‹ Traité de pathologie interne. v. 2Chapitre 32 sur 176 · DE LA FIÈVRE HECTIQUE · texte numérisé non relu

DE LA FIÈVRE HECTIQUE

rences de ht santé la plus florissante. Les faits dont nous parlons sont rares; il est surtout peu commun de voir la fièvre débuter avec la grossesse et persister pendant tout son cours; le plus souvent les accidents cessent vers le quatrième ou le cinquième mois.

D'après Ténumération qui précède, doit-on encore admettre des fièvres hectiques essentielles^ c'est-à-dire des fièvres qui ne peuvent s'expliquer par aucune lésion matérielle saisissable des solides ou des liquides? C'est là un fait iort douteux : s'il existe, il doit être fort rare. Cependant Chomel a vu deux fois une fièvre hectique occasionner la mort sans que l'autopsie ait fait constater aucune lésion capable de rendre compte des symptômes observés pendant la vie (1). Boisseau cite un cas analogue (2).

Ces faits, devenus de plus en plus rares, sont aujourd'hui tout à fait inconnus, grâce* à une observation plus complète, plus sévère; aussi aurais-je pu peut-être, sans laisser de lacune, rayer la fièvre hectique de la classe des pyrexies pour en faire ce qu'elle est probablement toujours, un état purement symptomatique d'une lésion des solides.

Traitement. ^ — Le traitement est variable. On ne peut rien opposer à la fièvre elle-même; mais tous les moyens dont l'art dispose seront dirigés contre les affections dont la fièvre hectique est le symptôme, ainsi que contre certains accidents prédominants. L'art est presque toujours impuissant contre la tuberculisation viscérale assez avancée pour allumer la fièvre hectique, mais il intervient utilement dans un grand nombre de suppurations ou d'affections des os.

Parmi les symptômes qu'il faut combattre, nous citerons la fièvre elle-même, quand elle a des accès réguliers, les sueurs, la diarrhée. Aux accès fébriles on opposera le sulfate de quinine; mais il faut savoir qu'ils en sont très-rarement modifiés, et si parfois ils cessent, ce n'est que pour un temps fort court. Contre les sueurs, on a surtout vanté l'acétate de plomb, l'agaric blanc, le tannin, le quinquina, moyens rarement efficaces ; à la diarrhée on oppose les mucilagineux, les opiacés par la bouche et en lavements, le bismuth, les astringents. Les malades seront alimentés autant que possible; s'il en est besoin, l'énergie de l'estomac sera excitée par la série de moyens que nous énumérerons, tome II, à l'article Dyspepsie,

(i) Nouveau Journal de médecine, t. III, p. 287. (2) Pyrétologie physiologique, p. 581), 2» édition.

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