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NOTIONS TECHNIQUES

L'analyse du sang, |)ar la méthode hématospectroscopiquc, est pratiquée au moyen d'appareils très simples.

L'hématoscope de verre, un spectroscoque à vision directe, coramp

TO

Fi;r. 18. — S|»oclitïsi*ope à vision dirwto.

celui qui esl représenté dans la figure ci-jointe, tels sont les inslnimcnt?'

fijr ly, Coufie du s|tectn>scopo à vision directe niootnnl la disposition des trois prismes intérieurs.

suffisants pour l'analyse qualilalivo et quantitative de l'hémoglobine et pour l'étude de la n*duction de l'oxyhémoglobine.

*' A. HéxocoTE. NoCe sar l'étude bcniatosropîqiie du sang dans l'intoucation par Toxyde et carbone. ApplicatioQS incdJco4égales. Compte* rendmz de la Soc. de h'ol., 7 mai 1887.

ÉTIDE DES TJIANSFORMATIONS DE LMIÉMOGLOBI.NE.

Pour les (lôinonstrations, les recherches h Thôpital ou dans le cabinet de consultations, j ai fait construire divers modèles d'hématospeclroscopos dans lesquels les mensurations sont facilitées par des dispositifs s|>éciau\ dont on trouvera l'exposé technique dans mon Aide-mémoire de Speclroscopie biologique ('). (Voy. p. 106.)

Eniin j'ai établi, sous le nom d HÊMAToscorE à a>'alyselr chromatique ('), un appareil d'une grande utilité pour la sémiologicpie, puisqu'il permet d'évaluer la quantité d'oxyhémoglobine du sang avec une appréciation suflisante pour les recherches cliniques, sans extraire une goutte de sang, |>ar Texamen spectroscopique direct des téguments et des nuiqueuses.

Cet appareil, représenté dîuis la ligure 20, M* e4>in|>ose d'un spectroscope à vision directe, devant la fente duquel se fixent successivement deux disques 1) à ouvertures.

L'un de ces disques porte des verres gradués de couleur jaune, im verre bleu urané et une ouverture libre, l'autre des verres gradués jaunes. Ces disques s'adaptent à un collier fixé au spectroscope et sont maintenus |inr un bouton.

On examine la lumière réfléchie par la |Kiunie tle la main, le verre bleu a pour fonction d'augmenter l'intensité des bandes de roxyhémoglobine et d'en bien déterminer les |N>sitions dans le spectre. Continuant à examiner, on fait UmiTier le disque et on cherche (piel est le verre jaune qui fait disparaître ces bandes, en ayant soin de commencer par le verre le plus pâle.

Le chiffre, gravé sur le disque près du verre considéré, indique la quantili» d'oxyhémoglobine contenue dans le sang.

Avec cet instrument, il est facile de déterminer la quantité d'oxyhémoglobine du réseau vasculaire à la paume de la main, et k l'ongle du pouce; chez les enfants, au front, ou à la main, et comparativement la quantité d'oxyhémciglobine du réseau vasculaire des lèvres qui est de 1 à 1 ,5 pour KM) plus élevée que celle de la surface tégumentaire, et d'ailleurs très rappnHrhée de celle de la muqueuse palpé brale.

L'analyseur chromatique est un moyen de constater le degré de Thyperémie dans les érythèmes, les éruptions congestives, la surface

Fiîf. «.

(') A. llt.\ocQtE, Speclroscopie biulojcique. Speclroscopie du sang. EncycL scient, des aidetttémoirt de Léauté. G. Masson el Gauthier- Villars. Paris, 1895. — A. IIénocqce, Spectro- «oopic bioUif^que. Speclroscopie des organes des tissus et des humeurs. Encyclop. scient, des mide-mémotre de Léauté. G. Masson et Gauthier-Villars. Paris, 1897.

'*) A. HÉ50CQCE, Analyse du sang dans les tissus vivants, analyseur chromatique. Archives de yhffëiol.^ i*' janvier 1S03, p. 51.

dos tumeurs, ou les tissus mis à nu par ulcération ou par opération (le« nuiscles, par exem|)le). Son emploi est surtout indiqué chez les nourrissons, les enfants élevés dans la couveuse et, en général, chez les sujets cpii peuvent redouter une piqûre ou ceux pour lesquels il est nécessaire de ivpétcT souvent Tétudc de Tactivité de la réduction.

Le plus complet des instruments destinés aux démonstrations et aux

recherches de physiologie et de médecine légale est rhématospcctroscope grand modèle qui est représenté dans la figure 21.

Cet appareil est disposi'' de façon à obtenir les mesures les plus prwises des divers phénomènes spei'- Irosi'opiques.

Tous h»s mouvements ?

sont ojH»rés mécaniquement. 11 est constitué par ime partie optique, lespet*- Iroscope S, et uiiemontun* ou stative à colonne articidée sup|>ortant deux platines PI, I^ et un miroirM.

Ce spectroscope S porte une échelle spectmmélrique laténde, il i»sl fixé à lu |uirtie su|WTieiirt* de la platine PS. sur laquelle il se déplace latéralement dans les deux s«^ns au moyen tie la vis YC. Ce déplacement est mesuré sur une échelle placée à la faoi» su|HTieure de la platine supérieure. h\ mise au iH^int est obtenue jku* le pignon VA. Le pignon YB, actionnant une criMuaillèiv, {HTiuet dVIevcr ou d*abaisser tout rensembic du sjHvtntsiOjv et d intnHluin». cntrt» les platines PI. PS, les cuves hémato- ^oopiquos,

1 cnstMublt» de Tapivueil jvut s'incHutT de manière à pennettre Tob- MT\alion dans une |^»sition luM'iioulaU' ou verticale.

>»^ il. Ht'tiuto^HVti\>s«v{H^ d Uvntvtiu>> ^-rinJ iiu^Irl»'.

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