‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 92 sur 232 · ÉTUDE MICROSCOPIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE MICROSCOPIQUE

ractère d'une maladie du sang. Nous en avons longuement traité dans notre premier volume auquel nous renvoyons le lecteur (tome I, p. 528).

Examen microscopique. Avant qu'on possédât des no- Examen

, . , , , • . , microscopique,

tions certames sur les caractères microscopiques du sang, on croyait que l'altération des globules rouges et blancs, ou la présence d'un élément morbide tel que le pus, allait jeter une vive lumière sur le diagnostic. Malheureusement ces espérances ne se sont pas réalisées jusqu'à Ce jour ; on a seulement réussi à détruire les erreurs qu'une étude trop superficielle avait d'abord accréditées. peuKcond en

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On s est assuré par exemple, que les altérations si variées géméioiiques. de forme, de volume, de couleur que prennent les globules rouges chez les malades atteints de typhus, de fièvre typhoïde, de choléra, de scorbut, etc. , se manifestent également dans d'autres maladies et même dans le sang tout à fait normal. Il est donc inutile de revenir sur ce point actuellement acquis à la scieuQe. Bornonsnous à indiquer quelques rares applications de l'étude microscopique du sang à la séméiologie.

Quand on veut étudier le sang d'un malade, on l'extrait Globules blancs;

leucémie

par une piqûre faite au doigt et on le reçoit sur une plaque de verre ^ on le mêle à une solution alcaline ou sucrée et on l'examine à l'instant même. On peut alors découvrir deux altérations : 1" l'existence d'un nombre anormal de globules blancs ou de ceux qui caractérisent le pus. La première altération, dont la nature intime reste ignorée jusqu'à présent, se lie à l'aiïection qu'on appelle leucémie ou leucocylémic. (Voyez t. I, p. 603.) Elle indique ordinairement une maladie du foie, de la rate, des ganglions mésentériques, ou une cachexie profonde dont le pronostic est toujours grave,

parce que la cause en est inconnue et la thérapeutique vacillante et incertaine.

Globules de pus Le pus, OU plutôt ses corpuscules, ne peuvent être dans la pyémic. ^etrouvés dans le sang que lorsqu'ils y sont en assez grande quantité. Les caillots du cœur, le sang fluide que renferment cet organe et les grosses veines centrales, peuvent servir à ce genre d'exploration. Nous avons plusieurs fois constaté la présence des globules caractéristiques dans la pyémie quelle qu'en fût la cause, mais nous ne les avons jamais rencontrés dans le sang extrait des vaisseaux pendant la vie. Cependant d'autres observateurs disent les avoir vus très- distinctement dans le sang de la saignée. La fluidité du sang, l'absence de couenne et les autres signes physiques dont nous avons parlé précédemment indiquent, d'une manière plus tranchée, l'existence de la pyémie.

Le microscope seul pourrait faire découvrir dans le sang les entozoaires tels que le polystome et les filaires.

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