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Distinction d'avec la mort réelle

—Pour parvenir à reconnaitre la fraude,. ou à distinguer la défaillance de la mort, il faudra examiner tous les caractères de cette dernière (84), savoir : la cessation de la circulation , en sorte qu’il ne

(85) Lancisi, Opp., t. 1, lib. r.— Ignaz Monti, Medicinische Dictata. A. d. ‘Italianischen, Stuttgart, 1781, p. 1.

(84) Winslow, An mortis incertæsigna minus incerta a Chirurgicis quam ab aliis experimentis ? Paris, 1740. — Bruhier, Dissertation sur l'incertitude des signes de la mort et de l’abus des enterrements et embaumements précipités. Paris, 1742.

— J.-G. Janke, Abhandlung von der Un:gewissheit der Kennzeichen des Todes.

Leipz., 1749. — Brinkmann’s Beweis der Moglichkeit dass einige Leute lebendig begraben werden konnen. Dusseldorf , 1772. — Camerer, De signis mortis dia= guoslicis. Argent., 1785. — Gruner, Scmiotices, P. 11, ©. xs, S 925. — Hufeland, Die Ungewissheit des Todes und das einzige untrugliche Mittel, sich von seiner Wirklichkeit zu uberzeugen, und das

+ Lebendigbegraben unmoglich zu machen,

Fraukf., 1791. — Metzger, Ueber die Kemnzeichen des Todes, Konigsb., 1792,

DU PÉRICARDE, DU COEUR, DES ARTERES ET DES VEINES

s'échappe pas une seule goutte de sang d’un vaisseau ouvert; l’absence de la respiralion, par suite de laquelle la Îlamme d’une bougie rapprochée de la bouche, et un vase plein d’eau posé sur la poitrine, n'éprouvent pas lé moindre mouvement de fluctuation ; l'extinction de la chaleur animale, qui fait que le corps partage la température ambiante; la pâleur cadavérique (85) de la peau qui ne rougit point par les frictions, mais devient jaune et comme cornée (86); l'aplatissement des parties qui sont comprimées par le décubitus (87) ; l’inaction des sphincters , la régidité des membres (88) ; la perte du brillant de la cornée qui conserve d'impression des enfoncements qu'on y détermine; la dilatation inégale des pupilles (89); l’abaissement de Ja mâchoire inférieure; la tête pendante; linsensibilité des sens à leurs stimulants spécifiques {90); le défaut de contraction de la fibre musculaire que ne sauraient exciter ni le moxa (91), ni l’ammoniaque (92) , ni l'électricité (93), ni le galva-

(85) On a, du resté, également observé la rougeur de la face sur les cadavres.

V. Morgagni, De sed, et caus. morborum, epist. XXVI, n. 55, EP. XIV, n. 5.

(86) Magendie et Fine, in Repertorio medico-chir. di Torino. 1829, agosto.

(87) Der Arzt als Rathgeber und Hause freund von J.-A, Pitschaft. Heidelb., A817, p. 43.

(88) Mais on l’observe également dans le tétanos et l’asphyxie par congélation.

(89) Bernt, 1. c., p. 4.

(90) P.ex. l’œil à la lumière, l'oreille à un son agréable, tel que celui qui résulte de la prononciation d'un nom qui rappelle un objet chéri: de l'or, s’il s’agit d’un avare, etc. M

(91) Romero, in Medical transactions, published by the college of physicians in London, vol. 1. (Il conseille d'appliquer le moxa à la tête du péroné, d’où sort le nerf poplité cutané.)

(92) Idem, ibidem. (Il prétend que l’on doit introduire dans les fosses nasales de la charpie imbibée d'ammoniaque, et il considère comme un signe certain de mort l’écume qui sort par la bouche sous l’influence de ce moyen.) .

(93) Nicolas, De variis vaporibus mephiticis, et novo quo suffocati ad vitam revocentur auxilio, Nanceji, 1781.—Kite, LS:

nisme (94); les taches livides (95); la fétidilé et autres indices de pulréfaction.

Ces derniers caractères sont tes seuls qui méritent une confiance absolue (96).

3. Distinction de la défaillance d'avec l'apopletie.—Mais il s'agit de savoir maintenant par quels moyens on peut distinguer les défaillances de l’apoplexie,

Il existe, sans doute, une grande affinité

entre ces deux affections, surtout lorsque les défaillances dépendent d’une altéra-

‘tion du sysième nerveux, et principale-

ment du cerveau. Mais un caractère propre aux apoplexies, et que l’on ne rencontre point dans les défaillances , consiste en ce que les premières laissent toujours après elles des traces de para lysie, ou du moins un état d’engourdis= sement des facultés intellectuelles (97).

$ IV. Pronostic. Traitement.

1. Pronostic. — La putréfaction étant l'unique indice certain de la mort (98), il s’ensuit qu'il y a espoir de vie tant que ce phénomène ne s’est point manifesté (pourvu que l’organisation soit du reste intacte). Cet espoir est d'autant plus fondé que l’on possède des esemples de défaillances qui se sont prolongées pendant plusieurs heures et même plusieurs jours (99), et que les efforts des sociétés philanthropiques, dans le but de rappeler

(94) Klein, Neues Journal der physik.

1795, 1 B., p. 54. — Creve, Vom Metallreize, einem neucntdeckten, untruglichen Profungsmittel des wahren Todes.

Leipz., 1798. — Heidemaun, Zuverlassiges Prufungsmittel des wahren und des Scheintodes. Wien., 1804. — Struve, infra citando.

(95) Qu'il faut bien distinguer des ecchymoses qui ont lieu sur le vivant.

(96) Hufeland, I. c.

(97) Rochoux, Recherches sur l’apoplexie

(99) « In filia principis R... an, 1802 lipothymias vidi, ad 40 sexagesimas horæ parties protractas. » Extrait des cahiers de mon père.-—Scherk, Obs., lib.

nu, n. 219, 226 (24 heures).— Journal des savants. 1740 (8 jours chez la femme du général Roussel).— Saïillant, dans l'Histoire de la société royale de médecine, an. 1776, p. 318. (Le malade entendait les préparatifs de son enterrement.) —Et Hufeland, Wieder auf lebensgeschichten Scheintodter Mensçhen, in op. c.

à la vie les personnes asphyxiées, ont souvent élé couronnés de succès (100).

2. Traitement. — Mais il n’y a de succès à espérer que dans le cas où les secours convenables sont administrés à temps. À fin d’avoir toujours sous la main les remèdes à employer en pareil cas, il est nécessaire de les tenir enfermés dans un appareil (1) (2). Celui-ci, d'autant meilleur qu’il sera plus simple, doit contenir des flacons d'alcool, de vivaigre, d'ammoniaque , d'éther, de la graine de moutarde, des feuilles de tabac, des fleurs de matricaire, du sel commun, du tartre émétique , de l'ipécacuanha et du sulfate de zinc; des seringues pour les lavements et autres injections ; un instrament propre à introduire de l'air dans les poumons (3); des morceaux de drap, du linge, des bandes, des plumes , des bandelettes à séion, des éponges, un briquet, des réchauds et une pile galvanique (4). Nous omettons de parier des

(100) $ 2, n. 2. Jos. Frank's Reise nach Paris, London u. s. w. Wien., 1805, 2 B., p.3,8.— J.-P. Frank, I. c., p. 49, où il dit : « In Zeit von 25 Jahren hatte die Amsterdamer Gesellschaft 990 Menschen wieder hergestellt. Durch die eben erwahnte humane Society wurden vom Jahre 4774 bis 1779 an 2319 Verungluckte gerettet. Nach neuen Nachrichten hat eben diese Gesellschaft zwey Drittel ihrer Verwendungen bei Verungluckten und Scheintodten mit Erfolg gekront geschen.

Unter 115 Verungluckten hat die Hamburgische Gesellschaft zur Beforderung nutzlichee Kunste und Gewerbe vom Jahre 1790, 1793 funf und siebenzig wieder zurecht gebracht. » La société établie à Copenhague pour le salut des noyés et autres asphyxiés a rappelé à la vie soixante et une personnes depuis le 5 décembre 1821 jusqu'au 4er avril 1895.

(Med. chir. Zeitung, 1824, n. 17, p. 502.)

(1) En allem., Rettungs-Apparat, Rettungskasten, Nothkasten.

(2) Poppe, 1: c., p. 430, 453. — J..P.

Frank, I. c., p. 82. — Bernt, L. c., $ 75.

— Rudtorfer, Abhandi. uber die Verbesserung der zur Wicderbelebung der Scheintodten erfcrderlichen instrumente, Geratht u. Nebenerfordernisse, Wien.,

(3) Cap. xxrnir.

(4) Struve, Der Galvanodesmus, ein besonders in Krankheïten nutzlicher , leiclit transportab'er u. vorzuglich anwendbarer Apparat. Hannov. , 1804.

Ejusdem : Der Lebensprufer oder anwen-

machines dont on se sert pour sauver les noyés etautres asphyxiés, attendu qu’elles appartiennent plutôt à la police médicale. Le traitement des asphyxiés doit être prompt (5), employé dans un lieu convenable (6), dirigé avec douceur (7) et persévérance (8). En cas de succès, on accordera au malade le repos nécessaire , pour que la nature puisse ellemême opérer à son tour (9). Il faut pren-

dung des von mir erfundenen Galvanodesmus zur Bestimmung des wahren vom Scheintode, um d. Lebendigbegraben zu verhindern. Hannov., 1805.

(5) « Die grossen Rettungsinstrumente sammi den Tragbahren sowohl, als auch die Rettungsgerathe , welche der Nothkasten umschliesst, mussen an sotchen Oertern aufbewarth werden, wo moglicher Weise dass grosste Ungluck zu besorgen steht, Dies ware nun hauwptsachlich in der Nahe eines Flusses, Hafens u. s.

w., in Wachausern, Bruckenhausern, Mublen u. s. w. » Koppe, 1. c., p. 455.

(6) « In den meisten Fallen ist es unmoglich ; einem im Wasser Verungluckten, einen in einer Grube Erstickten u. s.

w. nach seiner eigenen Wohnung zu bringen, und doch ist es nothig, dass er moglichst schnell an einen gesunden, geraumigen, in Winter lcicht zu erwarmenden Ort gebracht werde. » Koppe, L. c., p.

(7) « Ein ubereiltes zu ungestumes Verfahren ist nicht selten Schuld an dem Misslingen unserer Versuche, und nur zu oft hat solches den unglucklichen Ausgang noch gar beschleunigt. So wie die allzu grosse Thatigkeit der Aertze in Krankbheiten, die sich einmal von ihrem nalurlichen Laufe nichts abbrechen lassen, oft zur Ursache ihres todilichen Ausgangs wird; eben so ist es auch bei der Behandlung des Scheiutodes. » J.-P.

Frank, 1. c., p. 108.

(8) « Sind so viele, so ganz vernachlassigte Scheintodte, sélbst nach mehr denn 24 Stunden wieder zurecht gekommen ;:

wie konnte man es ohne Verantwortlichkeit, was auch licblose, mussige und unwissende Zuschauer dafur ,sprechen mochten, bei einer oder der andern Stunde Verwendung beruhen lassen ? »

J.-P. Frank, 1. c., p. 111.

(9) « .…., wenn man eine geringe Bewegung der Augenlieder, ein Zucken der Gesichtsmuskeln, ein Erbrechen, einige Jeichte Athemzuge bemerkt, muss mans durch Aussetzen der Reitzmittel dem Scheintodten, oder dem zum Leben schon Zuxuckkehrenden die nothige Zeit las-

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dre garde que les spectateurs ne soient un obstacle (10). Après que le malade aura été entièrement rappelé à la vie,

on devra traiter sa convalescence avec:

beaucoup de soins (11), car alors même de nouveaux dangers le menacent (12).

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