Gabelchover, Obs., cent. 1vV, n
Greding, Verm. Schrift., 4 B., p. 54, 57, 10. CFE, Par, vol. r, sect. 1410 Ars LXXXVH, 2 (55).
(43) Boerhaave, De morbis nervorum , p- 804. :
(44) Aaskow in Coll. soc. med. Hafn., vol. 11, p. 16.
(45) Kornzweig, Diss. de epilepsia a terrore orta. Giess., 1718. Fischer, Diss.
de convulsionibus epilept. habitual. ex terrore. Erf., 1727. Ludwig, Diss. de vi terrore in corp. human. Lips., 1790. Zimmermann v. d. Erfahr., 2B., p. 444. D'après un relevé de mes malades, sur 80 épilepsies, J'en ai trouvé 60 excitées par la terreur (Cfr. Locher, Obs. practicæ, circa luem veneream, epileps. et maniam.
Vienn., 1736, p. 56). Les causes spéciales de cette terreur fatale étaient : un père surprenant son.fils dans l'exercice du coîit; les punitions sévères des parents, des instituteurs et surtout des maîtres ; la chute dans un fleuve, l’explosion d’un pistolet derrière le dos, un incendie, l’agression de voleurs; chez les enfants surtout la première vue d’un masque au carnaval; un veau, une chèvre entrant avec le jour dans Ia chambre à coucher; des chats unis parle délire vénérien et couchés sur le seiñ d’une jeune fille dormant dans un grenier, et très-souvent des chiens, très-nombreux à Vilna comme à Byzance; des troupeaux y remplissent les places publiques, et le soir, hors de la ville, ils se jettent comme des bêtes féroces des maisons solitaires sur les étrangers. Eph.
nat. cur., dec. 1, ân. 6, 7, obs. 32, cent, 1 et u, app., p. 189. Cfr. Maisonneuve, 1. c., citent des cas d’épilepsie déterminés par la terreur çausée par la vue de
MALADIES
affectée (46), la vue d’un accès épileptique (47), son imilation (48), la douleur
spectres. La vue des criminels périssant sur les places publiques par la main du bourreau a été funeste à plus d’un spectateur, surtout parmi les femmes (Bœærius, Diss. de epilepsia. Jenæ, 1686, p. 14).
Heer in Obs. d'Helmont. in Tract. ort.
imag. morb., cite l'exemple d’une jeune fille qui, sollicitée au coit et frappée de terreur, tomba dans une épilepsie grave.
On cite, au contraire, des exemples d’épilepsie due à la terreur déterminée par les causes les plus légères, telles que ia vue d'une nichée de petits oiseaux sans plumes. Eph. nat. cur., dec. 11, an. 2, obs. 490. Maier raconte qu’une jeune fille de 17 ans, au retour de la tragédie de Marie Stuart, éprouva un premier accès d’épilepsie (1. c., p. 49). Cfr. Lichtenstein,
(46) Les deux fils d’un pasteur avaient l’imagination tellement frappée de crainte que chaque fois qu’ils priaient ils éprouvaient un accès épileptique (Petersen, Disp. sistens epileps. consensual. singular, spec. Francf. ad Viadr., 4727).
(47) Acta nat. eur., vol. n, obs. 153; vol. ur, obs. 58. Eph. nat. cur., dec. r, an. 4et 5, obs. 45. J’entrai en 4796 comme médecin ordinaire à l’hôpital civil de Vienne, dans lequel les épileptiques étaient reçus dans les mêmes salles que les autres malades. Il était rare que la vue d’un accès ne déterminât pas chez l’un ou l’autre des autres malades, surtout chez les femmes, la même maladie.
Les choses étant ainsi, je proposai au directeur de l'hôpital, à mon père, d’affecter une salle aux seuls épileptiques.
Ma proposition fut goûtée, mais il en rés sulta un mal nouveau. En effet, à peine un malade était pris par un accès épiieptique, que les malades voisins entendant de leurs lits ses cris ou sa chute, suivaient son exemple : d’où il résultait un concours d’accès épileptiques difficile à décrire. Ces attaques épileptiques, pouvant difficilement être attribuées à la terreur déterminée par la vue d’un accès, ne peuvent être expliquées que par limitation (P. 1, vol. 1, sect. 1, K 11, 6). Lisez à ce sujet Turpin, 1. €., p. 255.
(48) Il est arrivé plusieurs fois que des personnes imitant l’épilepsie aient été à la longue réellement affectées de cette maladie, comme on peut le voir dans Cullerier, Recueil périodiq., ete., t. xIV, p.
280. Moreau v. Mém. de la soc. méd. d’émul., t. 11, p« 189. Metzger, Neue gerichtl.-medicin. Beob., 1 B., n. 1. Dreyssig, 1, Çe) P: 299,
pt SYÉMÈME NERVEUX
(49), la titillation (50), le coït (51), l’onanisme (52), la contagion syphilitique (53), l’abus des saignées (54), les veilles (55), surtout lorsqu'elles sont employées à l'étude (56), l’insomnie (57), les narcotiques, tels quel’ opium (58), la jusquiame (59), le tabac (60), Les baies d’atropa belladone (61), le safran (62), le conium
et epileps. inrationes
(49) Diss. convulsion.
fant. ex lev. dolore RSR med. Hal., 1757.
(50) éerai 5/PMC:s De, 107$. Robinson, New syst. of the spleen , vapours, etc.
Lond., 1719, p. 148.
(51) Heers, Obs. med. 18, p. 176.
Feurstein, Diss. de epilepsia. Goett. 1799, p. 85 (quelques médecins regardent le coït comme une petite épilepsie).
(52) Tissot. V. d. onanie, t. 11, l. 11, absch. J'ai cru que cet homme remarquable avait peint les effets de l’onanisme sous des couleurs trop atroces, jusqu'à ce que ma pratique m'eüût appelé dans les grandes villes ; depuis lors, je suis persuadé qu’il n’a point assez énergiquement tracé les terribles effets de ce vice, surtout par rapport à l’épilepsie. En effet, si on excepte la terreur et les vers, il n’existe pas de cause plus fréquente de l’épilepsie que l’onanisme.
6). V.'iuira, S LvI, n,/27,
(54) Meyer, Syst. handb. z. Erkenntn, u. Heil. d. Blutflüsse. Wien, 1804, 1 th., $ 3, p. 82, 83.
(55) Langius, opp. ri, p. 62.
(56) Galien, De locis aff., 1. v, c. 6, ed. chart., t. vi, p. 492. Tissot, Maladies des gens de lettres, p. 79. Beurie in Yerhand. van Vlissing., 17 B.
(57) Eph. nat; cur., dec. 11, an. 4, app.; p° 209. Pañllini, cent. 1v, obs. 74. On peut lire l’histoire que j'ai rapportée, Dole P r,4sect Tic. 1x, S xLir, 1 (100).
(58) Becker in Observationibus ad tract, de submersorum morte, n. 6. Muzell., Wabrnehm., 2 B., n. 20 (surtout comme cause de IR: o chez les enfants, s’il est employé par des nourrices ignorantes pour provoquer le sommeil).
(59) Misc. nat. cur., dec. 11, an. i, p.
340 (par la fomentation de décoction de Jusquiame contre la céphalalgie).
(60) Eph. nat. cur., dec. 11, an, 7, obs.
a Unzer’s Med, Handbuch., 1789, p.
(G2) Lond, med, journ., 5 5 vol 1784,
maculatum (63), la ciguë aquatique f64), le sumac (65), les feuilles de laurier cerise (66), l'huile de gemièvre (67), les sudorifères (68), les morsures d’araignée (69), les vapeurs diverses (70), les odeurs, telles que celles de la renoncule (71), des feuilles de noyer (72), du chanvre (73), du pain chaud (74), de la fumée de chandelle (75), du mercure (76), la vue de la couleur rouge (77), la vue d’un homme, quel qu’il soit, rencontré sur le chemin (78), la vue d’un lièvre (79), l’'ingestion du chocolat (80), les phases de la lune (81), surtout la nouvelle et la pleine
(63) Cullen, Mat. med. edit. Hahnemanni, 2 th., p. 530.
(64) Wepfer, Ilist. cicutæ aquaticæ,
Daniel, Pathologie, 1 th., p. 260.
(66) Mortimer in Phil, transact., vol.
XXXVIT, p. 437.
(67) Seger in Misc. ac, nat. cur., J,440. 2, pa.
(68) Ledel in Misc. ac. nat. cur., dec.
ir, An. 2, p. 56.
(69) Salmuth, cent. n1, obs. 35. Camerarius, Dissertatio de epilepsia, p.15,
(70) Valisnieri, Opp., vol. 111, p. 204.
Petit, Ergo tantum ab halitu epilepsia.
Paris, 1662.
(74) Eph. nat. cur., dec. Im, an. 9 et
(72) Timaeus a Guildenklee, 1. vu, cas. 8.
(75) Clerc, Medicus veri amator, p.
(74) Schubart, Traité du cancer des mamelles, p. 175.
(75) Amman, Med. critica, cons. 59.
(76) Walther, Thes., obs. 59. Zanetti, Deepilepsia mercuriali inducta. Nov. act.
nat. cur., t. vil, p. 184.
(77) Hannes, Brief an Baldinger über den Friesel. Leipz., 1770, p. 110.
(78) Lentilius in Misc, ac. nat. cur., dec. n, an. 2, obs. 149, p. 526 (lorsque, la tête voilée, il ne voyait pas les passants , il n'éprouvait rien).
(79) Eph. nat. cur., dec. 11, an. 4, app., obs. 16, p. 209 (une femme’ enceinte fut très-effrayée par la vue d’un lièvre sortant d’un arbre et parcourant Îa route).
(80) Tissot, L. c.
(81) Evangel. Matthaeus, ec. 17, v. 15.
Galien, De dieb. crit., 1. in, c. 2. Alexandre de Tralles, 1. 1, ce. 24. Stahl, Diss. de hæreditaria disposit. ad morb. Hal., 1706, p. 48. Mead, De imperio sol. et lun, in corp. hum. Lond., 1704. Bourmester, Dis. de morbo spart. Goëtt., 1791, p. 20.
Otto, Diss, de planctarum in çorp. hum,
dec.
lune (82), les ténèbres (83), le bruit des cloches (84), le souffle d’un vent froid dans l'oreille (85), le séjour trop long dans une église (86), pour ne rien dire des causes appelées surnatureiles (87).
3. Causesprochaines.— Sinous ignorons encore la cause prochaine de la plus simple fièvre (88), il n’est point étonnant que nous soyons obligés d’avouer notre ignorance sur la nature intime d’une maladie aussi obscure (89) que l’épilepsie.
Que ceux qui sont curieux de connaître les hypothèses diverses des écoles (90),
influxu. Francf. ad Viadr., 1805. On trouve des épileptiques dont les accès reviennent si exactement à chaque quartier de la lune que la jeune fille épileptique dont parle Wedel (Eph. Germ., an.
2, decur. 2, obs. 148) indiquait par ses paroxysmes l'instant même des changements de quartier de lune, bien qu’elle ignorât souvent que ces changements dussent avoir lieu.
(82) Camerarius, Memorab., cent. mn, n. 58. C’est certainement à l’époque de la pleine lune ou de la nouvelle lune que la plupart des paroxysmes épileptiques ont lieu.
(85) Nasse, médecin distingué, a traité un jeune Westphalien épileptique dont les accès ne revenaient jamais que dans les ténèbres. Tant qu'il y avait de la lumière pendant la nuit, il n’éprouvait pas d’accès pendant son sommeil, mais dès qu’une nuit la lumière était éteinte, il éprouvait à l'instant un accès d’épilepsie (Meckel’s Arch. f. d. physiol. Hal., 4816, 2 B., 1 st., p. 152.
(84) Eph. nat. cur., dec. n, an. 2, obs. 449 ; dec. ur, an. 5, 6, obs. 27.
(85) Rondelet, Meth. curand. morb., l1:c290 ;°00"F70:
(86) Paullini, Obs. meth. phys. Lips., 4700, cent. iv, obs. 68. Sauvages, Nos.
meth., ed. Daniel, t. ur, p. 447.
(87) On peut lire à ce sujet Swieten, 1. c., $ 4072. |
(88) P. 1, vol. 1, $ xix. Ed. de Leyps.
(89) On connaît le vœu de Joh. Craton deKraïtbeim, qui désirait qu’on püût avant sa mort parvenir à connaître la nature ou le génie de l’épilepsie (Epist. med.).
(90) Hippocrate et Galien accusaient surtout la pituite acide. Les anciens et les modernes, suivant la doctrine des esprits, firent dériver l’épilepsie de l’explosion des esprits animaux dans les parties musculeuses à travers les nerfs. Paracelse (lib, parag. HI, C. 2, in schol. ad $ 1) dit : « Causa totius morbi in chaos est», et $ 5 « Wann nun der Chaos da
MALADIES
étudient les auteurs qui en ont parlé (91), et nous laissent en repos (92). Toutefois, cet aveu d’ignorance n'empêche pas, en prenant pour guide l'expérience, d’exposer plusieurs conjectures sur le siége et la nature de l’épilepsie, conjectures qui peuvent conduire à untraitement rationnel et quelquefois heureux; sujet que nous traiterons dans le paragraphe suivant.
$ V. Diagnostic.
1. Epilepsie simulee, — De toutes'les maladies , l’épilepsie est celle qui est le plus souvent simulée (93) par ceux qui, renvoyés par leurs maîtres, venlentéviter une peine ou exciter la pitié. En effet, 1ls imitent : la lividité.et le gonflement.de la, face, — par un lacet caché par les vêtements et serrant fortement le cou; l’écume de la bouche, — en tournant dans la bouche un morceau de savon ou des baies rouges; les convulsions, — par des mouvements artificiels des muscles des extrémités , de la face et des yeux ; et enfin l'insensibilité, —-par la ferme volonté de
ist, ad nequitiam gehet, so wird morbus caducus ; und so viel species Mercurii sind,. so. viel sind auch species caduci.» Para celse a même comparé l’épilepsie au tremblement de terre, au tonnerre, à la foudre, à une tempête improvisée (4.
Crol, De intern. rerum sign., p. 55).
Stahl a pensé qu’il fallait placer la cause prôchaine de cette maladie dans une intuition générale agitatrice de l'esprit.
(91) Monschein, Diss. solemnis de epilepsia. Francf. ad Viad., 14700. Fr. Hoftmann, Diss. de vera mali epilept. causa:
Hal., 1732. Behling, Diss. de epilepsia4 Altorf., 1757. Westphal, De epilepsiä motuumque convulsivor. infant. caus.
præcipuis. Gryphisw., 4765. Wolperth, Diss. de caus. quæ epileps. produxisse visæ sunt. Harderov., 1786. Henning, Diss. analecta ad theor. epileps. Gryphisw., 1788. Tissot, 1. c. Dreyssig, 1. c.; p. 246, 249.
(92) Esquirol, après avoir exposé les diverses hypothèses imaginées sur les causes de l’épilepsie, dit très-bien : « C’est top s'arrêter à ces furies de l’imagination s (Fe, p 528), |
(93) Sebacher, Diss. de epilepsia simulata. Lips., 4752. Vogel, De morb. simulat. Goett., 1769. Schneider, Diss. de morb. fictione. Francf. ad Viad., 1794.
Tissot, art. xxxv1, épilepsie feinte. Marc, Dict. des £ç, méd., vol. cité, épilepsie simulée,
DU SYSTÈME NERVEUXS
résister à la douleur qu’on peut leur faire éprouver pour juger leur maladie. Il faut, dans l'examen d'hommes soupconnés de simuler l’épilepsie , procéder avec prudence, et ne pas, sur un seul signe, affirmer l’absence ou la présence de Ja maladie. Bien plus, nous conseillons, avant de juger le paroxysme , d'étudier l’histoire de la maladie dans les intervalles libres, surtout par rapport aux causes de la ma- Jadie, au temps et au mode d’invasion du paroxysme, à la mémoire des choses passées, à l’état dans lequel la maladie a laissé le corps et l'esprit, etc. Dans ces
cas, à moins que les assertions du malade
ne s'accordent parfaitement entre elles, il faudra compareravec défiance les symptômes les plus communs de l’épilepsie avec l’histoire de la maladie et lesexaminer avec soin. Ces symptômes sont :
A. Le mode d'invasion. — L'épilep-
tique, à moins qu’il ne soit averti par un prodrôme, est frappé tout-à-coup et sans choix de lieu, tantôt se trouvant seul, tantôt devant des témoins de toute espèce.
Celui qui simule l’épilepsie se prépareen quelque sorte- à tomber, choisit le lieu convenable pour sa chute, et Joue surtout son rôle devant des spectateurs qui n’ont aucune notion de médecine.
B. Etat des yeux. — On peut avec beaucoup d'art imiter les mouvements des paupières et des yeux que nous avons indiqués, mais onne peut imiter l’état de la cornée ni parvenir à supporter sans bouger le vif éclat d’une lumière approchée imopinément.
C. Etat du pouls. = Pendant la rémission ou après la cessation de l'accès épileptique, le pouls est plus ou moins contracté et irrégulier. Si la maladie a été simulée, le pouls sera seulement plus rapide, à moins que letrompeur n’aittrouvé le moyen de comprimer alternativement les artères du bras, et pour découvrir cette fraude, il ne faudra pas négliger l'examen des manches.
D. Etat des extrémites. — Bien que l’'adduction du pouce dans la paume de la main ne puisse jamais être considérée comme un symptôme pathognomonique de l’épilepsie (94); cependant cette ad-
RE
(94) Lisez à. ce sujet (in Meckel’s N.
Archiv. d. pr. Arzneyk., 2 th. Leipz,, 4790, p. 21, 61) la célèbre discussion entre un médecin de Nuremberg et une faculté de médecine qui affirma qu’un malade, déclaré par lui épileptique, était attaqué d’une autre maladie, parce que
90! duction manque rarement. En outre, on l’observe portée à un tel degré, qu’à moins
-d'employer une grande force, on ne peut étendre le doigt du milieu. Le pouce une fois étendu n’est reporté dans l’ad-duction que s'il survient un nouveau spasme (95). Au contraire, le poing de l’homme qui simule l’épilepsie, non-seulement est étendu facilement , mais encore une fois étendu revient tout-à-coup dans l'adduction.
E. £'tat de la sensibilité et de la perception. — L’épilepsie étant caractérisée par l’anéantissement des sens et des facultés de l’âme , tout phénomène qui indique leur activité, à quelques exceptions près (96), est un témoignage de fraude.
Mais l'exploration des sens et de la perception doit être improvisée ; autrement, en effet, le fraudeur doué d'une ferme volonté résiste aux plus douloureuses épreuves sans manifester la moindre sensibilité (97). L'explosion inattendue d’un pistolet, le chatouillement des narines avec une plume, la vapeur de soufre brûlé sous les narines, et les préparatifs des tortures, tels qu’un fer rouge au feu, de la cire fondue (qu’il est rarement nécessaire d'approcher de la peau), mettent parfaitement la fraude à découvert.
F. Durée du paroxysme et etat du malade après l'accès. — Les paroxysmes épilepliques réels sont le plus souvent plus courts que les paroxysmes simulés. Après le paroxysme réel, la température de ja peau est diminuée, une sueur universelle s'établit rapidement, le pouls est irrégulier et l’urine aqueuse. Au contraire, après le paroxysme simulé, on ne découvre que les signes dus à une longue fatigue.
G. Habitude génerale du corps. — Les malades affectés depuis long-temps d’épilepsie ontles muscles de la face plus dessinés que d'habitude et agités de mouvements involontaires, les paupières inférieures tuméfñées , le regard de travers, les yeux vacillants, la tunique albuginée, décolorée, la pupille dilatée , les dents imcisives inférieures émoussées (985), les
l’écume de la bouche manquait et que le pouce n’était pas dans l’adduction.
(95) Marc, Dict. des sciences méd., L C., p. 542.
(96). Cfr.. infra, 2, (97) Haen, L c.
(98) L'observation importante de Mous ton, ancien chirurgien militaire, que ceux
bras et les cuisses fatigués. On éomprend que tous ces signes ne peuvent s’observer spontanément chez ceux qui simulent a maladie.
3 2. Divers degres de l'épilepsie. — Cependant, pour constituer l'épilepsie, il n’est pas nécessaire que tous les symptomes que nous avons décrits se trouvent réunis. Il existe, en effet, plusieurs degrés de cette maladie. Nous avons dit, d'après noltrepropre expérience (99), que tous les épileptiques ne se roulaient point à terre, et nous le disons en nous appuyant sur l'expérience des autres (100).
Et l'abolition de toutes les facultés de l'âme pendant le paroxysme n’est pas absolument nécessaire, pourvu que le paroxysme fini il n’en reste aucun souvenir (1).
te
qui simulent l'épilepsie s’approchent assez souvent la mâchoire inférieure de la supérieure, aue par le contact les dents s’émoussent. V. Marc, 1. c., p. 544.
(99) $ zur, 4 (89). Ed. de Leyps.
(100) J'ai été consulté pour une jeune dame, dont le père est épileptique, qui est prise de ses accès dans un cercle, à la promenade, à cheval; elle n’est point renversée ; elle pousse un cri très-faible ; les yeux sont convulsifs, l'accès ne dure qu'une minute, et la malade reprend la conversation, à la phrase où elle l’a laissée, sans se douter nullement de ce qui vient de lui arriver. Esquirol, 1. c., p.
512. Poupart cite un exemple semblable dans les Mémoires de l’Ac. roy. des sc., 4705. Déjà Hulderich, 1. e., $ 15, avait dit: « Imo dari aliquando epilepsiam, quæ nullam habere videatur convulsionem, nisi obscurissimam et in modum singultus ex Galeno (1. ni, de loc. aff.,c.
7,in fine) quidam volunt, cujus proprium exemplurn fabri ferrarii addit Hercules Saxonia(in pantheo suo c.prop.)et Avicennam cum Celso conciliare suadet Mercurialis (in prax.) ». Cfr. Eph. ac. nat. cur., cent. 5, 4, et Schmieder, De spasmo insolito frequenti, successive in motus convulsivos et vehementes insultus epilepticos degenerantem, tandemque mortem ægrotanti adferentem. 4
(1) En 1814, j'ai observé à ma clinique une jeune fille de quinze ans, que la peur des voleurs avait fait tomber en convulsions, pendant lesquelles elle se roulait. à terre avec de l’écume à la bouche, Interrogée , elle répondait convenablement; mais le paroxysme passé, elle ne se souvenait ni des réponses, ni du paroxysme. Et Esquirol dit : « IL est même
MALADIES
3. Distinction entre l'epilepsie et l'éclampsie. — Outre l'oubli de ce qui s’est passé pendantle paroxysme, pour consli< tuer l'épilepsie, il faut encore que la maladie soit chronique et périodique. Afin de ne pas profaner le mot terrible d’épilepsie , nous le réservons aux accès convulsifs (mème avec co-existence des autres signes d’épilepsie) qui se manifestent pendant le cours des maladies aiguës, telles que les fièvres typhoides, vermineuses, l'encéphalite (2), la rachialgite (2), l'apoplexie (3), où dans d’autres circonsStances, telles que la dentition, l’accouchement, apparaissant fortuitement, nous réservons, dis-je, le nom d’éclampsie (4). Cette distinction établie , il sera facile de répondre à cette question longtemps agitée (5) : L’épilepsie est-elle uue maladie ou un symptôme ?
4. Distinction entre l'épilepsie et les convulsions. — L'épilepsie diffère des
des accès pendant lesquels on n’observe pas la perte de la connaissance », L. €.
D'ailleurs le cas d'épilepsie cité par Wurffranius, dans lequel il n’y avait ni mouvements convulsifs, ni interception de la vue et de l'audition, appartient à peine à l’épilepsie franche (Misc. ac. nat.
cur., dec. 11, an. 9, p. 430), et Camerari, De epilepsia sensu atque rat, lv.
(1b., dec. m1, an. 5 et 6, p. 89).
(2) Parmi les formes sous lesquelles l’encéphalite peut se montrer (V. P. n1, vol. 1, sect. 1, c. 11, 8 x1v, 2, éd. de Leyps.), j'ai à tort passé sous silence les convulsions épileptiques ou l’éclampsie.
J'ai observé , en effet, surtout chéz les enfants et les buveurs, que des encéphalites commencçaient par l’éclampsie.
(5) En 1816, on apporta à la clinique une femme de trente-six ans frappée d'apoplexie et d'hémiplégie du côté gauche, dues à l’abus des liqueurs fermentées et au refroidissement, Dans l’espace de quatorze jours, elle éprouva cinq paroxysmes épileptiques généraux dont chacun durait trois minutes. Elle quitta la clinique entièrement guérie.
(4) Avec Sauvages, Vogel, Sagar et autres, je suis tenté de donner le nom d'éclampsie à l'épilepsie aiguë. Je suis tenté, dis-je, car, pour constituer une épilepsie quelconque, il faut plusieurs accès et intervalles libres; tandis que l’éclampsie se compose d’un accès unique.
D'ailleurs le mot éclampsie vient d’exhau Ve, qui signifie éclat. Kuehn., Prog, dé eclampsiæ caus. Lis., 1819.
(5) Hulderiçh, Diss, ç., 6 6, 9.
DU SYSTÈME NERVEUX
convulsions en ce que celles-ci ont lieu sans lésion des sens et des facultés de l'âme (6), sans perte de la mémoire, et le plus souvent sans écume à la bouche (7) etsans adduction du pouce. D'ailleurs nous parlerons dans un autre lieu (8), des convulsions, surtout chez les personnes hystériques, qui revêtent le caractère épileptique.
5. Distinction entre l'épilepsie et la chorée. — On distingue facilement l’épilepsie de la chorée lorsque ces deux maladies suivent leur marche habituelle ; mais il n'en est pas de même lorsque chez un épileptique les symptômes de la chorée alternent avec les accès épileptiques, ou lorsque dans un même paroxysme s’observe la complication des deux affections. Des exemples de ce genre sont rapportés par Gohel (9), Merclin (10), Paullin (11), Lanzoni (12), Valentin (13).
. 6. Complication de l'épilepsie avec la manie furieuse. — Nous avons déjà dit (14) que l’épilepsie pourrait même être compliquée de la manie. Cette complication est double; tantôt, en effet, ie maniaque éprouve çà et là des accès épileptiques , tantôt aux accès épileptiques s'ajoute un délire furieux, Ce terrible
(6) Galien mi, de locis affectis, e. 3, 4.
(7) Hippocrates, De morbo sacro. Forest, 1. x, obs. 68. Cfr. Hulderich, Diss.
c., $ 8, où cette question : l’épilepsie et les convulsions sont-elles une même chose est savamment traitée.
(8) Cap. x1v. Des mouvements spasmodiques vagues.
(9) Misc, nat. cur., dec. 1, an. 8, obs.
(10) Misc. nat, cur,, dec, 1, an. 6, 7, obs. 78, p. 112.
(11) De epilepsia cursiva. Misc. ac. nat.
eur; "dec.'"nr, an. 7,
(12) De epileps. saltante. Misc. ac. nat, cur., dec. 111, an. 1, p. 454. #&
(15) On trouve dans Prax, med. infall.
ex Bootto l'exemple d’un serrurier qui, pris d'un accès épileptique, courut comme un furieux, se précipita de son atelier et perdit la vie.
(44) P. ir, vol. 1, sect, 1,6, xxv, $ cx, 4 (56). (Ed. de Leyps.)
Frank, som, 11,
spectacle a été vu par Esquirol (15) et par nous (16).
7. Autres complications. — L'épilepsie est quelquefois compliquée de l'extase (17), de la catalepsie (18), de la somniation (19), et du somnambulisme (20). |
8, Du siege des causes de l'épilepstie.
— Nous voilà arrivé, comme nous l’avons promis (21), au siége des causes de l’épi= lepsie et à sa nature. C’est avec douleur que nous avouons que celle partie essenlielle du diagnostic (22) se trouve toutà-fait dans le domaine des conjectures. I!
serait, il est vrai, facile de placer le siége
PER meme
(15) Dans quelques cas, les accès d’épilepsie sont suivis ou accompagnés de la fureur la plus aveugle : ce sont les maniaques les plus dangereux. Dans les provinces méridionales, les furieux les plus atroces et que l’on redoute le plus sont les épileptiques », 1. c., p. 515.
(16) V. infra.
(17) Friebe, De epilepsia mira, melancholico-hypochondriaca , vere exstatica in Misc. ac. nai. cur., dec. 1, an. 4 et 5, p. 69. J
(18) Peterson, Disp., 1. e., p.18.
(19) On peut ranger dans ce cas les épileptiques qui parlent des langues qu'ils ignoraient auparavant. Westphal (Pathol.
dæmon., p.50)rapportel’observat. d'Hahnemann, d'un jeune militaire de 18 ans qui, affecté d’épilepsie, répondait dans la langue dans laquelle on l’interrogeait :
en français, en latin ou même en une autre langue, Et Fernel cite un jeune homme qui, le troisième mois de son épilepsie, parla grec, qu’il ignorait jusque-là, et découvrit les secrets des assistants et surtout des médecins (Welsch, Diss. de epilepsia. Jen., 1719, p. 95). En outre, on trouve les observations : d’un épileptique orateur et chanteur (Mise. ac. nat.
cur., dec. n,an. 7, p. 511), d’une épileptique cantatrice (Ib., dec. n1, an. 2,
. 248), d’une épileptique chantant pendant toute la durée de ses paroxysmes (Act. ac. nat. cur., vol. v, p. 269), d’un autre révélant ce qu’un tiers avait vu et entendu (Ib., dec. 11, an. 6, p. 477).
(20) Obs. d’épilepsie et de somnambu..
lisme, p. M. L. Martinet, V, Bibl, méd., 1819, févr., p. 214.
(21)$ zv, 5. (Ed. de Leyps.)
(22) Celui qui veut guérir doit savoir parfaitement dans quel lieu se trouve la matière épileptique, dans le cerveau ou dans une partie se rattachant au cerveau, Aeginet, |, m1, De re med.; e. 145,
de l’épilepsie directement dans le cerveau, Car on ne peut comprendre l’épilepsie sans l'affection de ce viscère, Mais comme l'affection du cerveau peut'être idiopathique ou symptomatique, il nous reste toujours. à détérminer plus loin le siége de la cause. Nous la cherchons dans tout le système nerveux, tantôt dans l'une ou l'autre de ces parties, tantôt dans l’altération de la substancenerveuse et des membranes qui l’enveloppent, et tantôt dans laltération des organes qui exercent de l'empire sur eux (23). Ces recherches sont très-claires en théorie, mais d'uneextrème difficulté dans la pratique. En effet, si le siége de la cause n'est pas donné par l'histoire de la maladie, on ne peut le trouver que par les symptômes lorsque le paroxysme commence constammént par l’affection d’une partie du corps, telle que la douleur ou le changement de température (24). Bien qu’un grand nombre de médecins soient tombés dans l’errenr en prenant le point d'où part l'aura épileptique pour le siége du mal et les nerfs pour les conducteurs du mal, cependant ceux-là aussi se trompent, qui pensent que leschosesnesepassent jamais ainsi (25); ce qui sera prouvé plus loin (26) par plusieurs. exemples.
9. Epilepsie due au vice de tout le système nerveux. — Les épilepsies dues à une idiosyncrasre particulière, à l'inanition, à la douleur, aux narcotiques, mous apprennent que le système nerveux universel peut quelquefois être tellement affecté, que les sens et facultés de l'âme soient suspendus, et que le corps se trouve livré à une véritable anarchie.
On voit, en effet, que cette maladie tire son origine de la sensibilité extrème et pervertie du système nerveux, et qu'il en résulte que le corps ne peut supporter Paction des stimulus. Tout le monde voit qu'il se manifeste alors des phénomènes électriques. D'ailleurs, nous professons éette opinion que les épilepsies proviennent rarement d’un vice du système nerveux entiér ; mais que le plus souvent el-
(23) Cfr. P.n, vol. 1, sect. ©. 1, $ 1v, 15.
(Ed. de Leyps.)
(24), V. infra.
(25) Cullen, Anfangsger: d:' pr. Arzneyk. 2. Aufl:; üach d. viert. Engl. Ausg.
übersetzt., 5 B:, p.545 (il dit que l’aura épileptique ne suit jamais le trajet des nerfs, ce qu'il sérait certainement diffi- .cile-de prouver).
(26) $ van, 4. (Ed. de Leyps.)
MALADIES
les sont dues à une cause unique affectant une seule partie du système nerveux.
10. Epilepsie encéphalique. — Parmi ces parties, l’encéphale occupe la première place. Les causes qui paraissent déterminer cette épitepsie;que nous appellerons ‘encéphalique ou cérébrale, bien que d'autres la nomment idiopathique, essentielle, légitime, comme cela arrive le plus souvent dans la première enfance, sont : les choses qui agissent sur l'imagination de la mère pendantla grossesse ; les violences exercées sur la tête pendant l'accouchement ou plus tard; une conformation particulière du crâne; Ja résolution incomplète d’une encéphalite (27); un hydrocéphale non entièrement guéri ; les affections des oreilles ; lateigne imprudemmentguérie; et, enfin, la terreur, dont cependant nous n'osons pas encore déterminer l’action. Plustard, l’épilepsie encéphalique est excitée par les études, les veiltes, l'abus des liqueurs fermentées, la température élevée, la pléthore, surtout les congestions sanguines autour du cerveau, les concrétions tophacées, la carie, les blessures, les tumeurs des glandes, les stéatômes et autres maladies constätées par l'anatomie pathologique (28). Habituellement l’épilepsie encéphalique est privée de l'aura épileptique et des autres prodromes(l’af-.
fection des sens et de l'esprit exceptées) ; elle est caractérisée par des convulsions plus douces, celles de la face exceptée ; elle présente à l'observation la pupille dilatée, le pouls plutôt lent que rapide, et jamais isochrône avec la respiration (29). En outre, les symptômes de l’atfection du cerveau, tels que le sommeil et l'impuissance de l'esprit, persévèrent après le paroxysme épileptique. Dépuïs long-ternps on enseignait (30) que l’épilepsie encéphalique était précédée d’une grande et presque continuelle douleur ou pesanteur de tête.
11. Epilepsie spinale. — L'épilepsie due aux vices de la colonne vertébrale, nommée par nous spinale, très-bien dé-
» (27) P. nr, VO 1, sect. 1, CHR, 5
xvin, 4, (Ed. de Leyps.)
(28) $ nur, 2.(Hbid.). Autrefois on attribuaitFépilepsie à la contraction des méninges ou à leur agacement (Wolker, Diss, de morbo comitiali. Erf., 1688, p: 6).
(29) Larrey, Mém. de: chir. milit. sur une épilepsie. cérébrale.
(30) Trallian, lib. 1, ©, 15.
DU SYSTÈME NERVEUX
- crite par Harless {31), surtout chez les rachitiques, reconnaît pour causes excitantes : les violences exercées sur la colonne vertébrale (32), la transpiration supprimée, les affections miliaires et impétigineuses mal traitées, l’onanisme, la rachialgite imparfaitement résolue on passée à l’état d’hydrorachis (33). Elle est caractérisée par des prodrômes divers indiquant l'affection du nerf sympathique et du système dermoïde, et entre autres par unaura quimontede la poitrine ou de l’abdomen vers la tête, par un sentiment de formication et par l'apparition de taches blanches (34). Elle présente le plus souvent des convulsions très-fortes, et l’affection de la tête moins vive. Peut-être, dans cette espèce d’épilépsie, rencontre t-on plus fréquemment la perte de la semence et la résolution de la vessie. Les convulsions des femmes grosses et des femmes en couches ne lui paraissent pas étrangères (35). Îl est constant, en effet, que la grossesse et les travaux de l’enfantement favorisent beaucoup la pléthore de la colonne vertébrale. Aussi est-il facile, en raison de lirritation de la moelle épinière et des nerfs qui en partent, de rendre compte, non-seulement des convulsions des femmes enceintes et des femmes qui accouchent, mais encore de leur extrême gravité. [n effet, plus le siége du mal est élevé, et plus il se propage facitnt lei dati ru 4e
(31) Op. min. ac. med., t, 1, 1815, n1.
Analect. v. De epilepsia.
(32) Cfr. ce que nous avons dit dans plusieurs endroits de cet ouvrage de l'influence des affections miliaires sur l’épine.
(33) Cap. 111, $ x1v. (Ed. de Leyps.)
(54) Cfr. ce. 1, De imperio medullæ spinalis in cutem.
(55) Combien de femmes, hors de cou- Ches, meurent dans lés convalsions, sans qu'on puisse rendre raison de leur mort, et certainement parce qu’on a négligé l'examen de la colonne vertébrale, Nous avons eu un exemple de cette négligence dans Ja princesse royale d’Angleterre, Caroline. On rapporte, en effet, dans la relation de son autopsie cadavérique, que les médecins n’ont rien trouvé de morbide dans les trois grandes cavités du corps. Et pourquoi ne pas parler de Ja quatrième cavité, c’est-à-dire de la colonne vertébrale? Là, cependant, on aurait pu trouver le siége da mal! Lisez à ce sujet Fried. Hoffmann (Med, rat. Syst., t. IV, C. 1, Obs. 3), ct çomparez Ra- Chetti, Op: Ce Pe 281,
lement àla moelle allongée, quiest, comme nous l’avons souvent dit, entièrement incapable de résister aux violences exercées sur elle. isd
12. Epilepsies dues à l'affection des nerfs en particulier. — L’affeelron des netfs en particulier peut donner lieu à l'épilesie comme l'affection du cerveau et de la moelle épinière. Le nom de nerveuse conviendrait à l’épilepsie due à
cette cause, si on n'avait à craindre que
l'emploi de cette épithète, réservée habituellement aux affections du système nerveux en général, n’amenât de la confusion. Nous soupconnons que l’épilepsie estdue à l'affection d’un nerf en particuülier, lorsque les prodrômes partent toujours de la poitrine, de l’abdomen, du bassin ou des extrémités ; lorsque Les maladies passées, ou celles quicompliquent lépilepsie, ‘indiquent l'affection d’un viscère, d'une artère, d’une veine, d’un vaisseau, ou d’une glande lymphstique, où d’un os quelconque qui puissent léser les nerfs voisins ou leurs plevus où ganglions; lorsque l’étiologie ne fait connattre aucune cause qui aït pu offenser le cerveau où la moelle épinière.
13. Epilepsie cardiaque. == Duchesne , en cherchant le siége de l'épitépsie dans le cœur (36), a, en quelque sorte, indiqué que les nerfs cardiaques n’étaient pas toujours étrangers au développement de l’épilepsie. Et, en effet, des exemples d’épilepsies dues aux vices du cœur ont été cités par Morgagni (37), Lancisi (38), Testa (39) et Gould (40) ; et nous-même, nous avons. vu des convulsions violentes produites par une affection du cœur (41).
Un malade de Morgagnipercevait comme une sensation de fumée montant de l’estomac , et présentait un pouls rare : « Ea » autem perpetua à plurimis jam mensi- » bus raritas, quotiescumque paroxysmus » imminebat vel multo major percipieba- » tur; ut ex hoc hujus incremento nun- » qua fallerentur medici, si instantem » prædicerent insultum : quo durante
(36) Tetrab. de affect. capitis, cap. ‘8.
(57) Epist. 64, art. 5,6 (la dilatation du cœur et de l’aorte). :
(58) De mortibus subitan., p. 113. De aneuv., Î. 11, p. 82.
(59) Ueb. d. Krankh. 4. Herzens. Ein Ausz. aus d. Ital, mit Anmeïk, v, Kurt Sprengel, 1 th., p. 139. “*, «gi
(40) Philos. transact., Vol, x1v, n, 157, p. 5357. | |
(41) Cap, x1v, (EG de Leyps,)
» pulsus frequens fiebat. » La terreur, la crainte et la tristesse avaient précédé la maladie. Un malade de Testa présentait au bras gauche le pouls petit et irrégulier, et au bras droit, normal et isochrone aux battements du cœur. Chez un autre, le pouls était filiforme, et le paroxysme survenait à dix heures du matin. Le malade de Gould qui, outre l’épilepsie, était affecté de palpitations de cœur et delipothymies,mourut subitement, et on trouva un polype dans le ventricule droit.
Le malade dont parle K. Sprengel (42), était affecté alternativement de lipothymies et d'accès épileptiques. L’autopsie du cadavre fit voir des fissures, des dilatations et des concrétions cartilagineuses dans la crosse de l'aorte.
14. Epilepsie abdominale. — L’affection des plexus nerveux abdominaux provoque très-souvent l’épilepsie, appelée autrefois hypochondriaque (43), et aujourd’hui abdominale ou ombilicale (44). Cette épilepsie est plutôt une maladie des pauvres que des riches, elle attaque plus souvent les jeunes garçons sue les jeunes filles(45), ets’observe surtout vers la neuvième ou la dixième année, pendant l'hiver et à la nouvelle lune.
Les paroxysmes se manifestent le plus souvent sans cause appréciable, quelquefois après la colère, la dysurie (46), des douleurs abdominales, des nausées et des vomissements et un aura s’élevant de l’ombilic. Il arrive, surtout lorsque la maladie est récente, que ces incommodités abdominales ne sont point suivies d'épilepsie, ce qui expose les parents à se tromper facilement sur l’imminence du
danger. L’habitude extérieure des mala-
des dontil s’agit n’est point cachectique, et cependant n’annonce point une bonne santé. En dehors du paroxysme, toutes les fonctions s'exécutent normalement.
Chez quelques malades, des symptômes annoncent la présence de vers; mais les vers expulsés spontanément, ou par les