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rapport avec la maladie qu'ils viennent d'éprouver; souvent alors le rétablissement complet exige encore plusieurs jours de repos et de régime. C'est ce ce qu'on voit spécialement chez les jeunes pubères, lorsque la fièvre, coïncidant avec un développement rapide du corps, mérite véritablement alors le nom de fièvre de croissance.
Il est des individus qui éprouvent chaque année plusieurs récidives de fièvre éphémère; mais cela n'a guère lieu que chez les jeunes gens; assez généralement cette disposition diminue avec l'âge et disparaît vers la quarantième année.
Diagnostic. — Il est souvent dilTicile de déterminer, au moment où la fièvre commence, si elle ne sera qu'éphémère ou si le malade éprouve un accès de fièvre intermittente. Cependant, si le frisson est léger, ou s'il manque tout à fait; si la fièvre, au lieu de cesser après huit ou douze heures, comme cela a lieu le plus souvent pour les accès intermittents, se prolonge pendant dix-huit, vingt ou vingt-quatre heures; si elle s'est allumée sous l'influence d'une des causes que je vais bientôt énumérer, il est probable que la maladie ne sera qu'une fièvre éphémère.
Pronostic. — Le pronostic ne présente jamais de gravité.
Causes. — La fièvre éphémère affecte spécialement les enfants et les jeunes gens; elle survient ordinairement à la suite de vives émotions, après des fatigues corporelles; ou bien elle succède à l'impression du froid, ou, par contre, à l'action d'une température élevée, par exemple après une vive insolation, à la suite d'un bain trop chaud, ou du séjour dans une atmosphère brûlante, ou bien encore on voit la fièvre éclater après des écarts de régime, spécialement après des excès de liqueurs stimulantes. Le développement rapide du corps à la puberté est, comme nous l'avons déjà dit, une cause fréquente de fièvre éphémère. Chaque époque menstruelle réveille aussi chez quelques femmes le même accident. L'appareil fébrile qui accompagne l'établissement de la sécrétion du lait quarante-huit heures après l'accouchement peut encore être regardé à juste titre comme une forme de fièvre éphémère. Je crois qu'il est inexact d'admettre avec quelques personnes que le mouvement fébrile dont je parle est toujours symptomatique d'une lésion. En effet, les conditions dans lesquelles il se montre, et surtout sa durée courte, doivent faire exclure l'idée d'une fièvre traumatique. Cependant je crois qu'en raison des accidents qui surviennent sourdement ou à l'improviste chez les femmes récemment accouchées, on doit surveiller ce mouvement fébrile, et l'on devrait s'en préoccuper s'il avait une intensité insolite, s'il se prolongeait au delà de vingt-quatre heures, ou si son début avait été marqué par un frisson un peu intense.
La plupart des causes que je viens d'énumérer, au lieu d'exciter une pyrexie, n'ont souvent d'autre effet que de produire une courbature, c'est-à-dire une indisposition caractérisée par un état de malaise général, par des lassitudes et un dérangement dans la plupart des fonctions, sans mouvement fébrile appréciable. La courbature est quelquefois le prodrome de la fièvre éphémère.
Traitement. — Le repos au lit, Tabstinence de tout aliment, l'usage de boissons délayantes ou tempérantes, sont les seuls moyens qu'il suffit d'employer. S'il arrive que, pendant la convalescence, les malades restent faibles, si l'appétit ne revient pas, si les aliments déterminent de la pesanteur, si la langue est sale et le ventre paresseux, il conviendra de donner un laxatif ou an éméto-cathartique, et les jours suivants quelques tasses d'une infusion amère, comme chicorée sauvage ou petite centaurée, pour voir disparaître promptement ces accidents.
DE LA FIËVRE INFLAMMATOIRE, OU SYNOQUE. 19