Il y a quelquefois bien plutôt apnée
Néanmoins, nous sommes loin de vouloir nier que les femmes hystériques et les sujets hypochondriaques ne puissent être atteints d’un asthme véritable.
4, Distinctionentre le croup etl'asthme.
— Millar (74) attribuaitle croup à un état spasmodique ,.et cet écrivain, à l'exemple d’un prédécesseur (75), le désigna par la dénomination d’asthme , qu’il appelle aigu à cause de sa marche rapide, et asthme des enfants en raison de l’âge où il se développe surtout. Wichmann (76) (remarquable même dans ses erreurs (77)) a mal interprété Millar en prétendant que cet auteur illustre avait décrit une maladie différente du croup, et à laquelle personne n’avait songé avant Jui (78). Mais ce n'est pas tout. Wich-
(75) C’est avec raison que Fr. Hoffmanb, 1. c., $ 4, dit : « Hoc vero convulsivum asthma differt omnino a suffocatione hystericarum, quæ nonnisi spasmodica constrictione, ac veluti strangulatione summarum faucium, laryngis, et pharyngis nititur; et arctato laryngis canale, aeri sufficiens , liberumque ad pulmones iter præscindit : cum in nostro affectu transitus per arteriam asperam satis liber sit, et vitium in ipsis potius hæreat pulmofibus. »
(74) Obs. on the asthma and on the hooping-cough. Lond., 1769.
(75) James Simpson, Diss. de asthmate infantum spasmodico. Edind., 1761.
(76) Ideen zur Diagnostik. Hännov.,
(77) Soit, par exemple, la théorie ingénieuse, mais en même temps fausse, de cet auteur sur la dentition et le polype du cœur. V. op. c.
(78) Benj. Rush (Obs. on the spasmodie asthma of children, in a letter to Dr.
Millar. Lond., 1780) dit : « Dr. Home is the first who has given us an accurate history of it. He calls it croup, or suffocatio stridula, a name by which it is known in Scotland. Dr. Millar likewise in a pamphlet lately published (Obs. on the asthma or hooping-cough}) describes
it very accurately. » Crawford (Diss. de
MALADIES DES PAROIS THORACIQUES
mann, comme s’il se fût agi d’une création de l'imagination, a ajouté le nom de l’auteur à la maladie, d’où la dénomination d'asthme aigu périodique de Millar. Il ajoute même que sa pratique particulière lui a montré que ces affections présentent des signes à l’aide desquels on peut les distingner entre elles, et réclament un mode de traitement tout différent.
Cet auteur décrit en effet l'asthme de Millar comme une maladie qui se développe par accès et offre des intervalles d’un calme parfait (79), ne s'accompagne jamais de sécrétion de lymphe coagulable (80), offre de l'oppression de poitrine, et une voix profonde, et fort rarement, pour ne pas dire jamais, ne se complique de toux (81). Mais quelle personne ayant présente à la mémoire l’histoire du croup (82) pourra regarder cette affection comme offrant des paroxysmes et des rémissions , se dévelop-
pant sans sécrétion de lymphe coagula-
ble , s’accompagnant d’oppression de poitrine et d’une voix profonde, et ne présentant pour ainsi dire point de toux?
Pour ce qui regärde le mode de traitement, Wichmann recommande comme un spécifique contre le croup les moyens anti-phlogistiques ; contre l’asthme , son musc. Mais nous avons déjà dit que le musc peut également trouver son application dans le croup (83). Après avoir sérieusement réfléchi sur toutes ces circonstances, les médecins qu'avait séduits l'autorité de Wichmann (84) ont complètement abandonné ses opinions (85); et,
cynanche stridula. Edinb., 4777) dit :
« Morbus, de quo tractaturus sum, vulgo per vocabulum croup cognoscitur,"er nuperrime depictus fuit a Dre. Millar sub nomine asthmatis infantum.» — Noëlius (Disp. de angina tracheali. Edirb., 1794; $ 30) prévient que Millar n’a point voulu décrire une maladie nouvelle,
(82) Cap. 11.
(83) EL. c., $ 14, n. 6.
(84) De ce nombre, il faut ranger en première ligne Lobenstein Loebel (Erken-
ntniss u. Heil. d. hautigen Braune, des
Millarschen Asthma u. d. Keichhustens.
Leipz., 4811), qui a strictement suivi Wichmann.
(85) 11 faut ajouter ce consensus una-
nime aux savantes remarques de Jean: |
Christ Albersi (Commentatio de diagnosi asthmatis Millari strictius définienda:
DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN , DU THYMUS ET DES POUMONS
reveaus sur l’objet qui nous occupe, ont d’un accord unanime proclamé le croup et l'asthme de Millar une affection absolument identique; ce qui ne nous empêche pas néanmoins de convenir que lesenfants, sans être atteintsd’asthme proprement dit, ne puissent être sujets à diverses dyspnées, parmi lesquelles nous citerons comme très-fréquentes celles qui résultent du travail de la dentition, des maladies du cerveau, de la colonne vertébrale et de l’abdomen.
5. Distinction entre la phthisie tracheale et laryngée et l'asthme: — La difficulté de la respiration avec sifflement et des angoisses excessives, particulière à la phthisie laryngée et trachéale déjà ancienne (86), se rencontre quelquefois dans l'asthme, mais plus particulièrement dans les cas où elle se complique subitement de suffocation hystérique (87).
6. Distinction entre la phthisie pulmonaire et l'asthme. — Ta phthisie pulmonaire se trouvant parfois pour ainsi dire compliquée d’asthme (88), prenez bien garde d'attribuer à un simple spasme la difficulté de la respiration qui est due à une lésion du cerveau (89) ou des plexus nerveux pulmonaires. L'état du malade, ses maladies antérieures, et les rè-
on
Gœtt., 1817) deux arguments de son oncle, enlevé trop tôt, hélas! du nombre des vivants, Jean-Abraham Albersi (préface pour l’ouvrage précédent), enfin à Ia déclaration générale des médecins, confessant n'avoir jamais rencontré dans leur pratique de cas d’asthme de Millar,
(86) Cap. 1v, $ 2, n. 1.
(87) J'ai rencontré un exemple tout-àfait semblable chez une malade dont il a été question plus haut (ch. 1v, $ 4, n. 1).
Toutes les fois, en effet, qu’elle était tourmentée de vif chagrin, elle était prise de suffocation hystérique, dont les symptômes, portant sur le larynx, offraient, par leur réunion avec ceux résultant d’un ulcère de la trachée, un spectacle horrible. Les yeux sortaient des orbites, la ace devenait toute bleue, le cœur éiait palpitant, le pouls presque éteint, et la malheureuse, couverte d’une sueur gla- Céc, se tournait ct retournait avec déses- Poir et anxiété dans tous les sens, Cette scène se prolongeait quelquefois durant une heure entière.
. (88) Cap. 1v, S9, n.5.
. (89) P. a, vol. 1, sect. 1, cap. 11, $ 10, M: cf sect, 11, Caps.xiv, S 72, n. 9, (Ed, de Leyps.)
Frank. tou, 1v,
gles quenous avons données ailleurs (90), viendront dans ce cas aider le diagnoslic.
7. Distinction entre l'hydrothorax et l'asthme. — Comme l’hydrothorax présente de la difficulté dans la respiration, et des accès de suffocation qui se font Surtout ressentir durant la nuit, cette maladie pourrait aisément être confondue avec l'asthme, sans la différence que présente la sécrétion urinaire, peu abondante dans le premier cas, copieuse au contraire dans le second. De plus, la percussion du thorax, l'extérieur du malade .
l'existence ou l'absence d’œdème externe et les maladies antérieures viennent éclairer le diagnostic. Du reste, il ne faut pas ignorer que l’hydrothorax peut quelquefois compliquer l'asthme.
8. Distinction entre les affections du cœur ou des grands vaisseaux, et l'asthme.— Quoique nous ne partagions pas l’opinion d’un médecin qui attribueles symptômes de l'asthme, plus particulièrement chez les vieillards, aux affections du cœur et des gros vaisseaux (91), et quoique nous applaudissions aux efforts de Ducamp pour démontrer la fausseté de cette manière de voir (92), nous ne nierons pas cependant que l’ossification des artères coronaires et des valvules du cœur, ainsi que l’anévrisme de Ja crosse de l'aorte (93) , ne donnent souvent lieu à une orthopnée périodique offrant la plus grande ressemblance avec l’asthme (94).
9. Origine et nature diverses de l'asthme. — Comme celles de la dyspnée, l’origine et la nature de l'asthme peuvent être variées. On peut dans cette maladie accuser l’encéphale, ainsi que le prouvent l'influence des affections morales dans l’asthme (95), la céphalaleie,
(90) Cap. 1v, K 9, n. 10.
(91) Rostan, dans Journal général de médecine, chirurgie et pharmacie. 1818, septembre,
(92) Ibid. 1819, octobre.
(93) Cfr. Hufeland’s Journ., 1890, may,
2 Là
(94) Cfr. Chap. de l’angine de poitrine et de l’anévrisme de l'aorte.
(95) L'auteur d’un livre très-ancien, De morbo sacro (n. 16), dit : « Ex nulla alia nobis parte voluptates contingere, et lætitias, et risus, et lusus, quam ex cerebro, ilemque moœrores, €t anxiétates, tristiliasque, ac ejulatus, et querelas. »
Ajoutez Morgagni (ep. xv, art. 5) : « Vidétur sance ex his, çbvium medicis essa
qui souvent en annonce les accès, et sa connexion avec la manie (96). Si d’un autre côlé l’on considère l’agitation des muscles thoraciques scus l'influence des paroxysmés de l'asthme, il esttout naturel de penser que la colonne vertébrale d'où partent les nerfs qui se rendent à ces muscles pourrait bien parliciper à la maladie. Ajoutez à cela que l’accès d'asthme se développe par suite de la participation du canal vértébral à la chaleur du lit, que la position élevée du corps y apporte du soulagement , que la sécrétion urinaire est fort abondante (97), que souvent les plaisirs de l'amour provoquent la maladie, ét que les épaules sont douloureuses.
L'origine abdominale de l’asthme ne peut également être révoquée en doute, si l’on considère que toute irritation du plexus cœliaque par des stimulants abdominaux (par exemple un calcul biliaire (98), des vents, un état congestionnaire de la veine porte) doit nécessairement se communiquer aux poumons , puisque Ces organes recoivent leur sensibilité des mêmes nerfs ; qu'un obstacle gênant le libre afflux du sang de l'artère cœliaque dans l'estomac, le foie et la rate, doil occasionner l’engorgement de l’aorte thoracique, du ventricule gauche du cœur ct de
debuisse quam potestatem habeat in res:
pirationem cerebrum, naturalibus dumtaxat cogitationibus, sed quotidianis animi affectionibus nonnihil commotum , éamdemque multo majorem habere posse, euim vi morbi vehementiore irritatur, aut prémitur. » « J'ai souvent observé un asthme: chez les personnes fort âgées, après une légère attaque d’apoplexie ou de vertige, qui d’abord les fait tomber par terre. » Floyer, 1. c., p. 146.
(96) Withering, on the Foxglove, case 94. — Bree, 1. €, p. 110. « Asthma, likevise , is succeded occasionally by insanty. »
(97) Formey, Vermischte med. Schriften. 4 B. Berl., 1821. Kap. Ueber d. Éinwirkung d. Rückenmarkes u. d. Nervenknoten auf der Erzeug. patholog.
Zustande in d. Urimwegen. ;
(98). « Instances of disorder in the first passages, or biliary ducts of asthmatics, have been remarkedby many physicians; aud I have no doubt, if more attention were paid to the subject, much additiomal evidence would be produced. » Bree, 1.c., p. 193. Cfr. Ferriar, Med. hist.,etc., vol. u, p.53. —Millar,l, c.—Iloffmann, De asthmate çonvulsivo, obs, 24, p. 195.
MALADIES DES PAROI THORACIQUES
la veine pulmonaire, et qu'il doit résulter inévitablement de la gène pour les poumons par suite de l’extension mécanique des viscères contenus dans le sac péritonéal, laquelle extension, tantôt soulève le diaphragme, tantôt comprime les grands vaisseaux. Ajoutez encore que fort souvent l'asthme s'annonce par un état maladif des premières voies. Il faut rapporter l'asthme à une affection primitive des poumons , lorsque la membrane muqueuse qui revêt les conduits de l’air vient, par suite d’une cause catarrhale ou de toute autre irritation métastatique, à se gonfler, et finit par entrainer l’oblitération de ces conduits, ainsi qu’on l’observe dans le coryza; lorsque.le même phénomène résulte de la contraction spasmodique des bronches ; lorsque l’atonie ou le relâchement de, ces mêmes conduits empêche l'entrée d’un air nouveau dans les poumons qu’ils n’ont pas su débarrasser de l’ancien; lorsque l’air s’échappe hors de ses voies naturelles pour se répandre dans le parenchyme du pou mon, et lorsque la surabondance du sang dans l'aorte, l'artère pulmonaire, la veine cave, mais surtout la veine azyg0s (99), comprime le poumon et la.trachée.
On peut encore admettre, comme une hypothèse du moins, que la pléthore artérielle et veineuse peut non-seulement nuire aux poumons d’une manière directe, mais encore indirectement, en causant dans l’encéphale et-le canal rachidien l'irritation de l’origine des nerfs qui se rendent aux poumons, aux muscles thoraciques ct äu diaphragme. Pourquoi une irritation semblable ne pourrait-elle pas résulter d’une, cause arthritique ?
L'âge, la condition , le sexe masculin, plus exposé à l’asthme que le féminin, la marche périodique de cette affection, l'influence qu’exercent sur elle les changements atmosphériques, et l'état des urines après ces atteintes, donnent de la vraisemblance à cette conjecture: Toutes ces circonstances n’excluent pas la possibilité du développement de l'asthme par suite d'une sensibilité morbid t d’un état d'hébétude de tout le système nerveux. Si en effet l’on admetlexistence possible d’une telle lésion, et l'empire de son influence pour troubler l'exercice des autres fonctions, pourquoi ne pas admettre le même résultat par rapport à la fonction respiratoire ? De tout ce qui
(99) Ch, iv, $ 4, n, 6, |
De LA PLEVAE ; DU MÉDIASTIN, DO MHrMUS PA bré Poumon?
précède , on doit conclure que nous ad- “mettons un asthme d’une origine encéphalique, spinale, abdominale, thoraci- ‘que el d'une nature inflammatoire, catarrhale, gastrique, arthritique et nerveuse.
C’est peut-être à cette dernière espèce qu'il faut rapporter l'asthme symptomatique des fèvres intermittentes larvées (100).
10. Pronostic. — La théorie que nous ‘venons d'émettre sur l’origine et la nature de l'asthme, et qui fait dériver cette affection de diathèses diverses, sur lesquelles l’art médical peut exercer une certaine influence, devrait faire conce- Voir un pronostic plus avantageux que celui en particulier formulé en ces termes : « Vetus asthma mirabile phan- ».tasma , quod nullum curat cataplasma, » quod sicut in juvenibus curatu ést dif- > ficile, ita in senibus incurabile (1) » ; ou bien de cette autre manière : «Asthma » fidus, Achates usque ad urnam ». Mais il faut considérer ici que beaucoup de médecins n’ont émis une opinion aussi désespérée que parce qu’ils .confondaient souvent avec l'affection qui nous occupe les maladies du cœur et des gros vaisseaux (2), ce qui leur a trop fait envisager comme probable le changement de l'asthme en hydrothorax. Du reste, quoi d'étonnant à ce que cette affection invélérée et déjà pour ainsi. dire associée à l'idiosyncrasie de l'individu (3), surtout si elle-est mal traitée, se montre si rebelle ?.,. Rebelle, voilà tout, car alors même elle n’est-point un obstacle à la longévité du patient (4), et. quelquefois l'asthme s'éteint de lui-même à la longue (5). Quant à l'éloignement de l'accès, il
(100) Lisez, sur cette espèce d’asthme, Floyer, 1, c.,p. 42, 45; —et Nebel, Asthna -gravissimum -instar quartanæ periolice recurrens, cortice peruviano. curaum. (Acta nat. cur., vol. vin, n. 409.) (1) Hertodt, dans Crocologia, p. 424.
(2) C’est l'opinion de Brée (I. c., p.
8), lorsqu'il dit : « Uncomplicated asth-
a is so seldom fatal, that few opportu-
üties have occurred of searching for its ause by dissection. »
(5) II faut lire Brée (1, c., p. 201) lorsjuil explique le retour des accès par association des idées et des mouvements.
(4) « J'ai trouvé des asthmatiques qui dont dit l’avoir été pendant cinquante n$, et se sont néanmoins assez bien porés.» Floyer, 1. c., p. 21
(5) Duçamp, dans Journal général de
est bien évident que l’on ne réussit pas
immédiatement; quelquefois un long intervalle de repos doit être attribué an
développement d'une maladie intercur-
rente (6). |
$S IV. Traitement.
1. Généralités. Le traitement de l'asthme, ‘qu’il faut apprendre chez les anciens (7), présente deux indications : l’une concernant l'accès ; l'autre, les ‘intervalles de liberté. Toutes deux doivent être subordonnées au caractère spécial de l'affection et s'affranchir au.
tant que possible de l'administration empirique des médicaments yantés comme spécifiques, En général, aussitôt que se manifestent les prodrômes de l’accès ; il faut administrer un lavement ; aussitôt après son développement. que le malade quitte le lit (8), se tienne dans une atmosphère un peu froide et entouré de peu de monde. La poitrine doit êlre mise à nu, mais. que surtout l'on segarde bien de l'usage d’onctions ou de cataplasmes odorants (9), ainsi que des frictions (10), si ce n’est sur l'épine dorsale et les hypochondres; que:le-malade choisisse la position qui lui plaît le mieux (11). On a encore vanté la ligature médecine française ét étrangère. 1820, Juillet, p. 155.
(6) « J'ai su que le roi Guillaume, qui était attaqué de l'asthme, n’en avait été aucunement incommodé pendant la sup- Puration d’une-plaie causée par un boulét de canon qui lui avait froissé l'épaule à la paie de :Boyne. » Floÿer, 1. c.,
P (7) « J'ai lu la plupart des auteurs mo.
dernes, et jusqu’à présent j'ai essayé inutilement Teur méthode... C’est pourquoi Je.me suis tourné vers les’anciens,:savoir :
Galien, Paul d’Ægine, Aétius, etc.s j'y ai trouvé des idées plus raisonnables. »
Floyer, k..c., p.20.
(8) Cela abrège l’accès, diminue l’oppression et facilite la respiration.» Floyer, 1:'C., D. 10% |
(9) «II faut que la poitrine des asthmatiques soit tenue. fraîchement , pendant l'accès, et ne point l’oindre avec des.huiles qui aient de l’odeur, car cela est nuisible. Tout emplâtre sur la poitrine gêne la respiration. » Floyer, L. c., p. 167.
-(10).« Les frictions sur quelque partie que.ce soit inçcommodent , beaucoup, > Floyer, I. c. £
(11) eWepfer observayit paroxysqmum
des membres inférieurs etsupérieurs (12), - mais il reste encore à démontrer sien calmant l’accès on peut en éprouver un soulagement durable (13). Pendant toute sa durée, que le malade s’abstienne entière ment de viande (14); des œufs avec du vinaigre constituent une nourriture fort convenable (15). Durant les intervalles, le régime diététique le plus simple sera le meilleur. On a vanté les bouillons de choux rouges (16), ainsi que le suc de navet (17). [1 fout éviter tout ce qui pourrait donner lieu à des affections morales tristes (18). Le thorax doit tre recouvert d’un vêtement de toile cirée:et de laine légère (19).
9! Traitement de l'asthme inflammatoire , surtout hémorrhoïdal.
À. Durant l'accès. — L'ouverture de
asthmaticum citius sedari non potuisse, quam expansis alis, et brachiis mensæ impositis ; alios quoque levamen sensisse, quando inclinato capite, pectus concussum fuit. » Vater, Diss. cit., p. 31,
(12) Jul.-Cæs. Claudini, Tract. de ingress. ad infirm., l. 1, cap. vin. Dans l'asthme (peut-être bien plutôt une suffocation hystérique) dont la comtesse Kevenhuller fut atteinte à Milan, les accès disparaissaient aussitôt sous l'influence de ces ligatures. Les maniluves produisaient le même résultat. (Tiré des notes de mon père.) sh
(15) Je.n’ai pas oublié ces paroles de Whytt (Sympathy of. nerves, p. 72):
« Increased motion of the organs of respiration in the fit of an asthma, they are the efforts of nature to free the body of something hurtful. »
(14) « Et pour engager les asthmatiques à ne pas manger de viande pendänt l’accès, je dois leur dire que plusieurs ont été étouffés pour en avoir mangé, et quo cela est cause que l'accès dure quatre ou cinq jours de plus.» Floyer, 1. c., p-. 162.
(15) « Un œuf ou deux pochés, pris à diner avec beaucoup de vinaigre, sont très-bons. » Floyer, 1, c.
(16) Tullon, Ergo asthmati juscula caulium rubrorum. Paris., 1652. :
(47) Act. nat, cur., vol. 1, obs. G2.
(18) < Aussi remarque-t-on que tous les asthmatiques, lorsqu'ils sont fächés ou chagrins, ont plus souvent des accès que lorsqu'ils sont de bonne humeur. »
l'loyer, 1. c., p.182.
(19) Ramsay, dans The London medical and physical Journal by Fothergill, 4816, february,
MALADIÉS DÉS PAROLS THOÔRACIQUES ;
la veine procure d’autant-plus de soulagement que la maladie est plus récente et l'accès plus fort; sur un sujet affecté d'hémorrhoïdes, c’est au pied qu'il faut la pratiquer (20). On s’abstiendra de tous remèdes échauffants pour s’en tenir à l'usage du nitrate de potasse (21)...
B. Durant les intervalles. — T1 faut continuer alors l’usage de ce dernier médicament. La tisane, que nous avons déjà vantée précédemment {22), est aussi fort convenable. Que si la suppression d’une hémorrhagie quelconque pouvait être considérée comme l’une des causes dé terminantes de la maladie, il faudrait s’efforcér de la rappeler par une application de sangsues , ce qui convient surtout dans les cas d'hémorrhoïdes (23). Lorsqu’il y a douleur vers la colonne vertébrale , on se trouve fort bien de Papplication de ventouses scarifiées de chaque côté de cette partie (24). Si l’état du pouls dénotait une irritation du système artériel, ou bien, si l’on avait lieu de soupconner l’existence d'un épanchement dans l'encéphale , il faudrait essayer de l’emploi de la digitale pourprée (25). Pour
(20) « La saignée facilite la circulation dans le poumon et remédie à la pléthore ; mais elle soulage très-peu les vieux asthmatiques, et ne doit être mise en usage que dans les plus violents accès.» Floyer, 1. c., p. 156, De
(21) Pr. Eau de cerises noires, six on= ces; nitre, deux scrupules; sirop de coquelicot, demi-once. D. S. Une cuillerée à bouche tous les quarts d'heure. Floyer recommande encore également, 1. c., p.
458, le sel de prunelleet le sel ammoniac.
Les anciens, et parmi eux Paul d’Égine, ont recommandé l’aphronitre avec l’hydromel.
(22) Chap. 1v, $ 5, n. 10.
(25) C’est par ce moyen que j'ai guéri la dame dont il a été question plus haut.
(24) C'est ce que m'a démontré ma propre expérience. V. Harvée, Exercit.
ar, de Circul. sangu., p. 255. (En pratiquant en même temps durant l’acé d'asthme des affusions d’eau à la glact ce que pour moi je ne conseillerais pas,
(25) Ce médicament a en sa faveur l’au:
torité de Percival et de Ferriar, mais non celle dé Brée, qui s'exprime en ces ter.
mes (1. c., p.221) : « But I have not seen benefit from the exhibition. » Comme ls digitale amène facilement la suppression de l’expectoration, que dans l'asthme il est important d’éxciter, je ne prescrirais
DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN, DU THYMUS ÉŸ DES POUMONS
boisson , de l’eau’ pure ; rien n’est plus nuisible que le café, le thé, le vin , etc.
De plus, le malade devra soigneusement éviter tout exercice violent, surtout au milieu d’une atmosphère chaude. On a
aussi recommandé un bain froid (26),
mais c’est un moyen auquel nous n'avons pas encore osé recourir.