‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 126 sur 261 · V. Sammil. auserl. Abh. f. pr. Aerzte, 12 Bip: S · texte numérisé non relu

V. Sammil. auserl. Abh. f. pr. Aerzte, 12 Bip: S

(39) Diss. de prosopalgia. Hal., 1793.

(40) Ad. diss. Forstmanni Epistola.

(41) Doloris faciei, morbi rarioris atque atrocis, observationibus illustrati adurabratio. Wirzb., 1795.

(42) Hufeland, Journ., 25 B., 4 st.

(45) Beytr. z. ausub. Arzneyw., 1 B., p. 3534, 5 B., 120. — Hufeland, Journ., 9 B, st., p. 56. — Blumenbach, Med.

bibl., 2 B., p. 146.

(44) Med. u. chir. Bemerch., p. 285.

(45) Memorab. clin., vol. 1, fasc. 2,

Dole L (46) Museum der Heilkunde, 1 B., n.

(47) Arch. d. pr. Heilk. f. schles, 2 B., Ds yn. 1.

(48) Blumenbach, Med. biblioth., 2B., p. 506.

(49) Journal d. Erfindung., 33 st.,

(50) Journal f. med. chir. u. Geburtshülfe, 4 belft,

(51) Museum der Heilkunde, 4 B., n. 59. :

(52) Horn, N. Archiv., 2 B., p. 276.

(53) Hufeland, 1. c., 36 B., 6 st.

(54) Diss. de prosopalgia. Jen., 1796.

(55) Diss. de dolore faciei convuls.

Grœning., 1797.

(56) Schreger u. Harles, Annal, d.

neuest. engl. u. fr. chir. u. Gebartsh.

Pre. 1799,4 B:,:2 st,

(57) Beobacht. üb. d. Fothergill. Gesichtschmerz. Salzb., 1805.

(58) Materialien für die staatsarzneywiss. u. pr. Heilk. Jena, 1805, 2 th., 4 samml,.

(59) Pr. de nervis cerebri in dolore faciei consideratis. Goett., 4805, Gœtt. Anzeig., 1806, p. 751.

(60) Hufeland, Journ., 2 B., p. 614.

Frank. vou. 1rtr,

Klein (61), Leuthner (62), Megiin (63), Hartmann (64), Jackson (65), Fricker (66), Masius (67), Trail (68), Murray (69), Grosskoff(70)et Woskresenski (71).

SIL. Symptômes. Autopsie cadaverique.

1. Symptômes. — La maladie que nous essayons de décrire d'après soixante dix observalions étrangères, et neuf qui nous sont propres, est composée de paroxismes et d’intervalles libres. Pendant ces intervalles, du moins lorsque la maladie est peu avancée, si le malade n'avait le plus souvent l'esprit abattu (72), il paraîtrait jouir d’une santé nouvelle. Le paroxisme qui se manifeste le plus souventsportanément, comme excité par un choc électrique , apparaît rarement la nuit. Dans quelques cas cependant il était annoncé par la perception d’une odeur, tantôt agréable (73), tantôt cadavéreuse (74), par un prurit dans le lieu que doit occuper plus tard la douleur, par un aura en quelque sorte épileplique (75), par la palpitation ou la

(61) Siebold chiron., 2 B., p. 157.

(62) Diss. de dolol. fac. Fothergillii.

Wurceb., 1810.

(63) Journ. de méd. Corvisart, etc., 1811, nov., p. 351. Recherches et obs. sur la névral. faciale. Str., 1817.

(64) Diss. sistens observationes quasdam de prosopalgia. Praes: Autenrieth. Tüb., 1811.

(65) The new England journal of mepe 5 de and surgery, vol. nt, 1815, april, n. 2.

(66) Diss. de secanda trunco nervi duri in prosopalgia. Praes. Autenrieth.

(67) Hufeland, Journ., 1813, sept., p. 109.

(68) Diss. de nevralgia. Edimb., 14815.

(69) An essay on nevralgia, New-York,

(70) Treatise on the tic douloureux or rheumatisme of the nerv. with treatem, and alleviat. of this hitherto impenetrable disease. Lond., 1817.

(71) Diss. anat. therap. de dol, fac.

Mosqu., 1817.

(72) Déjà Aretée de Cappadoce (1. c.) a dit : «e Vita ipsis invisa est, mortem discupiunt, »

(75) Leidenfrost in Diss. Fortsmanni, 1, c:

‘74) Lentin, Neue Bevtr., 1. ce.

(75) Bahn, Beob. v. e. Gesichtschm.

m.e. aura epilept. verbund, mus. d, beilk., 1 B.; p. 302,

formication des paupières, par un sen- -

timent particulier de tension dans le palais et dans le nez (76), et par la contraction douloureuse du bras. La douleur occupe tantôt un espace étroit comme un point, et tantôt elle s’étend davantage. Tantôt elle occupe le lieu où le nerf orbitaire sort par le trou orbitaire inférieur, tantôt celui où le nerf facial se développe en patte d’oie; tantôt elle se porte sur les rameaux des première, seconde et troisième branches, de la cinquième paire surtout, sur le rameau frontal, le rameau malaire sous-cutané, l’alvéolaire postérieur, les rameaux masséterin, buccinateur, temporal profond et superhciel postérieur (77) et sur les rameaux superficiels, zygomatiques et faciaux; puis sur les sourcils, les joues, les gencives, {a mâchoire supérieure et les tempes.

Quelquefois la douleur flotte entre les divers filets d’un même nerf (78) ; en général, elle est stable, fixée à un seul lieu, et le plus souvent au côté droit. En effet, on ne compte que deux exemples (79) de prosopalgie affectant les deux côtés à la fois; et nous ne l’avons observée que trois fois affectant le côté gauche (80).

Mais la douleur, quel que soit son siége, ne peut être comparée à aucune aulre.

La prosopalgie, en effet, surpasse en atrocité la douleur des dents et des oreilles, et le malade désespéré pousse des plaintes horribles. Il ne peut ni parler, ni manger, ni avaler. On cite cependant des exceptions dans lesquelles le malade, la première difliculté vaincue , pouvait

ensuite manger (81) et parler (82). En

général, le contact dur de la partie af-

(76) Woskresenski, |. €., p. 52.

(77) Steinbrucb, 1. infra citando.

(78) Salzb. med. chir. Zeit., 1806, t.

1v, p+ 459. J'ai vu chez une juive de Vilna la douleur passer des gencives aux joues et réciproquement.

(79) L'un d’un homme cité par Lentin, 1. c.; l’autre cité par Pujol rappelant le cas de Fouquet.

(80) Moit a guéri cinq cas de prosopalgie, tous du côté droit (Murray; 1, ‘e:):

(81) Breiting raconte qu’un malade a pu, pendant le paroxysme, mouvoir les mâchoires, la langue et.le cou, sans que Ja douleur fût augmentée,

(82) Reil, |. c., p. 3.

MALADIES

fectée, est non-seulement supporté, mais désiré ; le contraire a lieu pour un contact léger. Les muscles de la face, surtout les élévateurs de la lèvre supérieure, les élévateurs de l’angle de la bouche, les masseters, les buccinateurs, souvent, mais non toujours, sont agités ou contractés (83). Nous n’avons jamais perçu de bruit (84) pendant la convulsion des muscles de la face. Nous n’avons point vu, comme d’autres, les malades tomber à terre (85) ou sur les genoux (86), ou être affectés de convulsions (87). La face, sous l'influence de la douleur, le plus souvent rougit et devient turgescente (38), quelquefois elle pâlit (89). ou devient livide (90). Nous avons vu deux fois l'artère temporale acquérir le volume d’une plume à écrire et tendue com= me une corde métallique (91). D’autres ont vu la même chose (92). Nous n’avons point vu sur le front ou à la racine du nez (93) des stries semblables à des marques de coups de fouet; mais les gencives (94) en ont présenté à notre observalion (95). Pas ombre de fièvre (96) ; le pouls en effet est normal ou plus

(85) Breiting, 1. c. à

(84) Hartmann, I. c., p. 8. Germ. das.

schmatzen.

(85) Breiting, I. €.

(86) Lentin, 1. €.

(87) Fothergill, Reil.

(88) Lentin, Boehmer, 1. c.

(89) Sauter, 1. c., ét deux de mes ma=:

lades.

(90) Hartmann, 1. c., p. 9.

(91) À Vilna, chez un exilé français.

(92) Boéhmer, I. c. é

(93) Woskresenski, 1. c., p. 35.

(94) Das rothe zabnfleisch-streifchen.

v. Steinbruch in Hufeland Journ., 1816, .

äp.p.77. Déjà Thilenius(l.c.,p.272), trai-: tant de la prosopalgie, avait dit :« Hiebey:

war die besondere Erschinung, dafs das:

Zabhnfleisch über der leidenden stelle her:

mit einem Strohhalmbreiten, sehr hoch-:

rothen saume Wié mit einem bændchen:

éingéfafst war. »

(95) Chez un malade de la Russie blan::

che, affecté depuis dix ans de proso=:

palgie.

(96) Il ést noté (in Salzb. med, chir.

Zeit., 4B., 1806) que le pouls à quelque:

fois été plus fort, mais en même temps!

plus resserré; ét Schlegel (1. c.) affirme:

que le pouls ne varie pas d’une vibra=| tion de l’état naturel, et qu’il n’est ni plus dur ni plus fort.

DU SYSTEME NERVEUX

Jent que dans l’état de santé (97). Plus Ja douleur est forte, plas l’accès est court; en général il dure quelques miputes, rarement au-delà d’un quart d’heure, et très-rarement une heure (98). Le paroxysme se termine, la douleur diminuant peu à peu ou cessant tout-à-coup comme elle est survenue, quelquefois par l'apparition d’un flux de salive (99), de larmes (100), de mucus nasal (1) et de flatuosités (2). Les intervalles libres qui séparent les paroxÿsmes qui ne reviennent pas à des époques fixes (3), sont

de plusieurs heures, de plusieurs jours,

de plusieurs mois et même de plusieurs années (4). Dans des cas très-rares, après le paroxysme, la partie affectée restait tuméfiée (5), et quelquefois recouverte d’une croûte (6). On a aussi remarqué une sympathie particulière entre la douleur de la face et celle du scrotum (7).

2. Autopsie des cadavres. — On dit que C. Sprengel rapporte un cas dans

6 2 D ETS

(97) Lentin (1, ©.) remarquait que Île pouls était un peu plus plein , mais plus lent, de sorte qu’il donnait quinze ou vingt pulsations de moins par minute.

(98) Je l’ai observé chez la juive dont j'ai parlé plus haut.

(99) Reil, 1. c., dit : « Salivæ ingentem copiam ex duxtu Stenonis cum le:

vamine exprimebat, » Toutefois, le ptyalisme n’est point toujours salutaire; en effet, on cite, dans les notes sur les ouvrages de Fothergill in Abh. f. pr. Aerzte, 35 B., un exemple de salivation chez uné malade affectée dé prosopalgie par suppression de la gale.

(100) C. Sprengel, Pathologia, 11 vol.

Masius Jonas, 1. c. Bieude apud Vaton, 1. c. Klein in Siebold, I. c. Hartmann, pe: p. 11.

(1) Bieude, 1. c.

(2) Jonas, L. c. Bicadé (les flatuosités avaient une odeur cadavéreuse).

(3) Les médecins ne citenl qu'un cas de prosopalgie à type régulier (Schlegel, 1. c.). Toutefois, je croirais avec Hartmann (1. c., p. 7) qu’il y a eu érreur de diagnostic et que la maladie était une fièvre intermittente.

(4) Le malade de la Russie-Blanche dont j'ai parlé plus haut, eut un intervalle libre d’un an et plus, c'est-à-dire pendant toute la durée de [à guerre äé

(5) Degner, I. c.

(6) Breitieg, L. c.

(7) Bobe Moreau in Bibl, med, Paris, 1818, oct.

lequel la tunique des nerfs affectés de la face était distendue et remplie de sérosité (8). D’autres (9) ont trouvé au côté droit de la protubérance annulaire une tumeur squirrheuse qui entourait l'origine du nerf trifacial,

$ III. Causes.

1. Causes prédisposantes.—Les femmes sont, dit-on (10), plus fréquemment affectées de prosopalgie que les hommes.

Le temps qui suit la partié moyenne de la vie y favorise beaucoup, de telle sorte

que les femmes en sont atteintes plutôt

que les hommes (11). Elle nous a paru attaquer plus souvent les riches que les pauvres (12); d’autres ont observé le contraire (13). Quant au climat, nous avons rencontré la maladie qui nous occupé plus fréquemment à Vilna qu’à Vienne ;

(8) Woskresenski, 1. c., p. 40.

(9) Thibault et Maréchal , Journ. général de méd., chir. et pharm., vol. xuiv, août. Lraptt

(10) Hartmann, sur 76 cas, a trouvé 32 hommes, 41 femmes, et n’a point constaté le sexe dans les trois autres cas.

Sur 9 cas observés par moi, 6 appartenaïent au sexe masculin. Les autres médecins de Vilna conviennent que la prosopalgie est plus fréquente chez les hommes.

(11) « In casibus viginti et uno, dit » Hartmann (1.c.), ætas virorum memora- » batur, ét numeérus medius annorum erat » quadraginta et unius; in vigintiquatuor »casibus, in quibus ætas mulierum no- »tabatur, numérûüs médius erat quadra- »ginta et duorum annorum, ta ut id » fere, quod medium vitæ sequitur, tem- » pus, apud utrumque sexum, huic mor- » bo præcipue sit boxer : sed notan- » dum, mulieres multo rarius invadere » bunc morbum, si sexagesimum jam » excesserunt annum, viros vero post ip- » sum oCtogesimum quartum vitæ annum » adhüc prosopalgia corripi, et mulieres ÿ interdum a Vigesimo ad tricesimum an- > num jam hoc morbo vexari, viros vero »potius, si trigesimum jam excesse« » runt. »

(12) Dans l’espace de huit ans, je n'ai rencontré aucun cxeéemple de prosopalgie daus le grand hôpital de Vienne, et j’en ai observé quatre en ville. Les cinq cas que j'ai observés à Vilna appartiendraient tous à là classe supérieure des habitants, si je n'en exceptais deux juifs, hommes du peuple, il est Vrai, mais vivant à leur aise.

(13) Hartmann, la €,

en général, cependant, elle paraît plus Commune dans les pays froids (14). Des observations sur l'influence de la constitution anvuelle sur la prosopalgie sont à désirer (15). Cette maladie s'adresse surtout aux personnes affectées d’hémorrhoïdes, d’arthrite, de maladies des viscères et de l’utérus, de squirrhe (16), de plique (17. Cependant elle attaque quelquelois des personnes parfaitement saines (18).

2. Causes excitantes. — Parmi les causes qui déterminent la prosopalgie, on compte, non sans hésiter , les blessures de la tête (19), les larves de mouches et les guèpes qui irritent les nerfs de la face (20)(21),etsanshésiter lasuppression de la transpiration (22), la suppression du flux des oreilles (23), la répercussion de l’herpès (24), de la gale (25) et de la couperose (26), peut-être la métastase de

(14) Mon père en a observé beaucoup d'exemples à Pétersbourg, et le docteur Mudrow à Moscou, comme le rapporte son élève, Woskresenski, 1. c. L'ouvrage de Murray atteste aussi que la prosopalgie est fréquente dans l'Amérique septentrionale.

(15) Bochmer fit en passant cette réflexion (Blumenbach, Med. bibl., 5 B., Tops.

(16) Fothergill.

(17) La vieille juive, dont j'ai traité à Vilua [a prosopalgie, était affectée de plique, ainsi que le malade de la Russie- Blanche.

(18) Masius, 1. c.

(19) Klein, 1. e., p. 157.

(20) Haighton, I. c.

(21) Woskresenski. Je ne nierai pas

qu’en Russie les femmes du peuple se couvrent la figure de céruse.

(22) Jonas, 1. c., Salzb. med. chir.

zeit. (un soldat qui, couvert de sueur, avait traversé un fleuve). Schlegel, 1. c.

(un tonnelier adonné au vin qui avait été trop souvent exposé au froid et à l’humidité). Leidenfrost ad Forstmanni Diss. C.

Thouret, 1. c. Une noble lithuanienne, effrayée par les soldats dans l'hiver de 1812, et seulement revêtue de sa chemise, s'étant sauvée de son lit dans les bois, fut prise immédiatement d’une prosopalgie rebelle. Le malade de la Russie-Blanche avait contracté sa maladie par un refroidissement.

(23) Lentin in Blumenbach, Med, chir.

bibl., 2 B., p. 156.

(24) Masius, 1. ce. Rademacher, 1, c.

(25) Fothergill, I. c.

(26) Fr. Hoffmann, 1. c.

l’urticaire sur les nerfs (27), la contagion | vénérienne (28), très-souvent la suppression des hémorrhoïdes (29), des menstrues (30), le gonflement du ventre (31), les chagrins de l'âme, surtout les chagrins de tous les jours, la colère comprimée (32) et le refroidissement (33).

3. Causes provoquant les paroxismes. — Les paroxysmes de la maladie déjà établie sont habituellement provoqués par la colère (34), la terreur (35), la lumière trop vive (36), le toucher des

res

(27) Forstmann, Hartmann, 1. c.

(28) Waton, Masius, Il. cc.

(29) Chez deux de mes malades. Cfr.

Degnerus, Reil et Hartmann.

(30) Ritter in Hufeland, Journ., 17 B., 3 st., p. 97. Sauter, 1. c. Breiting raconte une exception. Dès que la malade, âgée de 54 ans, avait été atteinte, ses règles avaient coulé plus abondamment; elles étaient toujours aussi abondantes lorsque Breiting voyait [a malade, alors âgée de 40 ans; lorsque les règles disparurent, la douleur, déjà guérie depuis une année, ne reparut plus.

(51) Vogler, Loenen, Thuessink , Lentin.

52) Chez plusieurs de mes malades, de graves affections de l’âme avaient précédé, et deux femmes, avant le développement de la maladie, avaient, pendant plusieurs mois, passé les jours et les nuits dans les larmes. Cfr. Weinhold in Hufeland, Journ., 1812, oct., p.111. Au contraire, chez un homme de la Russie- Blanche, les souffrances de l’âme qu'il eut à supporter pendant la guerre de 1812 suspendirent la maladie.

(35) La position près d’un mur d’un lit dont l’autre côté était exposé à l’air, paraissait la cause de la prosopalgie d’un de mes malades; en effet, il n’est poiat étonnant que ia face, la seule partie du corps à nu et exposée pendant sept heures et plus à un froid humide, les autres parties du corps jouissant de la chaleur du lit, ait été le siége de la maladie.

(54) Salzb. med. chir. Zeit., I. c.

(55) Breiting rapporte que la femme d'un ouvrier des archives qui, depuis dix mois, était délivrée d’une prosopalgie, fut spontanément reprise par un paroxysme de prosopalgie à la suite d'une terreur causée par un incendie voisin.

Une juive de Vilna qui , depuis deux ans, n'avait eu aucun accès de prosopalgie,.

fut heureuse, et, quoiqu’effrayée par l'incendie de sa propre maison, elle n’eut pas de rechute.

(56) Lentin, I, ç., vit un paysan aus

DU SYSTÈME NERVEUX

différentes régions du corps (37), surtout un toucher doux du lieu affecté (38), Paction de manger , de discuter et de rire.

4. Causes prochaines. — On a cherché la cause prochaine de la prosopalgie dans le vice arthritique (39), catarrhal (40), abdominal (41), caréinomateux (42) dans un mal local du nerf lui-même (43), dans une étroitesse morbide des canaux osseux que parcourent les nerfs faciaux (44), et dans l’asthénie appelée directe (45). Quant à nous, nous ne nous ran-

geons exclusivement à aucune de ces

opinions ; mais suivant les circonstances:

nous admettons tantôt l’une, tantôt l’autre.

$ IV. Diagnostic. Pronostic.

1. Prosopalgie rapportée aux nevralgies. — Avant de rechercher les caractères variés de la prosopalgie, 1l convient de nous occuper de la maladie en général. Nous la rapporterons plutôt aux névralgies qu'aux névrites, car son apparition momentanée et son caractère apyrétique ne permeltent nullement de Ja ranger parmi les inflammations (46).

2. Confusion difficile. — La prosopalgie peut à peine donner lieu à une erreur de diagnostic. En effet, bien qu’elle ne reconnaisse aucun signe pathognomonique (47), qui de nos jours confon-

quel l’aspect d’un mur blanc réfléchissant les rayons du soleil donnait des douleurs de la face.

(37) Reil, 1. c. « Haud raro dolor ab ipsa hemorrhoïdum cœcarum frictione refricabatur. »

(38) Masius, Reil, Haighton, Jonas, Lentin, etc.

(39) Forstmann , 1. c. Quesnel in Hufeland, Journ., 13 B., 4 st., p. 154.

(40) Leidenfrost, 1. c.

(41) Lentin, |. c.

(42) Fothergill.

(45) Langenbech.

(44) Thouret , IL. c.

(45) Hartmann : « Causa prosopalgiæ

roxima est aucta in loco affecto incitabilitas ejusque in paroxysmo explosio. »

(46) Marino (1. c.) établit affinité entre la prosopalgie et la sciatique; mais à tort, puisque la sciatique se rapporte à \ la névrite.

(47) Murray, I. c., n'aurait pas dû considérer le mouvement convulsif des muscles de la face comme un signe constant

de la prosopalgie.

drait une maladie périodique(48),caractérisée par une douleur violente, mais passagère, autour des rameaux faciaux de la cinquième et de la seplième paire de nerfs, non augmentée par une pression un peu forte et souvent accompagnée des convulsions des muscles de la face, qui, dis-je, confondrait une pareille maladie avec un rhumatisme des muscles de la face, une hémicrânie, un trismus ou une odontalgie? Le rhumatisme des

. muscles de la face est caractérisé, en ef-

fet, par une douleur constante, s’opposant au mouvement des parties affectées (49), fuyant une pression forte et augmentant surtout la nuit. L’hémicränie affecte le plus souvent un type déterminé (50), est annoncée par des symptômes précurseurs, dure plusieurs heures et occupe une grande partie de la tête, le plus souvent du côté gauche (51).

3. Caractère de la prosopalgie. — L’étiologie et la thérapeutique enseignent que le caractère de la prosopalgie est très-varié ; il convient donc de la diviser en plusieurs espèces.

4. Prosopalgie traumatique. --= S'il est vrai que la prosopalgie ait été jamais déterminée par des blessures de la tête et par des insectes excitant les nerfs de la face (52), on peut admettre que cette maladie puisse être d’un caractère traumatique. En général, comme la face est souvent exposée aux violences extérieures, il ne faut pas négliger de faire à ce sujet des questions remontant à une époque bien antérieure au développement de la maladie qui nous occupe.

5. Prosopalgie inflammatoire. — Nous sommes certains par notre propre

(48) À une époque où la doctrine de la prosopalgie n'était pas aussi avancée que de nos jours, les chefs de la médecine pouvaient se tromper dans leur diagnostic, comme je l’ai observé ailleurs relativement à l’hémicrânie (P. 11, P. 1, vol. 1, sect. à, c. 11, $ vi, 5 (3). Edit. de Leipsick.

(49) Pujol dit, 1. c., p. 9, avoir vu une femme qui lui affirmait que, pendant un fort paroxysme de douleur de la face, il était en son pouvoir d'empêcher tous les mouvements des muscles de la face, mais qu’elle ne le faisait pas parce qu’elle pensait que ces mouvements la soulageaient (?).

(50) P. 11, vol. 1, sect. 1, C. 11, S Vis PACE).

(51) Ibid. (3).

(52) $ xxix, 2

expérience du caractère quelquefois inflammatoire de la prosopalgie ; nous l’admettons lorsque la personne malade, d’ailleurs d’une santé florissante et vivant bien, est affectée d’une suppression de règles ou d’hémorrhoïdes, et surtout si pendant l’accès de la douleur les vaisseaux sanguins de la face sont turgescents.

6. Prosopalgie rhumatismale. — Quoique nous ayons distingué avec soin le rhumatisme des muscles de la face de la prosopalgie (53), cela ne nous empêche pas d'accorder à cette maladie un caractère rhumatismal, Autre chose est, en effet, comme dans le premier cas, un rhumatisme affectant les muscles et une douleur perçue par les nerfs en ce sens qu'ils sont conducteurs des sensations, ou comme dans ie second cas une douleur émanant du nerf lui-même et due à une cause rhumatismale. Nous supposons la prosopalgie rhumatismale, si une suppression de la transpiration lui a donné naissance, si jusque-là le malade était sujet aux affections rhumatismales ou catarrhales, et surtout au coryza, si la maladie a plus de rapport avec le rhumatisme des muscles de la face que les autres espèces de prosopalgie.

7. Prosopalgie metastatique.— Nous n'avons pas besoin de dire que nous &ppelons prosopalgie métastatique celle quiest due à la suppression imprudente

des maladies de la peau ou d’autres ma- Jadies.

8. Prosopalgie gastrique, — Personne ne s’étonnera que la prosopalgie puisse quelquefois provenir des maladies de

l'abdomen en se rappelant que le nerf

intercostal concourt à la formation du plexus cœliaque , et qu’il naît de la seconde branche de la einquième paire de nerfs cérébraux. La prosopalgie se développant presque toujours sur le côté droit de la face, ne devrait-on pas plus souvent la rapporter à une affection du foie?

De quelque manière que les choses se passent, nousattribuons une origineabdominale à la prosopalgie; chez les hommes qui mènent une vie sédentaire (54), sujets à la constipation et aux hémorrhoïdes, affectés par des peines de l’âme, et ayant

moe

(54) La prosopalgie dont Jonas (1. c.) a laissé l’histoire, s’est surtout développée sous l'influence de l’aquilon pendant un voyage. |

MALADIES

un tempérament plus ou moins cachec+ tique.

9. Prosopalgie arthritique. — Lorsqu’il existe une maladie de l'abdomen, et que la transpiration vient à être supprimée, pour que la prosopalgie revête le caractère arthritique, il est nécessaire qu’il existe dans la famille du malade la goutte (55), l'herpès (56) ou des calculs urinaires (57).

10. Prosopalgie carcinomateuse. = La période de la vie pendant laquelle la prosopalgie se manifeste et s'allie au squirrhe, le caractère lancinant et fugitif des douleurs carcinomateuses et l’utilité de la ciguë contre la prosopalgie; toutes ces choses, dis-je, ont conduit Fothergilk à établir le caractère carcinomateux de cette maladie. Et en effet, cette opinion, que Selle (58) et en quelque sorte S.-G. Vogel (59) ont embrassée, acquerra à nos yeux de l’importance, si nous remarquons : — que les nerfs jouent un grand rôle dans les affeciions cancéreuses (60); — que la plique que nous avons déclarée une maladie lépreuse (61), et la lèpre qu'avec d’autres nous avons déclarée une maladie carcinomateuse (62),

ee

(55) La cause arthritique de la proso= palgie a été contestée par Ludovic, Forst:

mann, Quesnel, Spielmann (Franz. annal. v. Hufeland, 2 B., 179, 3, p- 219), et Roëber (Fasc. obs. med. pr. Argent., 1787); ce dernier cite un vieillard de 70 ans, depuis long-temps goutteux, qui, sa douleur faciale disparaissant , vit disparaitre sa goutte.

(56) Quant à son caractère arthritique, lisez vol. n, cap. xxxn, $ cxxiv, 6, de cet ouvrage. Edit. de Leipsick..

(57) Fr. Hoffmann, I. c.

(59) Handb. d. prakt. Arzneyw., 2 auft., 2 B., p. 145.

(60) Personne n’a mieux écrit sur ce sujet que Schæfer (Versuche aus d. theoret. arzneyk., 2 th., veb. nerven u, e.

theil ihrer Krankh. Nurnb., 1784, p.

195). On peut lire Boerhaave (De morb.

nerv., p. 328), Ruysch (apud Boerhaave, 1. c., p. 268), Brugmann (Bernard, Diss.

quæstio med. argumenti. Lugd. Bat., 4796, ad finem), Soemmering (Uber d.

soft, etc., p. 200), et notre chapitre des maladies carcinomateuses (P. nr, vol. 11).

(61) PT, Vol. AI, C. xXxVI, S CxL a, 1, Je recueille chaque jour de nouveaux faits qui viennent confirmer cette opinion.

(62) Alard, Hist. de l’éléphantias. des

DU SYSTÈME NERVEUX

s'allient quelquefois, comme nous l’avons dit (63), avec la prosopalgie ; — qu'en Suède une maladie endémique, peut-être nerveuse, est caractérisée par une douleur atroce, semblable à celle de Ja prosopalgie (64); — et qu’une tumeur squirrheuse a été trouvée chez un homme affecté de proscpalgie, recouvrant Vorigine du nerf tri-facial (65).

11. Prosopalgie syphilitique.— Nous n’osons ni admettre ni rejeter entièrement la prosopalgie de caractère syphilitique. Plus les maladies se rapprochent

du carcinome, plus elles donnent à soup-

conner une complication syphilitique.

12. Prosopalgie nerveuse, — Si les pathologistés qui cherchent la cause prochaine de la prosopalgie, plutôt dans un fluide impondérable dont le nerf est conducteur, ou dans le nerf conducteur de ce fluide que dans un chronique et palpable changement de la matière pondérable du nerf, ne s’éloignent pas de la vérité, il faudrait établir une prosopalgie nerveuse ou dynamique chez les hystériques et les hypochondriaques et chez les hommes affectés de vice vénérien. Cependant, il est constaté par la pratique que la sensibilité variée des malades et les diverses conditions des forces vitales exercent une influence marquée sur les prosopalgies d’une nature queiconque, et que souvent on ne peut récuser l'utilité des remèdes nervins.

13. Pronostic. — La prosopalgie est une maladie difficile à guérir ; et sielle ne s'oppose pas à la longévité, elle fait souffrir les malades , qui ont eu recours en vain aux ressources de l’art, jusqu’à la fin de leur vie (66). Toutelois, nous avons devant les yeux un homme jouissant d’une excellente santé, qui, ilya

Arabes. Paris, 1810. (Le cancer est commun chez les malades affectés de plique.)

(63) S xxrx, 4.

(64) Sagar, Syst. morb., p. 220. Cfr.

Vogel, 1. c., p. 144.

(65) $ xxvur, 2.

(66) Ludovicus (1. c.) raconte qu’un médecin fut affecté de cette maladie jusqu’à sa mort. On cite une malade (Abhandl. f, prakt. Aerzte, 3 B., 1 st., p. 152) qui, âgée de 70 ans, était affectée de prosopalgie depuis sa vingtième année. La quatrième histoire de cette maladie, exposée par Hartmann (1. c., p.58), démontre qu’elle peut poursuivre les hommes jusqu'à l’âge le plus reçulé,

dix ans, fut affecté pendant un mois d'une prosopalgie inflammatoire (67). Nous avons guéri d’une prosopalgie violente une vieille femme qui, après deux ans d’une santé parfaite, succomba à une apoplexie foudroyante. Nous avons guéri trois autres malades affectés depuis long-temps de prosopalgies rhumatismale et gastrique. La prosopalgie se trouvant au nombre des maladies périodiques, 11 faut éviter de prendre un intervalle libre long-temps prolongé pour la santé parfaite. On ne peut non plus regarder comme guéris les malades qui, délivrés de la prosopalgie, tombent bientôt dans une maladie plus grave, telle que Île cancer (68), l’hydropisie ascite (69), la mélancolie (70). Au contraire, nous regardons comme critique la métamorphose de la prosopalgie en herpès (71) et autres

(67) L’exilé français dont il a été parlé plus haut.

(68) Masius (1. ce.) atteste qu’un cancer mit fin à la prosopalgie et à la vie; en effet, la maladie ayant duré quelque temps, une verrue squirrheuse apparut, et lorsqu'on l’eut coupée, le cancer de la face tua le malade. Lentin (Hufeland, Journ., 1. c.) rapporte qu’une femme, affectée depuis plusieurs années de douleur de la face, mourut enfin d’un cancer qui exhalait une odeur si fétide, que la maison dans Jaquelle elle mourut ne put être habitée de long-temps.

(69) Koenen (1. c.), d’après le témoignage de l’archiatre Gommer, rapports qu’un malade, déiivré spontanément d’une prosopalgie qui durait depuis quatre ans, succomba bientôt à une anasarque et à une ascite. Lentin (N. beytr., 1.

c.) parle d'un quadragénaire qui, six mois avant sa mort, soulagé de ses douleurs de la face, se plaignait de souffrir du ventre et du gonflement de ses pieds. Ainsi à la clinique de Tubinge, une femme, qui se portait bien depuis un an que sa douleur était dissipéé, succomba ensuite à une ascite (Hartmann, 1. c., 25).

(70) Boehmer in Blumenbach,Med.bib., 5 B., 5st., rapporte que chez un homme âgé de plus de 60 ans et tourmenté depuis long-temps par la maladie, les organes digestifs se débilitèrent, le ventre se tuméfia et offrit au toucher une tumeur volumineuse; qu’en même temps le malade se plaignait d'oppression asthmatique et d'angoisse avant l'invasion du paroxysmo qui, lui-même, était suivi par les symptômes de la mélancolie.

(71) Rademacher, L c.

maladies cutanées. Une diarrhée hémorrhoïdale sanglante a beaucoup soulagé un de nos malades. 5

$ V. Traitement.

1. En general. — Si on examine les diverses sources de la prosopalgie, on n'espérera pas rencontrer un remède universel contre cette maladie, et on comprendra pourquoi, dans le traitement de cette affection, les mêmes remèdes ont été dans un temps vantés outre mesure et dans un autre temps déclarés pernicieux. On comprend de quelle utilité il serait d'examiner avec soin les circonstances dans lesquelles tel remède a nui ou a été utile.

2. Evacuations sanguines. — Il résulte des observations de Thilenius (72), de Degner (73) et de Posewitz (74), que les évacuations sanguines ont été quelquefois utiles. Les saignées et l'artériotomie elle-même ne réussirent pas à Ludovie (75) niles scarifications et les sangsues à Selle (76). Nous avons guéri la prosopalgie inflammatoire par des applications de sangsues sur les vaisseaux hémorrhoïdaux et aux tempes, sans négliger les autres moyens anti-phlogistiques.

3. Emetiques, purgatifs, résolutifs, — S'il n’y a ni trop grand afflux de sang à la tête, ni obstructions des viscères abdominaux, ni une excessive sensibilité chez le malade, ou autres contre-indications à l'émétique, rien n'empêche de tenter la guérison de la prosopalgie par un vomitif (77). En outre , les purgatifs doux (78), et surtout les résolutifs, conviennent très-bien dans la prosopalgie d'origine abdominale, et parmi ceux-ci

(72) Med. chir, Bemerk., 4 th. Un homme avait la faculté de faire sortir du sang de ses gencives par la succion, ce qui faisait disparaitre sa douleur pendant des Jours entiers et même des semaines; des sangsues unies à d’autres remèdes furent très-utiles au même malade.

(75) L. c. Une cautérisation, au moyen d’un liquide septique, fut faite sur le centre de la partie raalade; une petite hémorrhagie cut lieu, la plaie se cicatrisa et le malade fut guéri.

(76) L. c. Cfr. Hartenkeil in Salzb, med, chir. Zeit, 1790, 5 B.

(77) Lentin, 1. c., p. 149.

(78) Vo'ger, Thiienius, L!, cc.

les eaux minérales salines et savonneuses, 4, Diapnoïques diurétiques.—La prosopalgie rhumatismale et arthritique, ainsi que celle qui est due à la répercussion des dartres , sont adoucies par lesdiapnoïques sudorifiques. Nous voulons parler de la poudre de Dower, de l’opium avec addition d’hydrochlorate de baryte (79), du gayac (80), de l’antimoine (81) et du soufre. L'action de ces médicaments doit être aidée en faisant porter au malade des vêtements chauds et en lui faisant prendre des bains (82). En même temps, il ne faut pas négliger les diurétiques (83), qui diminuent le danger du passage de la maladie à l’hydropisie (84), et sont propres à éliminer la cause arthritique. Parmi les diurétiques les plus employés sont la décoction de douce-amère et la teinture de colchique d'automne.

- 5. Narcotiques.— Quoique les narcotiques , l'opium (85) et l’eau de laurier cerise (86) exceptés, aient été sans effet chez nos malades affectés de prosopalgie, cependant nous ne révoquerons pas en doute les observations d’autres médecins qui attestent l'efficacité de la ciguë (87), du datura stramonium (88),

(79) Autenrieth in Hochstelter, Diss.

de veritate method. revuls. Tub., 1802, p.14, et Hartmanni, Cit. diss., p. 57, 52. « Propinari potest in forma sicca vel fluida : prior si adhibetur, quavis hora dimidium circiter grani terræ, vel tertia ipsius pars cum sexta, vel quarta parte grani opii Justaque sacchari albi quantitate mixta danda est ægro : miscela hæc soluta aqua spirituosa commodius eliam porrigilur. »

(80) Rademacher, I. c.

(81) Lentin, Beytrage, |. c., p. 341.

(82) Neundorfensia, uti videre apud Lentin (Neue beytr., 2 B., p.1 et Schræœter, Hufeland, Jours, 9 B.

St., p. 90.

(83) Hartmann, L. c., p. 55.

(84) S xxx, 15.

(85) Leidentrost in Diss. Forstmanni, prétend avoir donné à une jeune Bille un scrupule d’opium avec succès. J'ai obtenu un bon effet d’une dose moivdre.

(86) Chez un malade de la Russie- Blanche, vingt-cinq gouttes de laurier cerise arrêtaient constamment Le paroxysme à son début.

(87) Fothergill, Lentin, 1. c.

(88) Lentin, |, c. (teinture).

DU SYSTÈME NERVEUX

le la jusquiame noire (89), de l’aconit japel (90) et de la belladone (91).

6. Mercure.— Personne ne s’étonnera le l’action du mercure sinon contre la rosopalsie vénérienne au moins avec omplication vénérienne (92), ou contre a prosopalgie rhumatismale. L’onguent iäpolitain (93) a obtenu de grands éloes ; quant à nous, nous placons, ainsi que l'autres, le calomel{94) au premier rang, urtout si on soutient leur action, chez les Lommes nerveux en particulier, par le ulfure doré d’antimoine et le musc (95), ju par l’opium (96), l’assa fœtida et la ralériane (97). Mais, quelle que soit la orme sous laquelle on emploie le merure , il faut éviter la salivation qui, si lle a été une fois utile (98), a été nuisiple cinq fois (99) et plus (100).

7. Muriate de potasse oxigéne, arsenic, oxide de zinc, etc. — Nous avons iccueilli avec reconnaissance un médicament qu’on croit l’émule du mercure en ce qu’il détermine le ptyalisme : nous voulons dire le muriale de potasse oxixéné (1), et nous l'avons employé avec

(89) Breiting, 1. c. Meglin, |. c.

(90) Oberteuffer in Hufeland,. 11 B., 5 st, p. 94 (teinture préparée avec l'herbe récente).

(91) Schlegel, Herber, I. cc.

(92; Waton, L. c.

(93) Bahn., Sauter, Il. ce. Weisse, Diss.

de præcl. virt. ungu. Neapol. in proso-

algia. Jen., 1796.

(94) Thilenius, 1. c., p. 286. Schreger in Horn’s Archiv., 1810. Jul, p. 207.

(95) Mon père, tant à Pétersbourg qu'à Vienne, a guéri par la formule suivante uu grand nombre de prosopalgies rebelles aux autres médications : elle n'a été utile chez deux malades. R. musc excellent, un grain; calomel, sulfure doré d'antimoine, un demi-grain de chaque ; sucre, six grains. M. S. prenez cette poudre matin el soir.

(96) Cockindale in Med, and surg.

journ., vol. 1v.

(97) Meglin, |. c.

(98) Rahn, 1. c. Pearson in Edimb.

med. and surg. journ., vol. m1.

(99) Selle, Reil, Sauter, Hartenkeil, 1. €.

(100) Je me suis fortement repenti d’avoir déterminé le ptyalisme chez «ne juive.

(4) Thilenius, Herber, Il. ce. Schaeffer ju Hufeland, Journ., 1816, oct., p. 20.

R. muriate de potasse oxygené, sucre blanc, un gros et demi de chaque. M. ui-

un succès évident dans un cas où la section du nerf était impossible (2). Nous n'avons pas osé employer la solution d'arsenic /3), même dans la prosopalgie carcinomateuse. Nous n'avons pas fait plus d'usage de l’oxide de zinc (4) et du sulfate de zinc (5). Nous avons obtenu de bons effets de la teinture de coccinella septempunctata (6), du moins dans l’odontalgie névralgique.

8. Électricité, galvanisme, aimant, magnétisme. — L'administralion locale de l'électricité, dont nous n’avons jamais

fait usage contre la prosopalgie, a été

très-utile aux uns (7), indifférente aux autres (8), nuisible enfin à d’autres (9).

Ritter (10), Quen (11) et Chischolm (12) vantent l'emploi du galvanisme contre la prosopalgie; Leydig (13) et Grapengiesser (14) le blâment. Quant à nous, nous n’osons concilier des opinions si diverses. Nous dirons la même chose de l'aimant et du magnétisme animal dont l’un a obtenu d'Heurteloup (15), Thou-

GIE CHEN IUY TO Lee DUT EC SUR RE

visez en dix parties égales. S. prenez-en trois ou quatre doses par jour. (Nous n’avons osé prescrire que lrois grains de ce muriate par dose.)

(2) Chez une juive de Vilna.

(3) M'Rechnie in Med. and surg. journ.

of. Edinb., 4811. Bedingfeld a compend.

of, med. pract. Lond., 1815.

(4) Meglin, 1. c. (avec extrait de jusquiame).

(5) Meglin, L. c.

(6) Hufeland, Journ. (jusqu'à dix gout= tes par dose).

(7) R. Blunt, Abh. f. prakt. Aerzte, 12 B., 1 st., p. 8. Kunder, [. e., et Reil, I.

c., fasc. 11, p. 40 (constata du moins un soulagement momentané).

(8) Chischolm JF. d. auserl. med. liter.

von Hufeland, Schlegel u. Harless., 2 B., p. 162. Thouret, l..c.

(9) Salzb. med. chir. Zeit., 1806, 4 B.

On rapporte l'exemple d'un bomme chez lequel un degré modéré d'électricité apaisait la douleur, et un degré plus grand en rendait les effets plus atroces..

(40) Hufeland, Journ. 13, B. 4, p. 134.

(41) Ibid., 17 B., 5 st., p. 57-40.

(13) Doloris faciei infraorbitali nervo dissecto profligati historia. Heidelb.,

(44) Versuche, p. 97.

(15) Hufeland, Neueste annal. d. franz.

Arzney-und Wundarzneyk., 3 B., p. 400.

Un homme, affecté depuis sept ans de prosopalgie, appliqua, d’après le conseil

ret et Andry{16), des éloges que combat Pujol (17), et l’autre est recommandé par Joérdens (18).

9. T'opiques. — Le paroxysme de prosopalgie inflammatoire dont nous avons parlé plus haut {19) était très-adouci par une application de glace sur la partie affectée. Fouquet et Pujol (20) affirment qu’une application d’eau froide sur le point douloureux apporte du soulagement ; les épithèmes froids et l’eau tombant goutte à goutte sont regardés comme très-utiles par Degner (21), Schlegel (22), Thouret (23) et un anonyme (24); l’eau tombant goutte à goutte etles vésicatoires placés sur la tête et suppurant long-temps sont préconisés par Thouret et Bieude (25). L’éther sulfurique, que, d’après le conseil de Zonas (26), nous avons employé sur le point douloureux, apporta du soulagement peut-être parce qu’il est réfrigérant. Il en est sans doute de même de l’éther acétique (27). La chaleur employée localement , un cas excepté (28), a toujours été nuisible (29).

On a fait avec avantage des frictions sur les joues et les tempes avec la poix (30)

du premier médecin de l'hôpital militaire de Corse, une lame magnétique sur le point douloureux; cette lame enlevée, une tache de rouille apparut, et le malade fut guéri ainsi en l’espace de cinq mois; il est probable que cette lame de fer agissait en protégeant la partie malade contre les vicissitudes atmosphériques.

(16) Richter, Chir, bibl., 41 B., 1 st., p. 133. (La douleur fut diminuée, mais non dissipée.)

(18) Hufeland, Journal , 14 B., 2 st., p. 95. :

(20) L, sp. 129,

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