathologique comme symptôme de maladie.

Signes de l'ascilc. Les symptômes qui révèlent la présence du liquide ascitique, sont la forme du ventre, la raatité, la fluctuation, la saillie du nombril, les éraillures blanches qui se forment à la peau et qui peuvent livrer passage à la sérosité amassée dans les mailles du derme ou dans le tissu cellulaire sous-jacent, la saillie des veines abdominales sans même qu'il existe de circulation supplémentaire profonde ; enfin la mobilité du liquide que la matité et la fluctuation accompagnent, quand on place les malades dans une position déclive, etc. Le refoulement en haut des viscères qui s'attachent au diaphragme et dont la situation peut être déteiminée à l'aide de la percussion, achèvent de rendre facile le diagnostic de l' ascite, dont nous n'avons pas à retracer l'histoire. Nous voulons seulement chercher à remonter de l'épanchement péritonéal, à la maladie qui le provoque.

Causes (le l'ascitc. La divisiou de l'ascite en symptomatique, sympathi- Division. idiopathique est insuffisante môme au point de

vue de la séméiologie. 11 faut lui préférer celle qui fait connaître la nature et la cause de la maladie, puisque le but principal du diagnostic est de nous conduire au pronostic el surtout au traitement ; or nous ne saurions proposer une coordination préférable à celles que nous avons établies dans le chapitre consacré à l'histoire des hydropisies (t. II, p. /i73.) L'ascite est donc l'elTet d'une maladie : l°du solide ; 2° du sang; 3° une simple irritation sécrétoire (ascite idiopathique.)

ASCFTE. 639

Maladies du solide. Nous trouvons, en premier lieu, Maladies du comme cause de l'hydropéritonie, les lésions qui portent i)rl!éHioine sur le feuillet viscéral on pariétal de la séreuse, soit primitivement, soit consécutivement. De ce nombre est la péritonite dans sa forme subaiguë ou plutôt chronique ; car la forme aiguë amènerait unesécrétion séro-fibrineuse irritation et purulente qui oblitérerait partiellement ou générale- '^'^'^'"«^'""■e. ment la cavité du péritoine. B. Cette phlegmasie est à son minimum dans quelques productions morbides qui comme le cancer, le tubercule, les tumeurs du mésentère, les kystes ovariques ou autres irritent la membrane séreuse, par voisinage et déterminent l'hydropisie.

2° Dans un second ordre, se placent les maladies 2" obstacle qui gênent le cours du sang : 1° dans le système de ^ 'Vu^anT"" la veine porte; 2° dans les veines mésaraïques^ de là dans le système

, T • 1 I T • r iti A. de la veine

deux groupes distmcts de maladies qui amènent 1 ny- p^rie iiépaiiquc

; dropéritonie. on intestinale;

Les unes, et ce sont les plus communes, ont leur siège dans le foie induré, cirrhosé, rempli de tumeurs cancéreuses, d'acéplialocystes ; les autres dans l'estomac, l'intestin, le pancréas, la rate. Dans ces deux cas les veines sont comprimées par les tumeurs qui gênent le cours du sang (cancer, tubercules, kyste, hypertrophie splénique, hépatique, etc.).

Les maladies du cœur, de la veine cave, des veines n. dans le

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