I. Pesanteur
Hé la pesanteur. Quoiqu'on connaisse mal les effets i« pesanieur.
de cette force à laquelle obéissent les parties solides et
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liquides du corps humain, on peut affirmer qu'elle se montre, d'une manière évidente, dans un grand nombre de maladies. Presque toujours la pesanteur joue le rôle de Elle est souvent ause occasionnelle, c'est-à-dire qu'elle provoque des occasi'onnciie. effets morbides dans des organes préparés à les ressentir par une autre cause. Le développement d'un œdème des deux membes inférieurs, sous l'empire d'une affection du cœur ou de toute autre maladie qui provoque la stase du sang, l'œdème et les congestions passives de la base des poumons, la rougeur et l'œdème des jambes chez un sujet atteint de varices et chez les femmes grosses, les douleurs vives et lancinantes, l'accroissement de la rougeur et du gonflement dans un membre atteint de plegmasie et placé dans une situation déclive; au contraire la ces-
salion de tous ces accidents lorsqu'on élève fortemtfnt le membre : voilà quelques-uns des effets de la pesanteur. Danstous les casque nous venonsde passeren revue, etauxquels nous pourrions en ajouter un grand nombre d'autres, la débilité générale ou locale, et, à plus forte raison, la diminution de la contractilité des tissus et surtout des vaisseaux capillaires, enfin l'affaiblissement de l'innervation, jouent le rôle de causes prédisposantes, et la pesanteur celui de cause occasionnelle. Aussi vient-on à faire cesser celle-ci, les effets déterminés par l'autre se dissipent d'euxmêmes; ils ne se manifesteraient pas non plus sans elle. Les anémiques peuvent, pendant longtemps, subir des fatigues assez grandes sans que le pourtour des malléoles s'œdématie; à la fin cependant ce phénomène se montre quand les malades restent longtemps debout. Maladies La lipothymie et la syncope n'arrivent que dans la du liquide statiou Verticale, chez les anémiques, parce que la pesan-
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teur tend a contre-baJancer le cours du sang vemeux et même finit par en triompher, pour un instant heureusement très-court. C'est à une cause du même genre qu'il faut attribuer la tuméfaction plus grande et les douleurs plus vives qu'on observe dans les tissus enflammés lorsqu'ils occupent une partie déclive, la formation des escarres, des ulcères, des hémorrhagies, des hyperémies chez les sujets plongés dans une grande débilité. Le prolapsus des organes, tels que l'utérus, le testicule, la membrane du rectum, de la vessie, est également favorisé par la pesanteur.
Nous ne poursuivrons pas plus loin cette étude générale. Nous avons voulu seulement montrer que la pesanteur, considérée comme cause de maladie, agit secondairement, occasionnellement, et qu'il faut un travail morbide anté-