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Traitement de la maladie ancienne

— Quoique, danslesnévralgies anciennes, nous ayons quelquefois expérimenté la valeur des émissions sanguines locales, cependant dans le traitement de ces ma-

DE

(94) Riverius, Tissot, Il. cc.

(95) Thilenius, Med. und chir.Bemerk., p. 282. Quarin animady. in morb. chron.

Vogel, 1. c., p. 212.

(96) Lib. de tumore, p. 11., cap. 63.

« Tanta est, dit-il, in ischiadico dolore, præsertim incipiente; enematum facultas, ut ipse, nullo præter clysteres adhibito medicamento, plures graviter affectos, in pristinam sanitatem produxerim. »

(97) Consil, 257. « Dolores ischiadici, ait, sapientium omnium concordia clysteribus acutis sanatur. »

(98).Prax.med. 1. xvI, ©. 2,

(99) « Quis ausit credere, tot expertissimis professoribus id non respondisse quod adeo commendant? » (Morgagni, RO

DU SYSTÈME NERVEUX

ladies nous employons une méthode entièrement opposée à la méthode antiphlogistique. Nous avons une grande confance dans les médications externes, telles que 1° l'application, sur la partie affectée, d’une toile cirée fine qui favorise la transpiration, sans incommoder le malade par une extrême chaleur ; des vètements de laine appliqués étroitement sur la peau, et ceux que l’on mei pardessus, afin de provoquer la sueur sous l'influence de l'exercice (100); 2° les bains (1), surtout sulfureux (2) ou autres (3), qui sont employés pour compléter le traitement et rendre du ton à la partie affaiblie, et qui, dans les cas incurables, apportent pius ou moins desoulagement. Si le malade peut le supporter, il fera avec ces mêmes eaux des embrocations sur la partie malade. Les bains de vapeur (4) sont fort utiles, ainsi que la vapeur de soufre (5); 3° les frictions à la plante des pieds, avec un morceau de laine ou avec les mains (6), sur le trajet du nerf avec de l’huile d'olives, de millepertuis, de térébenthine, la graisse de divers animaux (7), avec le liniment volatil ou autre semblable (8), avec l'on-

(100) On peut lire Marcet in Med. chir.

transact. by the med. and chir. soc. of Lond., vol. n1, 1812.

(1) Falconer in Mem. of the med. soc.

of Lond., vol. vi, p. 174, et Abh. f. pr.

Aerzte, 25 B., 3 st., p. 357 (Bath). Ritter in Hufeland, Journ., 7 B., 3 st., p. 88 (Wisbaden).

(2) Aibers in Hufeland, Journ., 25 B., 4 st., p.146 (Rehburg). J'ai vu lesexcellents effets des bains de Bade près de Vienne contre la névralgie sciatique. Cfr, Schenkii opusculum die schwefelquell. V. Baden in Nieder-Oester. Baden, 1817.

(3) Ruggieri a guéri une névralgie antibrachiale accompagnée de la contraction des doigts, au moyen de bains locaux composés de seize livres d’eau et huit onces d’acide muriatique oxygéné (Nuovi Comment. di med. e chir. Padova, 1818).

(4) Cælius Aurelianus, p. 550. Pelargus, Med. Jahrg., 1 B., p. 1440; 5B., p.

(5) De Carro, Observations pratiques sur les fumigations sulfureuses, Vienne,

(6) Cotunni, 1. c.

(7) Cotunni recommande (pour la rareté du fait) la graisse humaine,

(8) J'ai employé avec succès un liniment composé d'huile d'amandes, d’am-

Frank. rom. 11

guent mercuriel (9) et le camphre, ou avec la salive, l'opium et le camphre(10), avec la teinture de cantharides (11); 40 l’urtication (12); 5° les emplâtres, tels que l'emplâtre diaphorétique de Mynsicht (13), l’emplâtre de jusquiame noire, l’emplâtre savonneux de Barbetti , l'emplâtre ischiatique de Ph. Damiace (14) ; 6oles vésicatoires posés même deux outrois fois, d’après le conseil de Cotunni, sur le trajet du nerf (15); 7° les cautères et les sétons, surtout établis avec Ja pierre caustique des chirurgiens (16); et 80 si tous ces moyens ne réussissent pas, l’ustion près du trochanter, sous le genou ou sur la malléole (17). La névralgie des

om,

moniaque caustique, d’éther vitriolique et de teinture de cantharides,

(9) Baldinger, Journ., 20 B., p. 52, in Abh. f. pr. Aerzte, 1 B., 25s1.,

(10) Brera, Comment. med., dec. 1, t.

th 40. ;

(11) Morelli Lettera , v. Nuovo giorn.

di Milano , 4792. Kühn stal. bibl., 2 B., 4 st., p. 25. Tode in N. act. R. soc. med.

Havn., vol. 1v, p. 189. V. Abh. f. pr.

Aerzte, 21 B., 2 st., p. 54.

(12) Eph. nat, cur., dec. 11, ann. 1, obs. 34.

(13) J'ai employé utilement le meilleur de ces emplâtres.

(14) Diss. inaug. præstantissima rat, ill. mat. med, præs. Tode resp. Nielsen, JHafn., 1782, p. 55.

(15) Cette méthode m'a surtout rendu service dans la névralgie sciatique. On place un vésicatoire d’un demi-pied de longueur et de quatre pouces de largeur dans le creux du jarret; plus ensuite le pus est louable, plus la guérison est à espérer. Si la douleur s’étendait en bas, il faudrait mettre un vésicatoire sur la malléole externe.

(16) J'ai ainsi heureusement combattu une névralgie brachiale.

(17) Dès les temps les plus anciens on a fait l'éloge de l’ustion dans la maladie sciatique, et cet éloge a été confirmé de notre temps, surtout contre la coxarthrocace. Toutefois, j'ai employé avec avan tage le moxa contre la névralgie sciatique rebelle aux autres remèdes; mais j’attendrais plus de succès de l'application du fer rouge. Lisez à ce sujet Petrini, N.

Iellmeth. d. nerv, Hüftwehes. Petmold., 1787. Richter, Med. chir. Bemerk., p.

162. Flujani, Collec. d'osserv., t, IL, obs. 51. Loder, Chir. med. beob., 4 Le p. 242. De Matheis, Ratio instituti clin,

doigts du pied a été guérie par la section transversale des nerfs sur le dos de la seconde phalange (18): Nous avons retiré de l'électricité tant vantée (19), si ce n’est dans les névralgies d’origine traumatique des extrémités inférieures, tantôt de l’utilité et tantôt du détriment. On doit attendre le même résultat du galvanisme (20). Quant aux moyens pharmaceuliques, il ne faut point du tout négliger ceux qui peuvent favoriser l'absorption du liquide, et déterminer leur élimination par les urines ou les sueurs, tels que le calomel (21), Pæthiops antimonial, les poudres de Piumer, les sommités de douce-amère, le gayac, le vin antimonié d'Huxham, le soufre, l'huile de térébenthine (22) avec miel et autres. Nous avons obtenu peu d'effets de l’aconit et des autres narcoliques de cette espèce, en exceptant toutefois la digitale pourprée , contre les névralgies. L’opium, donné la puit, apaise les douleurs, mais il nuit surtout dans la névralgie sciatique, en déterminant la constipation. Lorsqu'il y à complication vénérienne, il est clair qu'il faut recourir au mercure, au Sublimé corrosif etautres anti-syphilitiques.

Chez les hommes malades depuis longtemps, on peut d'autant mieux avoir recours au quinquina et à une alimentation nutritive, que le malade est moins affecté d'hémorchoïdes, et plus avancé en àge.

Enfin dans les affections sciatiques, il ne faut pas négliger la musique, dont lPuti-

lité a été vantée dans tous les âges (23).

momo à

Romani, 1816, tab. hist. xiv, et autres cités ailleurs (P.1, vol. 11, p. 200 (94)).

(48) Vering. E c.

(49) Sigaud Ea Fond, De l’élect. méd., p. 25, 451. Mauduyt, Mém. de Ia soc.

R. de méd., an. 1782 et 85, p. 168. Du Boneix , Journal de med. , ! LVIT, De

(20) Humbold’s Vers. üb. d. Gesetze d.

Muskel-u. Nervenfas., 2 B., p. 25. Grapengiesser, Versuche, etc., p. 142. Mar-

cus, Magas. f. therapie u. klin., B., p.

(21) Morelli, 1. c. J'ai l'habitude d’en donner de petites doses comme un demirain deux fois par jour.

‘ (22) Home, Klinische Versuche und Krankengeschichten.Cheyne on the Gout, $ 71. Stedman, Medical essays and observations, VOË. 11, P. AS.

(25) Cœl. Aurélranus, p. 555. Zacutus Eusitanus, L. c., Eph. nat. curios., dec, 1, non, 4. Redi, Obs. de vipera, p. 94,

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