X. De la prédisposition
La prédisposition est toute espèce de modification de De la l'organisme qui le rend apte à contracter la maladie ; ^ oSuon!"' soit parce qu'à un moment donné cette modification dépasse ime certaine limite physiologique, soit parce qu'il intervient une autre cause qu'on appelle occasionnelle ou excitante, La prédisposion crée une aptitude fâcheuse à recevoir la maladie, une sorte de susceptibilité, d'imminence pathologique.
On ne sait si la prédisposition tient à une altération de texture ou à un trouble des propriétés vitales; nous penchons vers cette dernière hypothèse. Il nous semble plus naturel de faire jouer à l'état dynamique un rôle, qu'il n'est guère possible d'attriijuer à une lésion de texture, car il faudrait supposer que celle-ci est entièrement latente. 11 est vrai que nous ne pouvons pas spécifier dav.intage la nature et le siège des troubles dynamiques. En disant que les forces vitales, ou la résistance aux causes morbifiques, sont lésées, nous ne jetons pas une
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grande lumière sur le sujet. Ce quil y a de certam,
unétaldynamique
c'est que la prédisposition n'est pas un état morbide, ^^^^^^^^i^ puisqu'elle ne se manifeste par aucun phénomène ap- matériel.
préciable ; elle constitue un état latent plutôt physiologique que pathologique. Nous ne l'admettons qu'à l'aide d'un raisonnenient à posteriori qui nous fait supposer une cause parce que nous observons un effet. me Quand une maladie se déclare chez un sujet qui n'a été
soumis àaucune cause spécifique évidente (virus, miasme,
prédisposition , t . , jtj- «i-
ei de la cause contagmm), OU est conduit a supposer une prédisposition
occasionnelle, ç^^'q^^ ^'a pas aperçue et l'action d'une autre cause passagère, accidentelle, à laquelle l'organisme aurait résisté, s'il n'avait pas été prédisposé ; de cette double intervention résulte la maladie. Il s'en faut bien que les choses se passent toujours ainsi. Une cause quelconque, à laquelle nous retirerons dès lors son ûtved' occasionnelle, peut à elle seule, et sans prédisposition préalable, produire la maladie, quoi qu'en disent les auteurs qui, avec Gaubius et d'autres, veulent absolument deux causes pour un même effet morbide. Ainsi, de même qu'il nous paraîtrait contraire à l'observation de nier qu'un sujet, soumis pendant longtemps, à des causes nocives faibles, ou pendant un temps très-court à des causes énergiques, ne puisse pas contracter une maladie, sans le concours d'une cause occasionnelle, de même nous croyons que celle-ci, ou une autre, suffit, à elle seule, pour développer la maladie.
Des diiTérenies Hérédité innée, La prédisposition est innée ou acquise, cspcces La première est transmise par voie d'hérédité directe ou
prédisposition: indirecte. Les parents propagent leurs affections par germe, par maladie ou par prédisposition ainsi que nous l'avons dit; nous n'avons pas à revenir sur ce sujet. (Voyez Hérédité.)
A, iicréditaire. A. La prédisposition héréditaire ou l'aptitude à la maladie, est donnée par le tempérament, l'idiosyncrasie, la constitution spéciale, la prédominance d'un état sta-
D. Innée.