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C., p. 405, dit : « Dieser zufail (formiça

DU SYSTÈME NERVEUX

Cette ressemblance se rencontre surtout dans la maladie céréale gangréneuse caractérisée par la chute des membres (48), qui est un symptôme de la lèpre. La faim morbide (49) et la résolution des muscles du pouce (50) se rencontrent dans les deux maladies.

7. Pronostic. La description même de la maladie céréale fait connaitre sa gravité. Le plus haut degré de la maladie, tel qu’on l’a observé en Sologne, permet à peine de guérir cinq malades sur centvingt, Sur cinq cents malades, trois cents

enfants périrent (51). Ceux même qui

échappent à la mort, souffrent plus ou moins pendant tout le cours de leur vie, surtout pendant les mois de janvier et de février (52). D’un autre côté, la chute spontanée des membres, le tronc seul restant intact, ne s’oppose pas toujours à la longévité(33). L'épilepsie et l’imbécillité qui succèdent à la maladie céréale résistent à tous les efforts de l’art (54). Les vomissements de vers, les exanthèmes rappelant la gale, les abcès, Le ptyalisme(55),

tion); der so sehr eine merkliche Behaftung der hautnerver anzeigt, und der in der berufnen traurigen Kriebelkrankheïteben so eine arge Behaftung des ganzen Nervensystems nach sich zieht, verdient es, dass die folgenden Wahrnehmer der Spur der abendlænder nachgehen, selbst beim Examen der Aussætzegen kœmmt es in Frage. »

(48) Et les articulations des membres tombent (Janus Damascenus in Therapeut. meth., 1. 1. Basil., 1545. De lepra, c..45).

(49) « In (lepra) leonina tantus est appetitus, voracitas et sitis, quod vix aptissima reperitur medicina, ut nec potu nec cibo saturari possint, et non raro apparet, eorum appetitum supcrexcedere caninum » (Montagnana in Consiliis.

Lugd., 1525, cons. 299).

(50) La chair qui se trouve entre le pouce et l'index est consumée’(Lanfranc in Arte compl. chir., p. 207).

(51) Srine. < In pago Euminka et Oclincy (gubernii Kiow) numerus civium morbo cereali laborantium meæque curæ commissorum ad 143 ascendebat, Ex his a die decima martii ad diem primom juo. 1787, 5 spasmis interempli, 125 sanati et 45 ob gangrænam mutilati sunt »

(Stefanowicz-Doncow, 1. c.).

(52) Medic. Marbiagenses.

(53) Salerne, 1. c.

(54) Horst, I, c.

(55) Taube, 1. c.

Ja torpeur des doigts (56), ont été reconnus salutaires. La maladie dure plus longtemps chez les femmes, et sévit avec une intensité remarquable avant l’époque des règles (57).

$ V. Traitement.

1. Prophylactique. — La culture des champs de seigle, surtout dans les régions favorisant d’ailleurs la production du seigle ergoté, et lorsque d’abondantes pluies ont précédé la moisson, demande une attention particulière, surtout pour que la moisson ne se fasse pas avant l’entière maturation du grain (58); si on accorde ce soin aux coteaux vinifères et à la vendange, pourquoi ne l’accorderait-on pas aux champs et à la moisson des graminées (59)? Le peuple est prêt à recevoir, sur ce sujet, des lois sages qui l’instruisent de l’action toxique du seigle ergoté, et de la manière de reconnaitre ce poison; ce qui peut être fait par les curés, les préfets, les médecins, sans négliger les instructions insérées dans les calendriers (60). Que les paysans sachent qu’on purifie les grains en les séparant du seigle ergoté, en les criblant, en les lavant, et surtout en les ventilant et les faisant griller. 11 faudrait défendre aux meuniers de moudre des grains infectés de seigle ergoté, et punir les réfractaires d’une peine pécuniaire (61); que des experts visitent les moulins et les marchés de grains (62).

(6) Lentin,l. c.

(57) Ce qui vient à l’appui de l’action spécifique du seigle ergoté sur l'utérus, peut-être indirectement par l’action de la moelle épinière. V. Prescot in Phys. and med. journ. publ. by Fothergill and Want. Lond., 1814, april. À

(58) Ceux qui, pendant les mois de juillet et août 1785, mangèrent du seigle du Borysthène contenant du seigle ergoté, furent affectés de cetce terrible maladie (Stefanowicz-Doncow, 1. c.). à

(59) J.-P. Frank, Syst. e. vollst. med.

Polizey., 3 B., 1 abth. 5, abschn. Krünitz encycl., 5 B., p. 356.

(60) On peut citer comme exemple :

Donaueschinger , Kalender f. d. jahr., 1815, indiquant d'excellents moyens prophylactiques de la maladie céréale.

(61) Lex Badensis, an. 1812. V. Kopp. Jahrbuch der staatsarzneykunde, 7 B.,

(62) Lex Erfurtensis, an.1808,V. Kopp.; f, @, 2h, D, 90.

Au reste, le grain contenant du seigle ergoté peut être employé à la distillation, mais (probablement en raison du peu de sucre qu'il contient) le produit qu’on en retire est peu abondant (63).

2. Thérapeutique. — Comme nous n'avons jamais eu l’occasion d'observer ou de traiter la maladie céréale, nous ne pouvons qu’exposer l'expérience des autres.On conseille, dans la première partre de la maladie, l’usage des émétiques, et surtout de la racine d’ipécacuanha (64), avec le tartre stibié (65), qu’on doit donner à leur plus forte dose (66), puis de l'huile où du beurre dans une boisson chaude (67). Pendant la période des spasmes, il est plus prudent de s'abstenir des émétiques (68). On vante aussi les purgatifs (69), surtout lorsqu'il y a des vers, joints aux anthelmintiques (70). Si les déjections ont une odeur acide ct une couleur verte, on recommande Île savon (71). On maintient le ventre libre par l'usage des lavements (72). On donne pour boisson de l’oximel et de l’eau, avec addition d’une petite dose de tartre émétique (73). Les aliments doivent être de facile digestion et nutritifs. En général, la saignée ne convient pas dans celte maladie (74). Mais , si le malade est d’une santé florissante, si son pouls est plein et dur, son cerveau très-affecté, et qu’il éprouve des douleurs permanentes, on peut saigner avec d'autant plus de sécurité, que la maladie est plus récente (75).

Si l'indication est douteuse, il faut recourir aux ventouses scarifiées (76). Il con-

(63) Le conseil médical pétropolitain près le ministère de la police.

(64) Lang, Buddé, Bergen, Hermann.

(65) Read, 1. c.

(66) Était donné à la dose de 40 grains (conseil médical pétropolitain près le ministère de la police).

(67) Hensler, Anzeige der haupsæchlichsten Rettungsmittel. Alton., 1770, p.

(68) Stefanowicz-Doncow, Î. c.

(69) Par lès médecins de Marburg, NC:

(70) Taube, 1. ce. Le calomel était employé par Hermann, 1. c.

(74) Lentin, |. c.

(72) Read, 1. c.

(75) 1d., ibid.

(74) Hensler, 1. c.

(75) Read, I. c. *

(16) Hermann, 1. c. (apportèrent un soulagement immédiat). |

MALADIES

vient de favoriser la transpiration (77), el dans ce but, on recommande surtout l'acide camphorique (78). On oppose au brisemeut des forces les racines d’aristoloche serpentaire (79) , d'aunée (80), de sureau (81), de valérianeofficinale (82), le castoreum (83), l'huile de cajeput (84), la liqueur anodine minérale d'Hoffmann (8 5) et autres (86). Quelques personnes louën!

l'action de l’opium pour calmer les douleurs (87). Si on pouvait conclure quelque chose de l’analogie de cette maladie avec la gangrène sèche sénile de Pott

on pourrait espérer beaucoup de l’actiot du laudanum , surtout uni au musc ou à l'alcali volatil, contre la gangrène de extrémités. On a mème loué l'emploi di muse pur (88); mais il serait à peine pos sible de l'employer chez les pauvres d la campagne. On peut en dire autant d la cinchonine qui mérite aussi quelque éloges (89). On oppose en outre à la tor

(17) Les médecins de Marburg, Lang 1. c.

(18) Taube, I. c. Un autre diaphorét que est recommandé par Rothe (1. c.); est composé de roob de sureau, quatt grains de camphre, de bière chaude de beurre.

(79) Taube, 1. €.

(80) Conseil méd. pétrop. près le m nist. de la police.

(81) Même conseil.

(82) Hensler, 1. c. (même dans le c:

de vers). 5

(83) Bergen, Taube, 1. ©

(84) Lentin, 1. c.

(85) A. Berger, Le:

(86) On préconise comme spécifiqt un électuaire (Krübel-Latwerg) compo de castoréum, de safran, de gingembr de cumin, de girofles et de drastiqué — et une espèce de thériaque (Krübe Theriac) composée de pivoine, de cast réum, de crâne humain brûlé, de théri que et de mithridate; — et une poud (Krübel-Pulver ) formée de feuilles laurier, de chardon béni et de raci d’aune. V. Horst, 1, c., p. 34, 58, À 66, 67.

(87) Lecointe, 1. c., conseillé de do ner d’abord l’émétique.

(88) Lang, Taube, Il. ec.

(89) Read, 1. c. Voici sa formule :

poudre d’écorce péru vienne bien contus sel ammoniacal, une demi-once de cl que; faites bouillir avec s. q. d’eau, ajoutez fleurs de camomille, deux gro laissez digérer et passez. D. s. prend quatre onçes toutes les quatre heu

DU SYSTÈME NERVEUX

peur des membres, Île vésicatoire (AU), les frictions avec l’alcool camphré (91); aux spasmes, aux convulsions et à la pafalysie, l’électricité (92) et les bains chauds (93), surtout les bains de vapeur (94) ; au froid, les frictions avec un morceau de laine, lhuile de cajeput (95) et les fomentations aromatiques chaudes (96); à la gangrène commencante, là s0lution d'alumine et de selde cuisine OT), la décoction d’écorce de chène ou de tilleul européen, ou l’infusion de fleurs de camomille (98); au sphacèle, les fomentations spiritueuses, Les poudres aromatiques, le sulfate de fer (99). Tous ceux dont les membres ganorenés furent amputés périrent (100). Quelques médecins cependant admettent l'amputation dans le cas où la nature elle-même sépare par une ligne la partie gangrenée dela partie saine (1). Hensler (2) conseille de tenir les ulcères long-temps ouverts.

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