Acta. Soc. Iavn. med., t. 1v, p
—Stark’s, Auszüge aus d. Tagebüchern d. klin. Inst, p.477.—Thilenius, in Hufeland's Journ., 4 B,, p. 813,
LE térée (6), à cause du siége profond du mal ; 2° toux sèche, presque continuelle (7), qui semble arracher (8) la poitrine, comme s'expriment les malades ; 30 crachats quelquelois rejetés au milieu de convulsions (9); et 4° douleur dans la poitrine (10). L’aspect des polypes de la trachée est aplati, cylindrique, présenlant comme des grappes,.de petits tuyaux et des fibres (11). |
4, Tumeurs comprimant la trachee.
— Outre l'anévrisme de l'aorte, il existe encore d'autres causes qui compriment la trachée en dehors, et qui simulent les symptômes de la phthisie trachéale; tel-
les sont : les écrouelles (12), l’extravasa-
tion du sang (13), la présence dans le thymus de granulations crétacées (14), les stéatomes (15), d'autres tumeurs s'ouvrant tantôt dans la trachée - artère ellemême (16), tantôt placées entre elle et l’œsophage (17), ou entre elle et l'aorte (18), et comprimant cette dernière contre la trachée (19). Toutes ces maladies se distinguent de la phthisie trachéale :
{° en ce qu'elles ne sont que rarement ct pour ainsi dire jamais accompagnées de
(6) Sachse, I. c., p. 152. |
(7) Dixon, 1. Th. des 9 B. der Edinb, Comment., p. 77.
(8) Acharius, in Med. and phys. Journ., sept. 1802.
(9) Dixon, I. c.
(10) Dixon, 1, c.
(11) Sachse, I. c.
(12) Cap. v. Cfr. Sæmmerrinig (Anm, zu Baillie, 1. c., p. 49), et Aepli (Salzb.
med. chir. Reitung., 4790, 4 B., p- 399, et 419.
(15) Ridlin, Eph. nat, cur., dec. 1m, an. 7, obs. 120. (Il trouva du sang grumeux ayant presque la dureté de la pierre, et placé près de Ja trachée-artère qu’elle comprimait, chez un vieillard qui quelques années auparavant avait fait une chute grave, et depuis ce temps ressentait de la doul.ur dans ce point, et avait la respiration difficile.)
(14) Vater, Eph. nat. cur., dec. nr, an. 9, obs. 161, à la fin. $
(15) Vorwaliner, Eph. nat. cur., L. c., Obs. 144.
(16) Morgagni, 1. c., epist. xv, art. 15.
(17) Rush, Lond. med.obs. and inqu., vol. vi, p. 78.
(18) Lettsom, Mem. of the med. Society of London, vol. 1, p. 77. Abh. f.
pr. Aerzte, 12 B,, p. 604. -
(19) Stenzel, Diss. de stsatomate in principio aortæ reperto., Wittémb., 1723.
fièvre hectique; 2° en ce que les malades se plaignent plutôt de la partie supérieure du sternum. que de la trachée; 30 en ce que la dyspnée affecte les caractères de l’asthme; 4° en ce que les palpitations du cœur et.les lipothymies se présentent également. Et nous ne mentionnons pas ici les causes premieres et le cours de la maladie.
5. De la difference qui existe entre la phthisie laryngée et la phihisie tracheale. — Quand des ulcères occupent le laryox ou la trachée, ou l'unet l’autre à la fois (20), il devient difficile de distinguer l’une de l’autre les phthisies laryngée, trachéale, et laryngo-trachéale (21). Le siége de la douleur qui se trouve plus haut ou plus bas, la voix plus ou moins altérée, désignent surtout une affection du larynx ou de la trachée. On a atiribué à la première. des accès de suffocation, une respiration sibilante, des crachats copieux (22); mais c’est à tort, car ces symptômes sont communs aux phthisies laryngée ettrachéale (seulement ils se coupliquent davantage à une époque pius avancée de la maladie).
6. Différentes formes. — Mais quel que soit le siége de la maladie, sa nature varie selon la cause qui l'a produite.
Elle sera simple quand. elle provient d’une cause catarrhale, chez un homme sain d’ailleurs. La même chose n'arrive pas chez les sujets qui portent déjà le germe de quelque affection. Ainsi, comme il arrive d'ordinaire dans les ophthalmies (23), on voit l'affection catarrhale acquérir une propens:on à dégénérer en ulcérations spécifiques. Telles sont, en effet, celles que l’on rencontre : 4° il en est de variqueuses — chez les malades atteints d'hémorrhoïdes, et qui font usage de liqueurs fermentées : ils expectorent des crachats sanguinolents (24), ce qui
ns
(21) Mon disciple Schoenbach (Diss.
cit.) a réduit cetie distinction.en définition. dans les termes suivants ($ 12) :
« Phthisis trachealis seu :laryngea mihi est ulcus tracheæ sou laryngis, etc. »
Aussi, suis-je étonné que dans le Dict.
des sciences médicales, 1. c., Gayol soit proclamé l’auteur de cette division.
(22) Cayol, Le.
(25) P. 11, vol. 3, sect. 11, cap. :xviu.
(24) Lorsque la veine azygos est étroitement unie à la trachée dans le point où la veine cave décrit un are au-deyant
de la traçhée, la veine azygos jouant un
les soulage ; 2ilen est de scorbutiques—" chez les cachectiques, qui ont faitabus du mercure, qui sont enfermés dans les hô- | pitaux, dont les gencives sont saignantes, l et qui présentent en outre les autres w principaux symptômes du scorbut ; on!
remarque des crachats létides; 30 il en est d’herpétiques et d’arthriliques — chez les malades qui ont vu subitement diszw paraitre une dartre ou un érysipèle chro-m nique : la marche de la maladie acquiert” de la rapidité, et les crachats sont char gés de concrélions calculeuses ;, 4°, def} scrofuleuses — chez les sujets délicats , jeunes, atteints déjà d’éruptions du cuicw chevelu, de tumeurs aux glandes du col, « d’ophthalmies , d’oltorrhées : Jes crachatsw, sont purulents, détachés; la maladie“ marche d’abord lentement, avec des pé-# riodes de rémission, ensuite avec les signes d’une Carie latente des cartilages |, du larynx; et 5° de «yphilitiques —chez | les hommes maltraités par une syphilis, | soit récente et évidente (25), soit ancien-
ne et cachée (26): les symptômes vers le
soir prennent une très-grande intensité,
mais la fièvre et l’amaig'issement du!
corps sont moindres. Il est bon de savoir!
que, si les phthisies laryngée et trachéaleu montrent d’ab rd dans leurs premières) périodes quelque différence de nature À plus tard, et cela quelle que.soit la cause qui leur ait donné naissance, elles se !
terminent de la même manière: un ulcère :
terrible, qui attaque des organes vilaux, | et une fièvre mortelle dévorent le ma-!
Jade. de 7. Pronostic.—1 faut désespérer alors de sa vie qui va finir dans d'horribles souffrances. Il n’est permis de conserver!
quelque espoir de guérison que lorsque} le dixgnostic de la phthisie congénialey n’est pas entièrement confirmé; que Îey malade est d’ailleurs bien conslitué, avec une poitrine saine, et intacte; que lul-# cère du larynx ou de la trachée recon-" naît une cause syphilitique ou herpéti-
que; que la carie des cartilages est très-"
grand rôle dans les affections hémorrhoï-\ dales, la trachéorrhagie peut s'expliquer, par sa pression sur la trachée; à moinsW qu'avec Lancisi (Epist. ad Morgagnium)!
on n’admette une communication plus!
large. | (25) Parmi les symptômes propres à la syphilis, les petits ulcères aux angles dest lèvres doivent surtout fixer l'atténtion. - (26) Les symptômes disparus sans que!
le prinçipe vénérien soit.anéantis ?,
| peu probable, et que la fièvre hectique ne s’est pas montrée dans loute sa force, Nous avons vu un sujet atteint d’une phthisie laryngée peu avancée courir grand risque d'être suffoqué par suite de l'apparition chez lui d'un croup aigu, Quand cetté dernière affection eut cédé, | en laissant seulement de l’enrouement après elle, l’autre s'évanouit (27). Quelquefvis un érysipèle, venant à envahir le larynx ou la trachée déjà ulcérée, emporte, par une mort imprévue, le malade avaut l'époque accoutumée (28). On doit | attendre la même issue de l’œdème de la | glotte, quis’associe de temps en temps à la phthisie laryngée (29).
$ V. Traitement.
1. Traitement de la maladie alors qu'on ne désespère pas encore de la guérir. — Le traitement des phthisies laryngée et trachéale repose sur les mêmes principes qui seront longuement exposés lorsque nous traiterons de celui de la phthisie pulmonaire (30). Il suffit | de rappeler ici que , lorsque cette maladie n’est pas arrivée à sa dernière période, il faut essayer la méthode anti-phlogistique, qui, prudemment employée, serait de la plus grande efficacité, si
: * (27) En mars 1814, je fus appelé auprès d’un juif de Vilna, qui six semaines | auparavant m'avait demandé conseil | pour une maladie qui avait la forme | d'une phthisie laryngée commençante.
Je trouvai le malade luttant avec la mort, avec une forte fièvre, une toux glapis- ‘sante et une grandé dyspnée. Il disait que sa maladie ne s'était tant aggravée que depuis deux jours, à la suite d'un refroidissement du corps. Il ne me parut pas probable qu'une maladie. chronique eût pu faire des progrès aussi rapides, et je pensaï que le malade s’étant exposé au froid, le croup s'était enté sur une maladie ancienne, Je tirai de cet état un pro- | NOStic grave, mais non désespéré, et le Croup fut traité par des moyens convenables, et guéri dans l'espace d'une semaine.
Il ne resta plus au malade que ‘son enrouement.
(28) P.1, vol. 11, cap: vi, Ç 29. (J'en a1 Vu un terrible exemple chez une femme âgée.)
| (29) Bayle ; Mém. sur l’œdème de la gloite. V. Journ, gén. de méd., chir, et pharm., 1820, avril, p. 78.
(50) Cap. x,
DU LARYNX, DE LA TRACHÉE*ARTÈRE ET DU CORPS THYROÏDE
l'affection était due au croup chronique, et qui au moins ne ferait aucun mal dans le cas où il existerail un uleère au larynx. Si le sujet fort, nullement amaigri et jeune, présente un pouls fébrile et une grande difficulté dans la respiration, nous avons coutume de lui faire une ou deux saignées du bras. Lorsque la phlés botomie n’est pas indiquée, ou quand elle a déjà été employée, nous appliquons de nombreuses sangsues autour du larynx ou de la trachée. Nous nous sommes aussi servi avec succès du nitrate de potasse, dans un véhicule muciligineux, tel que la décoction de la racine de l'orchis morio, de la racine deguimauve, de graine de lin, d'orge mondé, ou dans une émulsion d'amandes douces. Chez ceux qui sont atteints d'hémorrhoïdes, ou qui souffrent des donleurs abdominales, nous nous efforcons de débarrasser leurs intestins par des purgatifs doux, que nous employous avec grande prudence de peur de faire naître une diarrhée funeste. En outre, pédiluves répétés deux ou trois fois par semaine , à moins pourtant qu'il y ait prédi: position à l’œdème des pieds, ce qui‘empêcherait d'user de ce moyen. Pour boisson, eau de Seltz à laquelle on ajoutera, à cause de sa température un peu’ froide, quelque peu de lait chaud. La où 1l y avait une affection catarrhäle latente, une maladie scrofuleuse ou provenant de la disparition d’un herpès, nous avons eu recours au vésicatoire habituel à la nanque ou au stergum, Si le malade en obtenait quelque soulagement, nous en. venions äu cautère. On en obtient surtout les meilleurs effets, quand on lesapplique sur les côtés du laryny ou de la trachée; mais le peu d'épaisseur des téguments du eol, la proximité du lieu souffrant, sont causé que chez les sujets délicats et sensibles ii se produit üne grande irritation , et que l’on ne fait par là qu'augmenter le mal qui existait déjà. Aussi choisissonsnous, pour poser les cautères , le bras, vers la région où s’insère le muscle deltoïde. Îl est facile de comprendre que -l’on doit encore porter plus de circonspection dans le choix du lieu où l'on veut poser un séton. Il n’est personne qui, se rappelant-le grand nombre de nerfs qui se rendent à la trachée ei au larynx, s'étonne de la pruience que nous mettons dons notre traitement , de peur d'augmenter l'irritation de ces parlies.
Bien plus, nous avons souvent ‘recours aux parColiques pour endormir le sensi-
bilité. Parmi ces médicaments, nous recourons rarement à l’opium, si ce n’est sous la forme de la poudre de Dower, car il a coutume de supprimer la sécrétion des crachats. Nous avons beaucoup plus de confiance dans la jusquiame (31).
La belladone exerce une influence êvidente sur les nerfs du larynx et de la trachée : nous avons employé ses feuilles pour apaiser les douleurs des parties affectées, et cela à plusieurs reprises, mais toujours avec le même insuccès. Nous sommes obligés de faire le même aveu à l'égard des teuilles de la digitale pourprée, qui le plus souvent paraissait diminuer l’expectoration des crachats. Elle était au contraire facilitée par l'émétique et les vapeurs aqueuses inspirées au moyen de l'appareil de Mudges , et encore ces vapeurs, chez beaucoup de malades, augmentaient-elles la gène de la respiration. Un grand nombre furent soulagés par de legères frictions sur la parle antérieure du con faites avec l’huile cuite de jusquiame. Dans les phthisies laryngée ettrachéale, vénériennes, s'il n'y a pas déjà eu abus du mercure, ou si la carie n’a pas causé des lésions irréparables dans les çartilages, on trouvera un secours utile dans l’administration prudente du mereure. De légères fric- Hons d’onguent mercuriel agissent trèsbien ; on doit les faire alternativement sur les bras et sur les cuisses, en les accompagnant cependant de bains tièdes , et pour boisson on doit prendre la décoction de racine de salsepareille mêlée avec du lait. Le calomel, à moins qu'il ne soit administré à de très-pelites doses, cause souvent une salivation faneste, qui accroît singulièrement lessouffrances du malade, Je n’étonne qu'on ait pu regarder ce médicament comme un spécifique dans les phthisies laryngée et trachéale, et qu’on le donne même dans les cas désespérés (32).
mm
(51) Pr. Semences de jusquiame noire, un scrupule; amandes douces, sucre blanc, poudre de gomme arabique, de
chaque, deux gros. Triturez, et ajoutez s. q. d’eau pour obtenir une émulsion d'une livre.
(52) Pendant deux ans j'ai entretenu la vie de la jeune fille noble aff-ctée de phthisie au dernier degré dont j'ai parlé plus haut ($3,n.92 (78)), et j'ai adouci autant qu'il était en mon pouvoir les maux dont elle était tourmentée, Mais la ma-
MALADIES 2. Traitement de la maladie lors
qu'on la juge incurable: — Quand il: n’y a plus d'espoir de guérison, il est du!
devoir du médecin prudent de laisser là | toute tentative dont il n’est pas donné à | la puissance humaine d'atteindre dé résultat. [ doit seulement avoir recours à:
des remèdes adoucissants, à des lini-.
ments oléagineux pour procurer un soulagement momentané au malade, chez qui pourtant il faut entretenir une espérance de guérison,