V. Oecon., Phys. abh. v. Jacobi. Leipz
(58) Diss. sur la cause qui corrompt et noircit les grains du blé dans les épis et les moyens de prévenir les accidents,
(59) Diss. de affectu spasmod. vago”, maligno. Erf., 1756. |
(60) Diss. sistens casum novi mali Spasmod. convuls. Erl., 1727. Ejusd., De
adfectu spasmod. vago, maligno., epi-,
dem. vernac. Grubelkrankh. Erf., 1786.
(61) Phil. transact., 1764.
(62) Osserv. sopra la rugg. del grano.
Lucca, 1767. Journ. de phys., t. Vi1, pe 49. Et : Saggio sopra il falso ergot e tremella. Fiorenze, 1755.
(63) Nachricht vom brandigen Weizen. Bamb., 1768.
(64) Mém. sur une espèce de poison connu sous le nom d’ergot. Journ., 1770.
(65) Schutzsçher, £ d, Mutterkorn als
MALADIES
Forens (66), Beguilet (67), Boueix (68), Modes (69), Schleger (70), Nebel(71), Eschenbach (72), Leidenfrost (73), Wichmann (74), Brawe (75), Sangiorgio (76), Marcard (77), Lentin (78), Tissot (79), Saillant (80), Roffredi (81), Tessier (82), Ryan (83), Rougier de la Bergerie (84),
re
e. angebl. ursache der Kriebelkrankh.
Gœtt., 1771.
(66) Versuche und Beobachtungen in der so genannten Krübelsucht. Zelle , 1771. tits
(67) Diss. sur l’ergot du blé cornu.
Dijon, 1771.
(68) Mém. sur la nature et les effets du seigle ergoté pour servir de réfutation au mém,. de Schleger. Paris, 1771.
(69) Phys. chem. untersuch. d. Mutterkorns., 1771. Fortsets. sein. chem. Nebenstund. Petersb., 1768.
(70) Prog. sistens clavos secalinos perperam venenum nominari. Cassal., 1774.
(71) Diss. de secale corn. ejusg. nox.
Giess.. 1771. Progr. quo diss. temerar.
Schlegeri vind. Giess., 1772.
(72) Bedenk. v. d. Schiedlichk. d. Mutterkorns. Rostock, 1771. , (73) Diss. de morbo convulsivo epidemico Germanorum, caritatis annonæ Co-
mite. Duisb., 4771.
(74) Beytr. z. Gesh. d. Kriebelkrankh, Leipz., 1771.
(75) Beytrage zur Geschichte und kur der Kriebelkrankheit im Zahr. 1771.
Brem., 1772.
(76) Dissertazione sopra la gramigna che nella Lombardia infesta le segale.
Milano, 1772.
(77) Von einer der Kriebelkrankheït æhnlichen Krampfsucht, die in stade beobachtet ist. Hanb., 1773.
(78) Beob. ein Krankh. Gœtt., 1774, p.
(79) OEuvres. Edit. Lausanne, t. x111, art. 45. Des maladies produites par le seigle ergoté.
(80) Edimb. comment., vol. 1x, p. 161.
(81) Suite d'observations sur le rachitisme du blé, sur les anguilles de la colle de farine, et sur le grain charbonné. V. Journal de phys. par Rosier. Paris, 4775,t. v, p. 197, et:t. vi, p« 560.
(82) Traité des malad. des grains. Paris, 1783.
(83) De raphania. Edimb., 1784.
(84) D'une maladie du seigle. V. la décade philosophique, septième année, deuxième trimestre, pe 261,
DU SYSTEMÉ NERVEUX
Rœssig (85), Schrœtter (86), Moscati(87), Kirchuisen (88), Renauldin (89), Kiellmann (90), Lecomte (91), Wildenow (92), Ollenroth (95), et Wesener (94).
SIL, Symptômes. Autopsie cadaverique.
1. En general. — La maladie céréale se présente habituellement sous deux formes : l’une chronique, avec convulsions ; l’autre aiguë, avec gangrène.
2. Première forme.— La maladie céréale convulsive commence d’habitude par de la douleur à l’épine dorsale (95), de la lassitude, par une sensation de fourmis qui ramperaient sur la peau, et un sentiment analogue à celui qu'on éprouverait si les membres étaient séparés du tronc et dilacérés. Surviennent ensuite des douleurs atroces qui se traduisent par des lamentations. Le malade est tiré de son sommeil par la peur. Puis se manifestentlessoubresauts des tendons et les convulsions elles-mêmes, dans lesquelles les membres sont agités, comme dans la danse de Saint-Guy, ou se raidissent comme dans l’opisthotonos (96).
Toutefois, le pouls est naturel et la fièvre nulle, à moins qu’il n’y ait chaieur intestinale, froid du dos, sentiment d'ivresse, avec une soif inextinguible et des sueurs, indices de la fièvre. Lorsque le malade travaille, ou lorsqu'il mange, il éprouve tout-à-coup de l’angoisse, de l’oppression, un sentiment de défaillance, et
(85) Abhandlung über das Müttenkorn, dessen entstehung, etc. Leips., 1786.
(86) Bemerk. üb. d. Müttenkorn, u.
was dubey in absicht d. Gesundh. zu beobacht. ist. Rinteln, 1792.
(87) Nuovo giorn. di Milano, t. 1x.
Weigel stal. bibl., 5 B., 2 st., p.28. Ueb.
e. convulsiv. Krankh. im Waisembs. zu Mailand. Wien., 1796.
(88) Beob. üb. d. Muttenkorn u. dess.
Entstch. Altenburg, 1800.
(89) Dict. des sciences médicales, t.xu1, art. Ergot, p. 162. Ergotisme, p. 166.
(90) Swenska Lækare-Sellskapetz Handlingar., 2 vol., 1815, Stockholm.
(91) Gazette de santé p. M. Montegre.
Paris, 1817, avril.
(92) Grundriss zur Kræuterkunde, n.
(95) Hufeland, Journ., 1817, novemb., p: 96.
(94) Ibid., p. 68.
(95) Stefanowicz-Doncow, 1, c.
(96) Srine, L c.
quelquefois tombe à terre comme frappé d'apoplexie. Revenu à lui, il se plaint d’une douleur de tête intolérable et de cardialgie ; il éprouve une faim insatiable, dévore tout sans distinction, ef s’il ne peut avec ses, mains approcher les aliments de sa bouche, il tente de les saisir avec ses dents. Puis survient dans beaucoup de cas un vomissement, apportant presque toujours un peu de soulagement, et dans lequel sont rejetés une grande abondance de pituite tenace, et quelquefois des vers (trichocéphales) (97). Les accès reviennent sous la forme tierce, et quelquefois sans ordre.
Pendant la rémission, il reste dans les membres une grande langueur, de la stupeur, de la résolution, ou une contracture telle, que les malades ne peuvent marcher que sur les orteils. Les muscies du pouce cessent d'agir (98). Il ÿy a découragement, diminution de l'intelligence, bégaiement, crachats sanguinolents dans la bouche, mouvements de la mâchoire inférieure, et impossibilité de la déglutition (99), faiblesse de la voix, face livide, abattue, comme aride, pupille dilatée.
Les accès, devenus plus fréquents après quelques semaines (100), amènent la diarrhée, la résolution des nerfs (1); les
-antrax, les bulles (2), les bubons et les
ecchymoses (3), et accélèrent la mort. Cette maladie traine en longueur, et elle peut amener à sa suite une épilepsie opiniâtre, l’imbécillité, la cataracte, la diplopie (4) et la résolution des membres.
3. Seconde forme. — La maladie céréale gangréneuse commence par des douleurs de la tête et de l’estomac, et par un sentiment d'ivresse; après quelques jours, le plus souvent (5), la fièvre s'allume, accompagnée d’un grand feu intestinal, d’un sentiment de langueur dans les membres, et de sueur. Les exirémités pâles, livides, présentant la peau
(97) Sprengel, Inst. med. Amstel., 1814, vol. 1v, $ 538, 539.
(98) Lentin, I. c.
(99) Stefanowiez-Doncow, I. c.
(100) De 4 et 8 semaines à 42. Srine, Buarghard, 1. c. |
(1) La paralysie des extrémités était fréquente dans l’épidémie de Kiow, de 1785 à 1786. Stefanowicz-Doncow, I. ç.
(2) Horst, 1. c., p. 32.
(3) Srink, f, c.
(4) Ibid.
(5) Il n’y avait pas de fièvre dans l’épidémie décrite par Lang, 1, c.
en quelque sorte macérée (6), sont frappées d’un froid de marbre, deviennent inhabiles au mouvement, et surtout deviennent douloureuses par la chaleur du lit, Puis surviennent l’anæsthésie des membres et la gangrène, quelquefois rendant un ichor fétide, mais le plus souvent sèche. Dans ce dernier cas, le sphacèle est circonscrit et détache une partie des membres : en effet, il sépare d’abord la chair des os (7), puis les doigts, puis les membres moyens, et enfin les gros membres du trone (8), sans la moindre effusion de sang. La durée de la maladie est en général de trois semaines.
4. Autopsie des cadavres. — Les cadavres des personnes qui succombent à la maladie céréale se putréfient facilement (9), présentent un épanchement de sérosité autour de la tête et de la moelle épinière (10), du sang extravasé dans la cavité de la poitrine, le cœur flasque et ses ventricules vides, les artères et Îles veines remplies d’un fluide analogue à la bile, le foie et la rate marquetés de taches gangréneuses (11), et en général, les viscèrés, sans en excepter la pointe du cœur, frappés d’une affection érysipélateuse (12).
$ III. Causes,
1. Prédisposantes. — La maladie céféale se rencontre chez les paysans pauvres. Les régions marécageuses (13) favorisent surtout son développement. Elle attaque plus les hommes que les femmes
(14), mais surtout Les enfants pendant la”
pleine lune (15).
2, Excitantes. — Avant qu’on eüt reconnu la vraie cause, déjà indiquée dans la définition (16), de la maladie céréale,
de Ut ER
(6) Lang, 1. €.
(7) Histoire de l'académie des sciences,
(8) Duhamel, Salerne, 15 ©:
(9) Gruner, |. c.
(10) Lentin, I. C., p. 49.
(11) Renauldin, I. c., P. 168.
(12) A. Bergen, I. c.
(15) Ramazini, Constitüt,, an. 1692 ,
cap. 6.
(14) Salerne, 1. €. 270
(45) A. Berger, 1. c. Cfr. Haller’s Samml. acad. streitscher d. Geschicht.
u. Heilung d. Krankh. betreff. ed. Creil.
Helmst., 1799, 1 B., p. 89.
(16) $ xxxvIr, 1.
MALADIES
on la cherchait dans les temps nébuleux (17), la dépravation de l'air (18), la con tagion (19), dans la disette de blé (20); dans le pain mal cuit et impur (21), dans le miel (22), dans le chardon sauvage (2 3), dans le raifort (24) et dans l’ivraie (25).
Quelques-uns même prétendaient (26) que le seigle ergoté (27), S'il n’était pas entièrement innocent, ne pouvait du moins produire un si grand mal; toute fois les expériences faites sur Îles ani< maux (28), et l’exacte recherche des Cir=
. constances sous l'influence desquelles la
maladie s’est développée, prouvent Évi= demment le contraire. Cependant, il faut avouer que les saisons nébuleuses et froides (29)etles rosées, en cesens qu’elles fa votisent le développement du seigle ergoté, ainsi que la disette de froment (source de toutes les maladies endémiques), concourent indirectement à produiré la maladie céréale. En outre, la puissance du seigle ergoté n’est point telle, qu'en en prenant une petite dose une où deux fois, ses effets toxiques paraissent tout-à-coup. Enfin on croit que le seigle ergoté perd avec le temps ses qualités toxiques; ce qui explique pour-
PP SCT EEE
(47) Waldsmid, 1. €.
(18) Kannengiesser, |. €.
(19) Gruner, L. c.
(20) Eschenbach, Leidenfrost, Moscati.
(21) Horst.
(22) Longolius, Bergen, Lentin.
(23) Camerarius, Tillet, 1 ce.
(24) Linnée, I. c.
(25) Kircheisen, 1. €. Mojon et Silvan in Memoria della soc. di med. emulazione di Genova, t. 1, 1801 (on ne trouve pas l'ivraie dans le seigle, mais dans l’orge).
(26) Schleger, R.-A. Vogel, Linnée, Leidenkrost, Eschenbach, Moscati, Model ét Parmentier (addit. aux récréat chim. de Model).
(27) Synon. Calcar, clavus secalinus , secalis mater, secale luxurians. Allemand, Das Mutteskorn (à cause de son action spécifique sur l'utérus connue depuis l'antiquité), Hornzupfen, Wolfszæhne ; français, ergot, seigle ergoté; polonais , spory’z, sniec, Macznica.
(28) Thuillier, Journ. des savants pour l’année 1676. Salerne, Read , Fessier, & c. Cfr. Renauldin, I. c., p. 175. ;
(29) An. 4785. Dans la Russie-Rouge, l’été fut humide, nébuleux et froid; la moisson ne put être faite avant septembre, et le seigle ergoté fut abondant (Stefanowicz-Dunçow, L. ç.).
DU SYSTÈME
quoi la maladie céréale, sévissant après la moisson, diminue et même disparait, malgré l'usage d’un pain contenant les mêmes éléments. Au reste, un certain nombre de faits contredisent cette opinion (30).
3. Causes prochaines. — Nous n’osons déterminer de quelle manière le seigle ergoté produit la maladie céréale. Si on fixe son attention sur la cardialgie, livresse, le sentiment de formication, les névralgies, les convulsions, la paralysie et la gangrène qui accompagnent cette maladie, on reconnait que l'agent toxique agit d’abord sur le plexus des nerfs abdominaux, puis sur le cerveau, ensuite sur la moelle épinière, et enfin sur les nerfs des extrémités, et qu’il attaque la source du principe vital, surtout dans les points éloignés du cœur.
S IV. Diagnostie. Pronostic.
4. En général.— Personne ne pouvant donner le diagnostic de la maladie céréale, sans avoir une notion exacte du seigle ergoté et de la farine qui le contient, nous ferons d’abord connaitre la nature du seigle ergoté, puis nous exa- - minerons les raisons qui nous engagent à réunir deux formes de maladie en une seule et même affection. Ensuite nous parlerons des maladies qui peuvent être confondues avec la maladie céréale, et nous terminerons par quelques remarques sur la ressemblance de la maladie céréale avec les affections lépreuses.
2. Notions sur le seigle ergoté. — Le seigle ergoté est une production végétale morbide qui se développe sur les épis, surtout sur ceux du seigle, et se présente sous la forme d’un éperon ou d’une corne.
La meilleure description que nous en possédions est due à Tessier (31). En résumé, le seigle ergoté a dix à douze lignes de longueur. Les extrémités, plus grêles que le corps, sont tantôt obluses ettantôt aiguës. Deslignes longitudinales, se rendant d’une extrémité à l’autre, lui donnent une forme angulaire. Sa couleur n’est jamais noire, comme on le dit, mais
(30) Stefanowiez-Duncow (l. c.) rapporte que les paysans du gouvernement de Kiow, pressés par la faim, mangèrent du blé contenant du seigle érgoté, bien qu'ils sussent que ce poison perd avéc le temps ses funestes qualités, et furent affectés d’une maladie céréale dés plus intenses.
violacée, avec quelques points blancs. L’écorce violacée recouvre la substance blanche et lui adhère extrêmement. Les grains de seigle ergoté se rompent facilement et avec bruit, comme des amandes sèches.
Les grains récents ont une odeur désagréable et impriment à la langue une saveur äcre. Il n’en est pas de même lorsqu'ils sont secs. Ils se dessèchent facilement au contact de l’air, et deviennent très-légers. Le seigle ergoté, s’il est volumineux, se trouve seul sur un épi de seigle dont les grains sont bons. Au contraire, l’épi qui porte des grains de seigle ergoté moins volumineux, en porte un plus grand nombre, quatre, dix, douze et même vingt, et les grains de seigle sont plus ou moins altérés. On n’a jamais rencontré l’épi ‘entier composé entièrement de seigle ergoté. Schneider n’attribue nullement l'origine du seigle érgoté à la
constitution humide de l'atmosphère,
mais plutôt à uné substance miellée et visqueuse qui pénètre avec la rosée dans les grains de seigle, ét y fermente. Tessier et Wildenow accusent un sol maigre el humide, surtout s’il survient de grandes pluies, et Tillet la présence dé vers, Opipion que partagent Roffredi, Fontana et Abilguard (32). Quoi qu'il en soit, on doit distinguer le seigle ergoté du charbon et dé la carie, maladies dés grains, dont il diffère complètement. Le Charbon, en effet, est un ulcèré malin qui ronge €t détruit tous les grains de l’épi, et les réduit, ainsi que leur involucre, en une farine noire. Dans la carie, les grains sont révêtus d’une pellicule blanche ; celte pellicule renferme une pulpe qui plus tard se transforme en une poussière noire. Le charbon et la carie se développent dans le froment, l'orge et l’avoine, Mais jamais dans le seigle. La farine contenant une grande quantité de seigle ergoté a une couleur jaune, une odeur désagréable, une saveur àcre et empyreumatique, et est repoussée par les animaux
ne Le on en en mt ee
(32) Ils assurent que le seigle ergoté contient des vibrions (animaux infusoires) commé ceux qu’on rencontre dans Île vinaigre et le gluten. Les Italiens ont établi que ces animalcules, une fois morts, pouvaient revivre ; ils pensent méme que ceux qui se trouvent dans lé pain, quoique tués par la chaleur du four, peuvent revenir à la vie (!). Crome rejette cette opinion (Handb. d. Naturgesch. f. Landwirthe. Hannev., 1810, 1 B., n. 556).
domestiques ; elle tue les mouches (33), et l’eau à laquelle on la mêle se transforme en un gluten tenace qui se couvre d’une pellicule légère offrant des couleurs variées. La pâte faite avec de la farine contenant du seigle ergoté lève à peine avec le secours de la chaleur. Le pain mangé chaud est surtout nuisible (34). Faut-il admettre deux sortes de seigle ergoté, comme le propose Wildenow, l’une bénigne (pâle, blanche à l'intérieur , farineuse, sans odeur ni saveur), l’autre maligne (d’une couleur terne, fétide et âcre).
Nous le laissons à déterminer aux plus habiles.
3. Des formes de la maladie céreéale.— Sauvages anon-seulement distingué la ma- Jadie céréale convulsive (observée surtout en Allemagne) de la gangréneuse (35), qui se rencontre surtout en France et en Suisse, mais il a encore divisé la forme convulsive en deux espèces (36). Sa division a élé suivie par Saillant (37) et Marcard (38). Mais Zimmermann (39), Tissot(40)et Renauldin(41)ontramenétoutes ces formes à une seule et même maladie ; et avec raison: il est évident, en effet, qu'une petite dose de seigle ergoté détermine la forme convulsive, et une grande dose la forme gangréneuse. Les symptômes communs aux deux formes et presque parliculiers à la maladie céréale, sont ja formication, les névralgies; les symptômes accidentels sont la faim morbide et la présence des vers.
… 4. Confusion facile. — La maladie cé-
réale élant caractérisée par les convulsions ou la gangrène, peut être confondue avec plusieurs maladies ; dans le premier cas avec la chorée ou danse de Saint-Guy, avec laquelleellea de la ressemblance(42), et dans le second cas avec la gangrène sèche sénile des extrémités inférieures,
es
(33) Tode, I. c., p. 156.
(34) Collége médical métropolitain au ministère de la police.
{55) Necrosis ustilaginea. Nosol, method., vol. class. x, gen. xxx1xX, Sp. 1.
Amstel., 1765, p. 547.
(36) Convulsio suecana, et convulsio a rubigine (1. c., t. 11, P. n, ci, 1v; gen. x1t, sp. 7, 8, p. 48, 49).
(59) Von der Erfahrung., 4 B., p. 415.
(42) Wichmann,
MALADIES
gangrène qu'on appelle de Pott (43), pour ne point parler de celle qui est déterminée par le froid, puisque la cause en est connue, ni du feu Saint-Antoine, espèce d'érysipèle malin (44). Nous voyons à peine l’analogie que quelques auteurs ont trouvée entre la maladie céréale et la colique saturnine (45). C’est peut-être l’opinion de Beriber (46).