CHAPITRE II
m » rot non IX.
L'hydrothorax (2) présente avec la pleurésie les mêmes rapports que l'bydropéricarde avec la péricardite ; l'un est une hydropisie, l'autre est une inflammation, de là le caractère séreux du liquide de l'hydrothorax, et l'intégrité histologique de la plèvre qui n'est modifiée, quand elle l'est, que
(1) Blaciiez, Du traitement des épanchements pleuraux par la thoracentèse capillaire (Union mëd., 1868).
(2) Mar.LF.AN, Inquiry into the nature, causes and cure of hydrothorax. Edinbupgb, 1810. — Michei-OT, Sur l'hydropisie en général et l'hydrothorax en particulier. Paris, 1815. — Comte, De l'hydropisie de la poitrine et des palpitations du cœur. Paris, 1822. — Médical Repository, n° 10. Lo&dOD, 1823. — Schuôder van der Kolk. Ohs.
par macération et hnbibilion. — Les caisses mécaniques sont toutes les conditions qui gênent la circulation veineuse dans le poumon ou dans les parois thoraciques, tontes celles aussi qui entravent le déversement des gros troncs veineux dans le cœur droit; l'emphysème, La sclérose et les tumeurs -pulmonaires, les compressions de ta veine cave supérieure et de fazygos, les lésions mitrales, sont les plus communes et les plus puissantes de ces conditions. La parésie cardiaque produisant la surcharge sanguine du cœur, et gênant par suite l'arrivée du sang veineux, est une cause suffisante d'hydrolhorax ; c'est à elle que doivent être attribuées les hydropisies pleurales qui se développent si fréquemment dans la période ultime des maladies graves, lorsque la mort n'est pas rapide. — Les causes dyscrasiques sont le mal de Bright et les cachexies, notamment la cachexie paludéenne ; de même que l'hydropéricarde, l'hydrothorax de cette origine est tardif, il est presque toujours précédé d'anasarque ou d'ascite.
L'hydropisie pleurale est presque toujours double, mais elle est rarement égale des deux entés; la quantité de liquide varie de 100 grammes à plusieurs litres, la qualité est celle du sérum pur; l'épanchement n'est enkysté ou cloisonné que lorsque la plèvre contient des fausses membranes et des adhérences anciennes. Quand la transsudation est considérable, les poumons, le cœur et les organes abdominaux subissent les mêmes déplacements que dans la pleurésie.
Les symptômes sont quelquefois nuls, car il n'y a ni point de côté, ni fièvre, et la dyspnée n'existe que si l'hydropisie est rapide et d'une abondance notable. Les signes physiques sont ceux de l'épanchement pleurétique. Toutefois, en raison de l'absence de fausses membranes et de produits fibrineux, le liquide de l'hydrothorax réalise bien plus souvent que celui de la pleurésie les conditions nécessaires à la production du souffle doux et de l'égophonie; le silence complet est rare, plus rare encore le souffle tubaire ou caverneux, parce que le refoulement du poumon sur les gros canaux bronchiques est exceptionnel; en revanche, quand l'épanchement est médiocre, il est facilement déplacé par les changements de position du malade, et les signes physiques présentent la même mobilité. — La marche de l'hydropisie est entièrement subordonnée à celle de la maladie qui l'engendre; il en est de même du tkaitemext, en ce qui concerne du moins VindiGOtion causale. Quant à l'indication symptomatiqw , elle est remplie comme dans l'hydro-
anat. path. Amstelodami, 1826. — Sammlung ausserles. Abhandl., XXXVI. — Navmann, Handb. der rned. Klinik. Berlin, 1829. — Kennedy, Dublin Jouvn. ofmed. Se,
1839. — Wnmuca, Pleuropathien in Virchow's Handbuch. Erlangen , 1854.
Gini, Sopra alcuni casi diguarigione d1 idrotorace (Giomale Veneto, 1861).— Ziemssen Punction des Hydrothorax {Sitzungsberkht der deut. Natvrforschcrversammlung in Dresden, 1868).
PXLTMOTHORAX. — HYDROPNEUMOTHORAX, 157
péricarde par les diurétiques, les drastiques et les révulsifs cutanés ; il va sans dire que dans l'hydrothorax lié au mal de Bright, les vésicatoires doivent être proscrits et remplacés par des applications de teinture d'iode. Lorsque l'abondance de l'épanchenient fait craindre la suffocation, et que la maladie hydropigène n'est pas encore parvenue à sa phase ultime, il ne faut pas hésiter à ponctionner la poitrine.