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fication des artères dans la production des apoplexies cérébrales.
(20) « Blutspeien in alten Subjecten Wird haufig von diesem Fehler der Arterien begleitet. » Hodgson, 1. c., D'FAT.
(21) C'est ce que prouvent les observations de Cowper (Philosoph. trans., t. xx, p. 1195; 1. xxiv, p. 1970), de Naish (ib., t. xxx1, p. 226), de Hodgson (1. c., p. 65) et les miennes propres.
J'ai vu, entre .autres, à Vienne, dans le mois de septembre de l’année 1802, un homme âgé de 59 ans, qui, deux ans et demi auparavant, avait été guéri, à l'aide du muse et de l’opium, d’une gangrène des orteils du pied droit, La maladie avait alors reparu. Le pouls était irrégulier, el à peine perceptible, surtout au bras droit. Mon père soupçonna un lithiasis des artères; et en effet, le malade étant mort le 4er octobre suivant, après que la gangrène fut parvenue audessus du genou, on trouva l'aorte tellement ossifiée, surtout à l’endroit où elle se divise en artères iliaques, qu’elle pou vait à peine admettre une sonde. Il y avait. en même temps ossification des valvules mitrales et semi-lunaires du cœur. Cfr. Haller, Elem. physiol., L. 1v, S. À, $ 32, — Maritius, Pr. de arteria crurali ossea, per œdema gangrænamque siccam lethali. Viteb., 1798.—Fabr, de Hilden, Opp., cent. n1, obs. 49.—Lancisi, De motu cordis ab aneur.—Senac, 1. c., t. 11, p. 415. — Hodgson, I. c., p. 309.
(22) C'est peut-être un cas de cette nature, que celui qu'a rapporté Berryat (Histoire de l’Académie des sciences, 1748, p. 61), au sujet d’une femme chez laquelle ïl était impossible, quelque moyen que l’on prît pour cela, de perceyoir les battements artériels., À la suite des exercices les plus violents, et lorsqu'elle était le plus échauffée, le pouls n'était sensible dans aucune partie du corps, pas même à la poitrine; en sorte que cette femme a pu induire en erreur plusieurs médecins, qui avaient porté sur son compte un pronostic funeste, quand elle était malade.
(25) En février 1821, je fus appelé en consultation auprès d’un vieillard qui, après avoir éprouvé un froid intense, un prurit insupportable et une vive douleur dans les doigts auriçulaires et annulaires
pendamment du défaut de nutrition (24), l’hydrothorax (25), ou du moins l’œdème des jambes et du scrotum, dont l’épiderme se détache avec la plus grande facilité, sont le résultat le plus commun du lithiasis des artères.
$ II. Causes. Diagnostic.
1. Causes. — Quoique l’ossification des artères se rencontre quelquefois dans le jeune âge (26), elle survient bien plus fréquemment dans la vieillesse (27).
Nous regardons comme cause de la maladie, dans le premier cas, le rachitis, et dans le second la goutte : il est certain du moins que l’une et l’autre de ces affections donnent très-souvent lieu à une sécrétion morbide de phosphate calcaire, et que la matière osseuse déposée dans les parois artérielles n’est autre chose que ce même phosphate (28). Peut-être
de chaque main, eut ces parties gangrénées, avec chute des ongles. L'ouverture du cadavre fut refusée. Mais je suis d’autant plus porté à soupçonner ici une ossification des artères du bras, qu’un frère du défunt, encore vivant, est atteint d’une affection du cœur, que j’attribue au lithiasis. ;
(24) « Diese Absetzung kalkerdiger Masse in den Arterienhauten ist oft Ursache sehr ernsthafter Folgen, sowonhl durch Unterbrechung der continuitat des leidenden Gefasses , als auch, indem sie den Blutstrom, welcher durch das Gefass fliessen sollte, von der Ernahrung anderer Theile abhalt, » Hodgson, 1. c., p. 46. À
(25) P.nu,t, var, c. x1, $ 54. (Édit. de Leypsick.)
(26) Young, au rapport de Hodg son{(1.
C., p. 45), possède une artère temporale ossiliée d’un enfant de quinze mois. Cfr.
Portal, Cours d’anat, méd., t. v, p. 135.
(27) Gernet, Diss. de siccitatis senilis effectibus. Lips., 1753. — S. Ch. Lucæ, Progr. de ossescentia arteriarum senili.
Marb., 1817. — Baillie, Transact. of a Society for improvement of med. Knowl., L. 1, p. 155. — Bichat (Anatomie générale, t. 11, p. 292), qui dit : « Je puis assurer que sur dix sujets il y en a au moins sept qui présentent des incrustations, au-delà de la soixantième année.»
(28) D’après Brand, la matière osseuse déposée dans les artères est composée de 65,5 de phosphate calcaire, et de 54,5 de matière animale. CGelle-ei consiste principalement en aibumine (Hodgson,
1, ç, p. 44). L'analyse faite par Four-
au reste l’ossification des artères ( pour ne pas dire de tout l'organisme plus ou moins) constitue à peine une maladie
chez les vieillards, mais dépend plutôt.
d’un travail normal de la nature, qui prépare ainsi le terme de la dernière période de l'existence, et dont le rachitis et la goutte hâtent le développement (29). Au reste, quelle que soit la cause du lithiasis, il ne faut pas croire que les ossificalions surviennent jamais dans le corps vivant, à l'instar des incrustations fossiles (30).
2. Diagnostic. Le diagnostic du lithiasis des artères offrira moins de dificultés, si l’on tient comp'e de la constitution , de l’âge des malades, des affections antérieures (31), et des symptômes actuels, parmi lesquels le pouls dit sénile, c’est-à-dire lent, tendu et irrégulier, tient le premier rang.
$ III. Pronostic. Traitement.
1. Pronostic. — Le lithiasis artériel déterminerait peut-être plus promptement la mort, si la circulation , suspendue dans les arlères ossifiées, ne se ré!ablissait par le moyen des artères collatérales (32), et si le phosphate calcaire, qui, retenu dans l’économie, alière toujours les vaisseaux, n’était excrélé par les voies urinaires (33) et par la peau (34).
croy et Vauquelin a donné : phosphate de chaux, 65,5; carbonate de chaux, 6,5; sels solubles, 4,0, et matière animale, 24,2. (Rayer, !. c.)
(29) Je serais tenté de considérer la goutte comme une vieillesse anticipée.
(30) Haïller déerit de la manière suivante les progrès de l’ossificatien dans l'organisme : « Cascosa primo, inde callosa, quasi coriacean, demum osseæ squammæ fit simillima. »
(32) Jadelot cite un cas d’oblitération des deux carotides, déterminée par le lithiasis; les artères vertébrales suppléaient sans doute à leur défaut. (Anatomische Beschreibung eines sehr ungewohnlichen Menschenkopfes. A. d. Fr.
Jen., 1805.)
(33) On sait depuis long-temps que l'urine rare prédispose au lithiasis des artères (Michaelis, 1. c.). Il est même assez fréquent de rencontrer celte dernière affection compliquée avec les calculs des voies urinaires. Cfr. Giescler, Diss, de calculo vesicæ. Leid., 1674.
(Artères splénique et coronaire pétrifiées, avec calculs vésicaux), et plus haut, c. x1, $ 2.
2. Traitement. — 1 est donc essentiel, dans le traitement du lithiasis des artères, que tous les émonctoires soient tenus libres. Nous provoquons la sécrétion de l'urine à l’aide de la digitale (35), de la douce amère et de l'acide nitrique (36) ; la transpiration, au moyen du soufre et du gayac, et les selles, par la rhubarbe. Les eaux minérales chargées d'acide carbonique et de soude peuvent reimplir à la fois toutes ce; indications, et ce n’est pas sans molif qu’on les a nommées les sources de la vie, puisqu'elles détruisent ainsi l'œuvre de la vieillesse. Si le malade est pléthorique, on ne doit pas négliger de le saigner une ou deux fois par an. Chez les goutteux scorbultiques, nous tâchons de modifier la nature même du saug, à l’aide de sucs de plantes fraiches (37), d’une nourriture choisie et des bouillons de vipère, de tortue et de grenouilles.