V. Deutsches Archiv. f. die Physiologie
(46) Meckel, 1. c., 1 th., p. 195. = Frid. Tiedemann, Tabulæ arteriarum cors poris humani, Carlsruhe, 1822. |
(47) Watzel, Diss. de efficacia gibbos sitatis in mulandis vasorum directionis bus. Francf. ad Viadr., 1778. Aorta ins curvata, — W. Wrolik, Diss. de mutat@ vasorum sanguiferorum decursu in sto»
liosi et cyphosi. Amstel., 1823. On trouve une analyse de cette dissertation remars quable dans:Pyÿrer’sund Choulant’s Allge:
meinen medicinischen Annalen., 1823.
Spalte, 1498. Et in Rust's Kritisch, Re:
pertor. f, die Heilks, 1 B. |
DU PÉRICARDE, DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES. 397
loutes les artères du corps d’un calibre lantôt moindres (48), tantôt plus considérables (49), que dans l’état ordinaire.
Le canal artériel de Botal manque dans certains Cas (50), et dans d’autres il reste ouvert, comme chez le fœtus (51).
Ce conduit naît quelquefois soit de l'arère pulmonaire avant sa division , formant alors l'artère sous-clavière gauche 52) , soit du ventricule droit du cœur, au-dessous de l’artère pulmonaire (53).
On a rencontré cette dernière divisée en trois branches (54), oblitérée (55), rès-petite (56), adhérente aux deux venricules du cœur (57), naissant de l’aorte (58), du ventricule gauche (59), consti-
:(48) Morgagni, De sed. et causis morborum, epist. xxx,492.
(49) Graffe, De notione et cura angiec-
laseos labiorum ratione habita communis vasorum extensionis. Lips., 1807.
. (50) Chemineau, dans les Mém. de PAcad. des sciences, 1699, p. 42. — Bartholin, Act. Hafn.,, t. 1, n. 410, D. 200. — Sandifort, 1. ec. |
(514) Frankische, Samml., 4 B., p. 249, — Sandifort ; 1. ce. — Muth, in den Geschich'en u. Versuchen ciner Chir. Privatsesellschaft. in Kopenhagen, 1774, — De Witt, in Verbandelingen van het Batafsch Genootschap te Rotterdam, 1775, . 1, p. 195. — Wrisberg, in Gotting xelehrt. Anzeig., 1778, n. 50, et Anmerk.
zu Haller’s Grundrifs der Physiologie . Vorlesungen ubers und mit Anmerk.
begleitet von Th. Sæœmmering u. Ph. F, Meckel. Berlin, 4778, p. 77, $S 114, \nmerk, 54.
- (52) Obet, dans le Bulletin des sciences médicales par la Société médicale l’émulation. 1803, mai.
(55) Otto, IL. c., p. 401.
(54) Idem ib., p. 100.
(55) Hunter, in Medical. Observat. and nquir., vol. 1V, p. 250. Memoirs of the nedical Society, vol. r, p. 238. Samml.
iuserl. Abhandl. f. pr. Aerzte, 17 B., >, A8. — Farre, 1. c.
(56) Sandifort, Stenson, Hunter, Aberethy, Calliot et Duret. V. Meckel, 1. c., ), ÂSS.
(57) Cooper apud Farre, 1. c.
- (58) Wilson, in Phil. Transact. Y., 198, P. 1, p. 465. — Standert, ib., Y., 805. (Cœur avecune seule oreillette etun eul ventricule.) — Sédillot, Recueil péiodique de la Soc. de méd. de Paris, * Xi, p. 74. (Artère pulmonaire proveant de l’aorte abdominale.)
(59) Baillie, Langstoff et Farre, I, c.
tuant l’aorte par la réunion de ses deux branches (60), et remplaçant l'aorte descendante, après avoir fourni des rameaux aux poumons (61). L’aorte a été vue séparée du cœur (62) , rétrécie (63), naissant à la fois des deux ventricules du cœur (64), du ventricule droit (65), et du gauche par deux racines (66). Le tronc de l’aorte a présenté une fente à travers laquelle passaient la trachée artère et l’'œsophage (67). On a trouvé la crosse de l’acrte donnant naissance à deux (68), quatre , cinq (69) branches {le tronc innominé manquant); les deux carotides et ensuite la sous-clavière droite (70)
(L’aorte naïissait en même temps du ventricule gauche du cœur.)
(60) Eoeseke, Observ.anat. chir. med.
rar., p. 26, tab. 1.
(61) Steidele, Sammil. chir. Beobacht, 2 B, p. 144. (L’aorte n’alimentait que les parties supérieures.)
(62) Roederer, De fœtu parasitico. V.
Comment. Soc. GϾtt, t. 1v, p. 121.
(63) Morgagni, Epist. xxx, 42; epist.
xvir, 2. — Meckel, I. c., p. 474.
(64) Nevin, Med. Comm., dec. n1, vol. 1x, p. 325. V. Samml. auserl. Abh.
f. pr. Aerzte, 17 B., 41 st., p. 86. Et:
Commentarien von einer Gesellschaft d.
Aerzle zu Edinburgh Uebers. v. À. Fr.
A. Diel. Altenb., 1797, dec. n, vol. 1x.
— Sandifort, I. c.
(65) Baillie , Series of engravings to illustrate the morbid anat., fase. 1, tab. vi. V. Samml. auserl. Abhandl. f, pr. Aerzte, 20 B., p. 332.
(66) Steidele, I. c., p.114. —On trouve chez Tiedemann (1. c., tab. 1v, fig. 7) une semblable anomalie de l’aorte, qui, en partant du cœur gauche, se divise en deux branches , lesquelles, après avoir fourni de chaque côté l'artère sous-clavière et les deux carotides interne et
externe, se réunissent pour former l’aorte
descendante, (67) Hommel, Com. Liter. Norimb., 4737, p. 162.
(68) Conradi, 1. c., p. 40 (d’après Morgagni). — Tiedemann, Î.c., tab. IL, fig. 5, représente une observation de Klinz, dans laquelle on voit que l'aorte se divise à son origine en ascendante et descendante. Cfr. tab, 1v, fig. 8.
(69) Ph. A. Boehmer, Observat. binæ de 4 et 5 ramis ex arcu aortæ magnæ ascendentibus. Hal., 1744.—Tiedemann, L. c., tab. ni, fig. 87 ; tab. 1v, fig. 1, 4. :
(70) Sandifort, Observ. anat. pathol., t. 1, p. 78. Journal de médecine, 4791; févisinnés |
Ca
passant entre lœsophage et le larynx (71) ; la crosse de l'aorte fournissant de chaque côté , et séparément, les carotides et les sous-clavières (72); le tronc
innominé atteignant quelquefois le corps:
thyroïde (73), dévié à gauche et donnant naissance à la sous-clavière et à la carotide du même côté , tandis que ces artères provenaient de l'aorte au côté droit (74). Quelquefois l’aorte ne passe point au-dessus de la bronche gauche, mais au-dessus de la droite, derrière l’œsophage, vers le côté gauche de la colonne vertébrale (75). La carotide interne droite a manqué dans certains cas où le canal carotidien pouvait à peine admettre une soie de cochon (76). Ona décrit des caroti-
(71) Bayfort, in Mem. of the med.
Society of London, v. 1, 4789, p. 271. — Autenrieth, Resp.— Peleiderer, Diss. de dysphagia lusoria. Tubing., 1806. — Allan Burns, !. c., p. 322 (observation de Morgagni). — Tiedemann, 1, c., tab. 11, fig. 7 (d’après Boehmer).
(72) Nevin, L. c. — Meckel, I. c., p. 454 — Tiedemann, 1. c., fig. 4,5, représente la crosse de l’aorte donnant naissance à deux troncs dont l’un fournit l'artère sous-clavière droite et les deux carotides, et l’autre constitue l’artère sous-clavière gauche. La fig. 6 montre aussi deux troncs artériels nés de la crosse de l’aorte, savoir : la carotide droite et une branche commune pour la carotide et la sous-clavière du côté gauche; l'artère sous-clavière droite. était fournie par la portion thoracique de l'aorte. La planche 11, fig. 4, représente la crosse de l’aorte, donnant naissance à un tronc qui fournit d’abord l'artère sous-clavière droiteetles deux carotides, ensuite la sous-clavière gauche , et enfin l'artère vertébrale. La fig. 3 représente l’origine symétrique du tronc commun des carotides naissant de la crosse de l'aorte, entre les deux sous-clavières.
(73) Allan Burns, I. c., p. 323.
(74) Cailliot, Duret, Obet, Meckel, I. ç., p. 455.
(75) Meckel, I. e., p. 4355. — Tiedemann représente (tab. rv, fig. 9) une inversion telle de la crosse de l'aorte, que l'artère demême nomest située à gauche, Ïa carotide droite au milieu , et l’origine de l'artère du bras droit à droite.
(76) Tode, Med. chir. Bib., 10 B., p. 407. — Tiedemann, 1}. c., tab. n, fig: 8) d'après Walter, figure un tronc commun divisé en trois branches, dont la première constitue l’origine des deux
des qui, parvenuesau milieu de leur trajet se roulaient à l’instar d’un limaçon (77).
Dans d’autres circonstances , la carotide droite croisait transversalement la dis rection de la trachée-artère (78). La ca rotide se divise quelquefois plus bas qué de coutume , c’est-à-dire au niveau du bord supérieur de la sixième vertèbre cervicale, et longe ainsi avec deux bran= ches les parties latérales du cou (79). IL peut arriver que la carotide primitive # au lieu de se divisér en externe et inter— ne, donne naissance , par ses côtés, À toutes les branches de la carotide externe (80). Cette dernière ne consisté quelquefois qu’en un tronc court et gros, semblable,au tronc cœliaque, du sommet duquel partent les branches qu’elle doit:
fournir (81). On a vu des cas où la carotide , au lieu de se diviser au cou, fours nissait des branches latérales jusqu’à ce.
qu’elle fût parvenue sur l’angle de la.
mâchoire ; alors elle se divisait, vers l’apophyse mastoide, en deux branches, dont l’une constituait la carotide interne , et l’autre formait le tronc commun de la temporale et de la maxillaire (82):
Les branches qui naissent de la carotide externe sont sujettes à un grand nombre d'anomalies, et c’est ce qui a particu= lièrement lieu pour l'artère thyroïdienne supérieure et l'artère linguale. Ces deux vaisseaux ont été trouvés réunis en un seul tronc naissant de la carotide (83), Les branches qui naissent des artères sous-clavières ne sont pas non plus exemptes d'anomalies. On a vu les deux artères thyroïdiennes inférieures réunies en un tronc commun fourni par la sousclavière droite (84) ; l’artère vertébrale
carotides, la seconde Ia sous-clavière gauche, et la troisième la sous-clavière droite. 4
(77) Morgagni, Epist. x1x, 18.
(78) Allan Burns, L. c., p. 525.
(79) Idem, ib., p. 326.
(80} Idem, ib., p. 527.
(84) Idem, ib., p. 528.
(82) Idem, ib. y
(85) Idem, ib., p. 350. — Cfr. Tiede= mann, L. ©., tab. vi; tab. vu, fig. 4.
(84) Idem, ib., p. 331, — L’artère thyroïdienne inférieure naît quelquefois entre le tronc innominé et la carotide gauche (Tiedemann, 1. e.,tab. ni, fig. 1); ou entre la carotide et la sous-elavière du même côté (ib., fig. 12), ce qu'a égales ment observé Nicolaï.
DU PÉRICARDE , DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES
naissant immédiatement de l'aorte (85); l'artère cœliaque duuble (#6), triple (87), tantôt avec deux, tantôt avec quatre (88) branches ; cette mênie artère manquant, et ses trois branches émanant directement de l'aorte (89). On a vu provenir encore immédiatement de l’aorte, soit l'artère coronaire stomachique (90), soit l'artère hépatique (91); celle-ci naître de l'artère mésentérique (92); l'artère splénique double (93) , et la mésentérique triple (94) , sans anastomose (95) ; l'aorte fournissant trois artères rénales (96) , et les artères spermatiques |97) ; l'aorte s’avançant tellement vers la partie antérieure qu’elle se divisait en artères iliaques au-devant de la vessie et de l’utérus (98) ; l'artère rénale gauche four-
(85) Id., ib., p. 332. Conradi, I. c. — Farre, 1. c. — L’artère vertébrale naissait entre deux branches provenant de l'aorte (Tiedemann, tab. 11, fig. 5;\ib., fig. 7).
(86) Morgagni, Epist. Lxx, 9.
(87) Idem, Epist. zir, 37.
(88) Otto, 1. c., p. 103.
(89) Idem, 1. c., p.105, note 98.
(90) Mayer, Beschreibung der Blutgefasse, p. 158. — Les anomalies de l’artère diaphragmatique inférieure sont trèsbien figurées par Tiedemann (1. c., lab. xx); l’une des plus remarquables Consiste en un tronc né de l'aorte, et fournissant cette artère en même temps que la coronaire stomachique,
(91) Sandifort, 1. ç., iv. 1i, ©. vir, De 126.
(92) Isenflamm, Comment., vol, nr.
(93) Sæmmering, 1. c., p. 304.
(94) Morgagni, Epist. zin, 37.
(95) Vicq-d’Azyr , Observation sur un ujet dans lequel la grande anastomose , jui réunit les deux artères mésentériques, manquait absolument. V. Mém. de ’aris, an. 4776, Mém., p. 702.
(96) Morgagni, epist. Lxvr, 8.
(97) Conradi, L. e., p. 41. Cfr. de areriis Spermaticis deficientibus, in Miscell.
lat. Cur., dec. 1, an. 3, 14672, p. 1483. =— ayger, ib., an. 4et 5, p. 1.— Mortimer, n Account of some uncommon anastonosis of the spermatic Vessels in a VMoman : in Phil. Transact., Y. 4730, «575. — Bicherer, De arieriæ spermacæ sinistræ propagine rariori ; in Misc.
cad. nat. cur., dec. 11, an. 4, 1685, + 331.
(98) Otto, 1. c., p. 101 (*}), et Monstr, x hum. anat, et phys. disquisitio, rançf. ad Viadr,, 481 3 Pe 58.
nissant une branche à la vessie (99); l'artère iliaque gauche plus longue du double que la droite (100) ; l'artère ombilicale naissant de l’aorte (1) isolément (2) et restant ouverte après la naissance (3). Les artères ombilicales sont quelquefois réunies en un seul tronc (4).
Dans certains cas, l'artère honteuse commune adhère aux parties latérales et inférieures de la vessie, et arrive jusqu’à la portion supérieure de la prostate (5).
On a trouvé l'artère obturatrice naissant de la cryrale, au-dessous de l'anneau iuguinal (6), l'artère péronière manquant (7) ; la brachiale double (8) et se divisant, dès la partie supérieure de l'humérus , en radiale et cubitale (9); la radiale passant sur l'articulation de la première phalange du pouce (10). Il n'est point rare de voir cette même artère passer à la partie postérieure du radius et céder sa place à l'artère palmaire , qui, vu sa petitesse , peut facilement induire en erreur quand on explore le pouls (11).
2. Des maladies des veines. — Les veines offrent , quoique plus rarement (12), les mêmes variétés que les artères.
Ainsi les monstres acéphales en sont quelquefois dépourvus (13). On a trouvé
(99) Morgagni, Epist. Lxx, 7.
(100) Idem, ib., Epist. xzvinr, 34.
(1) Kerkring, Specil. anat., obs. 9.
(2) Otto, I. c., p. 104.
(3) Idem, ib., p. 404.
(4) Weitbrecht , in Comment. Acad.
Petrop., 1. 1v, p. 263. Cfr. Huber, in Act.
nat. cur., vol. 9, p. 382.
(5) Allan Burns, 1. c., p. 305.
(6) Mayer, I. c., p. 207. — Otto, L c., p. 104. Cfr. Hesselbach, in der Salzb.
med. chir. Zeitung., 1811, n. 62,
(7) Isenflamm , 1. c.
(8) Mohrenhein, op. c.; % th: — Isenflamm , 1. c. — Chr. G. Ludwig, Progr. de varietatibus arteriæ brachialis ramorum, in aneurysmatis operationé attendendis. Lips., 1767.
(9) Allan Burns, E. c., p. 536.
(10) Gilibert, Beobachtungen , p. 159, Cfr. Eschenbach , Vermmed u. chir.
Wahrnehm. Leipz., 1784, 1 B., p. 1.
(41} Allan Burns, |. €., p. 545. — Tiedemann, !. c., tab. xini; tab. xiv, fig. 2; tab. xv, tab. xvr. |
(12) Meckel, Deut. Archiv. f, d. Physiologie, |. c., contre l'opinion d’Haller.
(13) Winslow, dans les Mém. de l'Académie des sciences, 1740, p, 811,
la veine jugulaire triple dans son trajet, et quadruple à son insertion (14); la veine cave courbe , principalement chez les personnes affectées de gibbosité (15); la veine cave descendante présentant diverses anomalies (16); la veine cave ascendante double (17), munie de valvules au-dessous du diaphragme (18).
On a rencontré sept veines pulmonaires (19), la veine sous-clavière (20) et la veine azygos (21) doubles : celle-ci se distribuant, dans quelques cas, d’une manière tout-à-fait singulière (22), et se bifarquant à la base du cœur (23); la veine ombilicale restée ouverte (24), la veine céphalique manquant au bras droit (25).