‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 226 sur 232 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

Résumé. Le cosmos et l'homme, ou le macrocosme et et le microcosme, se trouvent sans cesse en présence, et tel est le rapport intime qui les unit qu'on ne peut les concevoir séparés, ni agissant indépendamment l'un de l'autre. Le premier, avec ses lois immuables, entraîne le second, et l'elTet de cette force toute-puissante est de soumettre l'homme, comme les autres corps de la nature, à une rapide mutation, qui entraîne la matière, organisée comme l'autre, et qui, après l'avoir fait naître, changer et vivre, la pousse également vers la destruction. L'homme subit cette loi, et la maladie en est une des formes, ou plutôt une des nécessités. D'abord, comme matière organisée au repos à l'état statique, il est sujet à des maladies dont il apporte le germe en naissant, et qu'il transmet à ses descendants (maladies innées et héréditaires). Mis en présence du cosmos, l'organisme doué d'une activité propre, ou en d'autres ternies la matière

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organisée en mouvement, devient passible d'im grand nombre de maladies. Elles tiennent à ce que l'homme, en vertu de sa spontanéité, se met trop souvent en guerre ouverte avec les nombreux modificateurs du cosmos, soit par ignorance, soit parce qu'il y est poussé par de funestes passions. De cette source féconde découlent un nombre considérable de maladies qui le font périr, avant l'époque fixée par la nature. Les rapports nombreux qu'il entretient avec les corps organisés ou inorganiques, l'exposent à des maladies qui lui sont données par ces deux sortes de matières. Les animaux avec lesquels il vit, et tous les corps qu'il fait servir à ses usages et à son existence sont une autre cause de maladie. Enfin, comme si ce n'était pas encore assez de tant de causes de mort, il se développe, à certaines époques, sur le globe terrestre, des agents de destruction dont la raison humaine n'a pu pénétrer l'origine ni la nature, et qui produisent les redoutables épidémies qui déciment notre espèce, à la manière de la famine et de la guerre. Ainsi, l'homme se meut librement dans le vaste cercle où le cosmos le tient renfermé; mais en le parcourant, il y trouve à la fois et la condition de son existence et la cause de sa fin nécessaire.

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