‹ Traité de pathologie interne. v. 2Chapitre 156 sur 176 · DE LA DIARRHÉE GATARRHALE · texte numérisé non relu

DE LA DIARRHÉE GATARRHALE

nales, oa qui est symptomatique d'un ramollissement de la membrane moqueuse.

Pronostic. — La diarrhée catarrhale telle que nous la comprenons ici est une affection toujours bénigne. Elle ne pourrait devenir grave que dans le jeune âge ; mais presque toujours alors la diarrhée se lie à quelque altération matérielle de Tintestin.

Cause. — La diarrhée catarrhale est une affection commune à tous les âges. On l'observe spécialement chez les étrangers, dans le premier temps de leur séjour dans quelques grandes villes, comme Paris, Londres, Amsterdam. Ce petit accident est provoqué bien moins par l'eau, qu'on accuse communément, que par le concours de plusieurs autres circonstances, telles que l'humidité et le changement de réghne. Le froid est une cause dont l'action est incontestable : on voit fréquemment des individus être pris de flux muqueux atoniques vers le tube digestif à la suite d'un refroidissement des pieds ou de tout le corps, ou après l'ingestion dans l'estomac d'une certaine quantité d'eau froide, pendant que le corps est en sueur. Aussi cette maladie est-elle commune chez les chauffeurs et les soutiers de bateaux à vapeur, qui passent souvent brusquement d'une température de 40 à 50 degrés à celle de l'air extérieur; c'est ce qui résulte d'un travail intéressant inséré en 1841 dans la Revue médicale, par M. Renault, chirurgien de la marine. Enfin, il est des diarrhées catarrhales à marche chronique, qui sont entretenues par une alimentation grossière, de mauvaise qualité, ou par le séjour habituel dans des lieux humides ou dans ceux dont l'atmosphère est chaînée de miasmes : c'est ce qui arrive, par exemple, pour les vieillards et les enfants qui séjournent dans les salles d'hôpital.

La diarrhée catarrhale est un accident commun dans le jeune âge, surtout chez les enfants à la mamelle : le travail de la dentition, des écarts de régime, une alimentation ou trop substantielle ou insuffisante, l'usage du biberon, et les autres causes que nous avons précédemment énumérées, sont les circonstances qui jouent le principal rôle dans la maladie.

Traitement. — Si la diarrhée catarrhale ne cède pas en quelques jours à l'usage des mucilagineux et des opiacés aidés du régime, on devra recourir aussitôt aux astringents et aux toniques. Ainsi on fera dissoudre dans de l'eau de riz de 1 à 5 grammes de cachou ; on donnera l'extrait de ratanhia, ou l'infusion de columbo, ou celle de quassia amara et de simarouba, le vin vieux, la thénaque, le diascordium, et une légère macération de quinquina à froid. Le sous-nitrate de bismuth pourra être également utile ; on le prescrit à la dose de ii à 15 grammes et plus chez l'suiulte, à celle de 4 à 8 grammes et au delà chez les enfants au commencement des repas. Enfin, contre les diarrhées qui résistent à ces moyens, on oppose souvent avec avantage un purgatif salin ou amer, comme la rhubarbe, ou bien les substances balsamiques, qui agissent en modifiant la sécrétion des follicules muqueux. Beaucoup de diarrhées chroniques, tenant à un mauvais régime ou à une habitation insalubre, cèdent lorsqu'on change les conditions hygiéniques. Quand les flux diarrhéiques reconnaissent pour cause l'impression du froid humide, on devra couvrir le malade de flanelle, protéger le ventre avec une ceinture de laine ou de peau ; les pieds seront constamment tenus à l'abri par des chaus* sures convenables. Ainsi il a suffi plusieurs fois, pour obtenir une guérison très-rapide, de faire porter des sabots ou des chaussures de caoutchouc- à des individus qui, ayant habituellement les pieds dans l'humidité, éprouvaient une diarrhéft interminable qui avait résisté à toutes les médications. D'ailleurs,

quelle que soit la cause de la diarrhée, les fonctions de la peau devront toujours être excitées, non-seulement par des vêtements convenables, mais encore par des frictions sèches ou aromatiques, et par l'emploi de bains stimulants, et surtout par des bains sulfureux.

DE LA LEUCORRHÉE

Synonymie. — Flueun on fleurs blanches; fluor tut profluvium mulierit, mcrutrua mA memêrrlmfia mltê, catarrhe utérin.

Les mots leucorrhée ou flueurs blanches ne désignent pas, comme leur sens étymologique pourrait le faire croire, tous les écoulements non sanguins qui se font par la vulve ; mais on ne doit comprendre sous ces deux dénominations que les écoulements blancs, chroniques, auxquels sont sujettes certaines femmes qui ne présentent d'ailleurs aucune lésion matérielle appréciable de l'appareil génital.

Caractères anatomiqnes. — Nous n'avons pas de renseignements positifs sur l'état anatomique des organes génitaux chez les femmes qui succombent avec de la leucorrhée. On dit que la membrane muqueuse du vagin et de l'atérus est quelquefois livide ou violacée; ordinairement elle est pâle, et ne présente d'ailleurs aucune altération d'épaisseur ou de consistance. L'écoulement leucorrhéique est fourni le plus souvent par le vagin et par le col, un peu moins souvent par la face interne du corps de l'utérus; enOn, dans des cas extrêmement rares, il l'est, dit-on, par les trompes de Fallope.

Symptômes. — Les symptômes de la leucorrhée se divisent en locaux et en généraux.

1* Symptômes locaux. — U se produit par les parties extérieures de la génération un écoulement muqueux, blanc jaunâtre ou verdàtre, inodore oo d'une odeur fade. Il est parfois aqueux ; mais dans près de la moitié des cas il est albumineux et transparent; d'autres fois sa transparence est moins complète, et il est plus ou moins strié de gris, de bleu ou de jaune ; enfin, il peut être tout à fait opaque, crémeux ou caséeux. L'aspect, les qualités physiques et la quantité de l'écoulement leucorrhéique varient beaucoup chez la femme, et cela souvent d'un instant à l'autre : ainsi une température humide et froide, Tusage de certains aliments, les passions tristes, l'approche des règles, etc., augmentent en général les flueurs blanches, qui deviennent en même temps beaucoup moins albumineuses. L'abondance de l'écoulement varie .beaucoup : il est des femmes qui sont à peine mouillées; chez d'autres, au contraire, il y a un suintement continuel très-incommode, aussi les malades sont-elles obligées de se garnir comme lorsqu'elles ont leurs règles. On a vu des femmes perdre dans une seule journée plusieurs livres de ce liquide. Beaucoup de femmes qui ont de la leucorrhée se plaignent de prurit à la vulve, de pesan* teur à rhypogastre, de tiraillements aux aines à la partie supérieure et interne des cuisses, dans les lombes, à la région sacrée et vers les reins. Si l'on examine Tétat des organes sexuels, on trouve que les parties extérieures sont pâles, flasques; le vagin semble plus large; sa muqueuse est pâle ou bleuâtre; le col paraît parfois boursouflé; l'orifice est béant lorsque l'écoulement arrive de l'utérus. La peau de la vulve et de la partie supérieure des cuisses est parfois rouge ou même excoriée par suite de l'àcreté qu'acquiert momentanément la matière de l'écoulement. Enfin, on a dit que les femmes lei*..orrhéiques étaient indifl'érentes aux plaisirs vénériens, et que d'autres tombaient dans un excès contraire. Cependant on n'a â ce sujet aucune donnée certaine, et dans ce cas^

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on n*a pas toujours fait la part exacte du tempérament ou des habitudes, et celle qui n'appartient qu*à Fécoulement lui-même, ou plutôt aux lésions diverses dont la leucorrhée peut être le symptôme.

2*» Symptômes généraux. — Lorsque la leucorrhée persiste depuis quelque temps, les femmes pâlissent; leur teint devient terne; les chairs sont flasques, les forces diminuent ; les malades tombent dans un état de langueur; elles ont souvent des tiraillements, des douleurs névralgiques vers Testomac; elles ont de l'inappétence ou bien elles éprouvent le besoin de prendre des aliments fréquemment, mais elles sont vite rassasiées; les digestions sont lentes, pénibles : il y a parfois des appétits bizarres; enfin, les malades sont essoufflées; elles ont des palpitations, de la céphalalgie. Dans ces conditions, on voit communément les règles diminuer d'abondance, se suspendre ou devenir irréguliëres. Enfin les femmes finissent par éprouver tous les troubles qui accompagnent communément la chlorose.

Formes. .Marche. Durée. — Les symptômes précédents se remarquent à difl<érents degrés dans la plupart des leucorrhées. Cependant ils ne caractérisent que l'état chronique, qui est, à vrai dire, la forme habituelle de la maladie. Dans quelques cas pourtant, la leucorrhée, surtout lorsqu'elle débute brusquement, produit quelques accidents aigus ou d'excitation. Ainsi le prurit de la vulve est parfois insupportable; il y a des ardeurs en urinant, une sensation de chaleur, de pesanteur dans le vagin; les femmes ressentent une douleur gravative, incommode, à l'hypogastre et vers les flancs; l'écoulement est d'abord séreux; au bout de quelques jours, il prend de la consistance et devient jaune ou opaque. Enfin, après quelques semaines, l'écoulement tarit, ou bien la maladie passe à l'état chronique.

La leucorrhée a une durée variable : elle peut persister plusieurs mois, plusieurs années, et se prolonger même pendant toute la vie des femmes. Dans ces cas, l'écoulement, toujours continuel, offre de nombreuses irrégularités pour l'abondance, la couleur, l'odeur, la densité; changements qu'on ne peut pas toujours expliquer par les conditions hygiéniques ou individuelles. La leucorrhée peut être périodique : on la voit, par exemple, être pendant plusieurs années supplémentaire du flux menstruel. Ces faits, sans être fréquents, né sont pourtant pas très-rares.

Accidents consécutifs. Terminaisons. — La guérison est la terminaison ordinaire de la leucorrhée ; elle a lieu le plus souvent spontanément. D'autres fois lès flueurs blanches cessent chez les jeunes filles aussitôt après l'établissesement des règles et chez les femmes après un accouchement, etc. On cite encore des cas où la leucorrhée aurait cessé après des selles ou des sueurs abondantes, après une salivation, ou à l'occasion d'une maladie aiguë. On a dit que les flueurs blanches pouvaient se terminer par la mort; mais je ne connais aucun fait authentique qui le prouve. Nous croyons que dans les cas qu'on invoque il a dû exister quelque lésion organique, ou bien quelque complication qui a passé inaperçue.

On a regardé les flueurs blanches habituelles comme pouvant produire diverses maladies de l'utérus et du vagin, et notamment un prolapsus de ces organes, ou bien une affection cancéreuse; mais si la première de ces opinions est probable, la seconde ne l'est certainement point. On a encore accusé les flueurs blanches d'être une des causes de la stérilité de certaines femmes ; on a aussi prétendu que, lorsqu'elles devenaient mères, les enfants étaient rachitiques, scrofuleux et aveugles; aucune de ces opinions n'est justifiée par l'observation; d'ailleurs eût-on noté plus souvent ces accidents chez les leucor-

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rhéiques que chez les femmes bien portantes, il resterait encore à déieno s'il ne conviendrait pas de les rapporter plutôt à l'affaiblissement de la coi tution qui précède et qui produit souvent les flueurs blanches qu'à la leucor elle-même. L'homme qui cohabite avec une femme atteinte de leucorrhée pie court-il quelque danger? Est-il vrai, par exemple, qu'il puisse contra une blennorrhagie? C'est là un point de doctrine extrêmement délicat. point de vue scientifique, il importerait que cette question fût résolue; oej dant la chose n'est pas nécessaire en pratique; car, quelle qu'en fût la soluti le repos des familles exige assez souvent qu'on se serve du prétexte d'une àci particulière de certains écoulements Icucorrhéiques ou du flux menstruel ç expliquer beaucoup de blennorrhagies de Thomme, et pour voiler ainsi les cheux résultats d'une infidélité. Je crois d'ailleurs qu'un flux leucorrhéi souvent assez acre pour irriter la peau de la partie interne des cuisses di femme elle-même doit pouvoir, étant mis en contact avec la muqueuse i thrale, provoquer une phlegmasie qui toutefois n'a rien de spécifique. On ( coit que lorsque l'écoulement Icucorrhéique est très-abondant, et qu'il pen un grand nombre d'années, l'économie s'y soit jusqu'à un certain point h tuée, et que peut-être alors il y aurait inconvénient à le supprimer trop b quement. Cependant il ne faut pas, à beaucoup près, accepter comme parfii ment observés les faits assez nombreux rapportés dans les auteurs, oïl disparition d'une leucorrhée ancienne aurait donné lieu aux maladies ai{ et chroniques les plus graves; le plus souvent, dans ce cas, il n'y a eu coïncidence.

Diagnostic. — D y a une foule d'affections aiguës et chroniques de la vi du vagin et de l'utérus qui produisent un écoulement blanc, jaune ou i plus ou moins abondant; mais on distingue cet écoulement de la leucon proprement dite par la marche, par les symptômes concomitants, et surtout les résultats que fournissent le toucher et l'exploration à l'aide du spécul Cet instrument peut seul démontrer si l'écoulement est fourni par le vagii par l'utérus, ou bien s'il provient à la fois de ces deux sources. Le mi fourni par la cavité utérine est alcalin, et présente d'ailleurs des qualités di rentes, suivant qu'il a été sécrété par la cavité du corps ou par celle du Dans le premier cas il est liquide, transparent, un peu filant; dans le sec il est albumineux, très-gluant, transparent ou opaque. Le liquide sécrété le vagin, ayant toujours une réaction acide, a des propriétés physiques 1 différentes ; il est, en effet, blanc, crémeux, caillebotté. On comprend aisén que s'il existe une phlegmasie, le liquide sera plus ou moins modifié dans aspect à cause de son mélange avec du muco-pus.

Les écoulements qui se font par le vagin étant le plus souvent symptoi tiques, on ne doit jamais négliger de faire une exploration complète. Hais moyens dont nous disposons sont insuffisants pour déterminer si un liqu fourni par les organes sexuels a, ou non, une propriété contagieuse. (Vo l'article Blennorrhagie.)

Pronostic. — Si la leucorrhée ne compromet pas l'existence, elle n'en c slitue pas moins une maladie désagréable pour la femme, et qui entretient s< vent chez elle un état maladif des plus pénibles.

Étiologie. — La leucorrhée est une maladie plus commune dans les p humides et froids que dans les climats chauds; elle affecte aussi plus souv les femmes des grandes villes que celles de la campagne. Le tempérament I3 phatique y prédispose ; cependant on dit aussi que les femmes pléthorique: celles d'une constitution forte seraient plus sujettes à cette incommodité que

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femmes grêles. Les autres causes prédisposantes et déterminantes dont Faction est la moins incertaine sont l*hérédité, la compression du ventre par des corsets baleinés ; l'abus d'aliments gélatineux, qui produisent l'atonie des organes digestifs; une vie sédentaire, des passions tristes, l'habitation dans des lieux bas et humides; un co!t trop souvent répété, ou le séjour dans le vagin d'un corps étranger, comme un pessaire; l'existence d'oxyures dans le rectum, ou d'hémorrholdes internes qui entretiennent une fluxion permanente au voisinage des organes génitaux ; les dérangements delà menstruation, les accouchements, et surtout les accouchements avant terme. EnGn, il est des causes pour ainsi dire spéciales à chaque individu, et qui n'agissent qu'en vertu d'une idiosyncrasie particulière : tels sont, par exemple, ces cas assez nombreux où l'on voit des flueurs blanches abondantes survenir après l'ingestion de certains aliments ou de certaines boissons, comme le thé, le café au lait ou le lait pur, certains coquillages, la chair des grenouilles, certains fruits acides, et même l'eau de certaines sources. On a encore dit que les flueurs blanches pouvaient succéder à la suppression d'un exutoire ou de certains flux, comme les sueurs, ou d'une hémorrhagie constitutionnelle; mais dans la plupart des faits qu'on invoque, la relation^entre la cause et l'effet ne nous paraît pas être parfaitement établie. La leucorrhée est une affection endémique dans les grandes villes; elle peut, sous l'influence de certaines constitutions atmosphériques, sévir avec plus d'intensité et revêtir tout à fait le caractère épidémique. On en a recueilli de fréquents exemples pendant une grande partie du dernier siècle ; les principaux sont ceux observés par les médecins de Breslau, en 1702; par Horgagni, en Italie, en 1710; par Bassins, à Halle, en 1730; à Paris, en 1765, etc.

Traitement. — Un grand nombre de remèdes ont été préconisés contre les flueurs blanches; nous n'indiquerons que les principaux, ceux dont l'action est le mieux démontrée.

Lorsque la leucorrhée, survenant brusquement, s'accompagne d'accidents aigus, on devra se borner à conseiller le repos, l'usage de bains, d'injections émollientes, une nourriture douce et la continence. Lorsque les flueurs blanches sont anciennes, il faudra rechercher les causes qui ont pu les faire naître, et qui souvent les entretiennent, afin de placer les malades dans d'autres conditions. Lorsque la cause est insaisissable, ou bien lorsque, ayant cessé d'agir, la leucorrhée persiste, il faudra diriger le traitement en ayant surtout égard à l'état général. S'il existe des accidents un peu aigus, on conseillera quelques bains émoUients, des boissons acidulés, et l'on excitera les sécrétions intestinales par l'emploi de quelques purgatifs; on pourra associer à ces moyens des injections émollientes. Dès que la maladie est devenue atonique, on choisit les liquides astringents; telles sont les solutions de tannin, les infusions ou décoctions de feuilles de noyer, de ratanhia, les solutions d'alun, de sulfate de cuivre ou de zinc, et d'acétate de plomb. On pourra aussi, pour avoir une action continue, maintenir en permanence dans le vagin des bourdonnets de charpie imprégnés de ces liquides ou bien roulés dans de la poudre d'alun ou de tannin. Ces injections seront portées exclusivement dans le vagin, et jamais dans l'utérus, à cause de la facilité avec laquelle un liquide injecté dans le corps de l'organe peut quelquefois cheminer dans les trompes et s'épancher dans la cavité du péritoine.

Lorsque les injections sont insuffisantes, on a conseillé de modifier la vitalité de la muqueuse par la cautérisation, on choisit généralement le nitrate d'argent.

La leucorrhée ancienne coexistant ordinairement avec on état de faiblesse et

d'anémie indique l'emploi des toniques et des amers, comme le quinquic gentiane, le basilic, les bourgeons de sapin, la mélisse, l'armoise, la pli des labiées, les préparations de fer, les eaux minérales de Spa, de Pass; douches froides, les bains de mer, les bains sulfureux artificiels ou pris sources mêmes. Cependant, sans le régime, tous ces moyens seraient ini sants ou même tout à fait impuissants. Il faudra donc conseiller dans ce aux malades une habitation sèche, bien aérée, exposée au soleil, l'exerci pied, une alimentation tonique, des frictions sèches aromatiques et de la flai sur le corps.

Quant à Tusage interne des balsamiques, comme le copahu, des astrlng de toute espèce, on ne saurait leur attribuer aucune importance. Les as gents, en effet, ne peuvent agir que localement, et les balsamiques, trèscaces contre le flux du canal de Turèthre, sont sans effet contre ceux du t;

! JDU CATARRHE VÉSICAL

! Pour la plupart des auteurs, le catarrhe vésical serait une forme de Fini

I roation de la vessie bornée à la membrane interne : de là le nom de q

\ muquettëe que beaucoup lui ont donné; d'autres préfèrent f appeler q/sliii

l tarrhaley en raison de la nature de la sécrétion morbide. Cependant ces <

maladies, qu'on a confondues en raison d'un seul symptôme commun qa' i présentent (les urines muqueuses ou filantes)y doivent être distinguées <

-i elles pendant la vie comme elles le sont sur le cadavre. Dans la cystite, en <

I les parois vésicales sont rouges, noirâtres, épaissies, friables, ramollies, \

rées, fongueuses, etc. Dans le catarrhe, la vessie n'a presque subi aucune ] dification appréciable dans sa structure; sa capacité est seulement parfoi

peu diminuée. La muqueuse peut aussi présenter quelques plaques ardoiï i vestige d'une congestion ancienne. Mais presque toujours cette membrane

pâle ; rarement elle est épaissie ou amincie; de sorte que, pour explii l'exhalation dont elle est le siège pendant la vie, on est obligé d'invoquer simple perversion dans ses fonctions sans altération du tissu. Le catarrhe cal, ainsi isolé de la cystite aiguë ou chronique, est une affection assez i Symptômes. Marche. — Le catarrhe vésical peut être primitif, d'ai fois il est consécutif à la cystite; ce rapport étiologique entre les deux mala explique jusqu'à un certain point pourquoi elles ont été si longtemps con dues. Le catarrhe vésical est une maladie presque toujours chronique, ( laquelle on ne trouve qu'accidentellement des signes d'excitation général locale. S'il y a des douleurs à l'hypogastre ou au périnée, elles sont ragi peu vives, ne consistent qu'en une pesanteur : les malades urinent plus s vent, mais sans éprouver ces besoins pressants, ces épreintes qu'on obse dans l'inflammation. L'urine, pendant l'émission, semble avoir sa couleur n maie; elle est peut-être un peu moins limpide; elle est peu acide, et pa bientôt à l'état alcalin; elle exhale alors une odeur ammoniacale; par le refi dissemcnt, elle se sépare en deux couches : l'une superficielle et tout à liquide ; l'autre, existant au fond du vase, offre une épaisseur plus ou me grande; elle est tremblotante, visqueuse, filante, blanchâtre, quelquefois t à fait transparente; elle a la plus grande analogie avec l'albumine de l'œuf. quantité n'est pas toujours la même ; des malades en rendent à peine quelq grammes, tandis que d'autres en excrètent plus de 500 dans un seul jour. proportion varie d'ailleurs suivant une foule de circonstances : ainsi lamati morbide est plus abondante dans la saison froide, lorsque l'atmosphère

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