‹ Traite de pathologie interne (volume 3)Chapitre 89 sur 132 · CANCER DE IJL VESSIE · texte numérisé non relu

CANCER DE IJL VESSIE

Plus fréquent chez l'homme que chez la femme, le cancer de la vessie (1) est principalement observé de cinquante à soixante ans ; c'est une des localisal ions les plus rares de la diatbèse. Comme tout autre carcinome, il est primitif ou secondaire, et dans ce cas il succède le plus ordinairement à un cancer du rectum ou de l'utérus. Le cancer villeux et l'encéphaloïde sont les formes communes, le squirrhe est assez rare. Le néoplasme débute dans le tissu conjonctif sous-muqueux, et après s'être développé vers la cavité de la vessie, il présente une tendance d'autant plus marquée à l'ulcération qu'il est de consistance moindre. Les parois vésicales sont épaissies et indurées, et avec la lésion cancéreuse existent toujours les altérations du catarrhe chronique, et souvent des calculs.

La maladie peut rester longtemps latente, puis elle se manifeste par des douleurs vésicales qui ont ceci de particulier qu'elles se font sentir en dehors de la miction ; et par les signes d'un catarrhe chronique qui diffère du catarrhe -impie par la fréquence de Vhématurie, la rapidité de V amaigrissement, et le

(1) CltlTEILHIER, KoRSTER, LEBERT, ROKITAÎSSKY, lûC. Cit.

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développement de la cachexie caractéristique. Dans certains cas, le sédiment de l'urine renferme des débris cancéreux reconnaissables au microscope, et la sonde révèle la présence de fongosités inégales, molles et saignantes à la surface de la vessie ; souvent aussi elle ramène quelques fragments du t issu morbide. En raison des prolongements dendritiques qu'il envoie dans l'intérieur de l'organe, c'est le cancer villeux qui présente le plus souvent ces phénomènes, c'est lui aussi qui produit les hémorrbagies les plus fréquentes et les plus abondantes. — La mort, qui est la terminaison constante de la maladie, est amenée par les progrès de la cachexie, ou par l'ammoniémie, plus rarement par une rupture de la vessie avec infiltration urineuse, ou épanchement péritonéal.

Le traitement ne peut remplir que les indications symptomatiques, qui sont de calmer la douleur, de combattre les hémorrbagies, de soutenir les forces, et d'assurer le libre écoulement de l'urine.

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