‹ Traité de pathologie médicaleChapitre 216 sur 261 · Cr. Beer, ouv. c., 1 th., p · texte numérisé non relu

Cr. Beer, ouv. c., 1 th., p

Écoutez Hippocrate : « Oculi porro lippientes optime permutantur, si et lacryma, et sordes, et tumor simul fieri inccperint. Et indicationem in his maxime expectare oportet, primum quidem ad

pronostic , soit de l’ophthalmo-blennorrhée, soit du chémosis, dépend de l’état de la cornée, dont nous traitcrons plus bas , savoir : lorsqu'il sera question de l'obscurcissement, des abcès, des ulcérations , des cicatrices et des rites de Ja cornée, ainsi que de {a synéchie antérieure et du staphylôme (24). Le pronostic de l’ophthalmie iaterne est bon tant que la vue persiste. Quand déjà il y a occlusion de la pupille, la cécité est inévitable ; mais quand bien même elle serait ouverte, il faudrait mal augurer de la maladie si on apercevait des fausses membranes derrière la pupille, et si la capsule , le cristallin, la rétine , étaient affectés. Dans ce dernier cas , la faculté ‘le percevoir la lumière est même perdue. Il n’y a non plus aucun espoir lorsque la suppuralion s’est emparée de l’iris lui-même. L'hydropisie purulente de l'œil (qu’il faut bien distinguer du véritable hypopion), est, au contraire, moins à craindre. Enfin, on doit rapporter aux résultats de l’ophthalmie d'Egyple les excroissances fongueuses granulées des paupières, quiirritent le globe oculaire comme lc feraient des corps étrangers (*).

8. Prophylaxie. — Ta prophylaxie de la blépharo-ophthalmo-blennorrhée des nouveau-nés consiste en ce que, pendant le travail de l'accouchement, les mains trop rudes de quelques siges-femmes ne s'appliquent point sur les yeux des enfants. Le fœtus étant expulsé, tandis qu'on nettoie tout son corps, il ne faut point oublier les paupières ; de telle sorte, cependant, que le savon dont on a l'habitude de se servir en pareil cas ne sénèlre pas dans les yeux. On doit se servir pour le baptême d’eau un peu tiède (25); mais il faut surtout garantir l'œil de l’action d’une trop forte lamière, “et choisir à cet effet un endroit convenub'e pour y placer le berceau. Il importe de veiller, autant que possible, à la proprelé des appartements, au renouvel-

vigesimum diem. Si vero hoc tempus transmittat, ad quadragesimum expectanda est. Si vero neque in his diebus sedetur, in sexaginta jJudicatur. »

(*) I faut en général toujours faire attention à ces granulations, s’il s’agit d’un malade souvent sujet aux ophthalmies Sans aucune autre cause connue. On les reconnaît en renversant les paupières.

(25) Demours, 1, c., t. 1, p. 499.

MALADIËS

lement de l'air; et l’on doit éviter de faire sécher des linges mouillés auprès du feu dans les chambres mêmes des enfants. Il ne sera pas inutile d'avoir égard à la qualité du lait (26), et de séquestrer des autres les enfants déjà atteints d'ophthalmie. Dans les armées, la séparation des militaires affectés d’ophthalmie d'’avec ceux qui sont sains ; le soin d'empèêcher que ceux-ci fassent abus des liqueurs fermentées où mènent une vie trop irrégulière; de plus, les lotions réitérées des yeux avec de l'eau froide (*), l'usage des lunettes (**), constituent les principaux points de prophylaxie (27).

Les jeunes gens se préservent quelque-

fois d'une ophthalmie habituelle en buvant abondimment de l’eau froide à jeun (28).

9. Traitement. — La blépharo-ophthalmo-blennorrhée des nouveau - nés doit être traitée de la manière suivante.

Après avoir écarté autant que possible les causes du mal, on appliquera une sangsue aux tempes (29). Cette application à d'autant plus de succès que la maladie est plus récente ; mais quand même on y aurait recours trop lard elle ne serait point pour cela dénuée de bons effets, pourvu que l'enfant ne soit pas encore trop émacié. Ce que nous ne pouvons obtenir par la méthodeanti-phlogistique, recommandée dernièrement, à juste titre, dans ce cas par Saunders (30), on l’obtient à peine d’une autre manière, On provoque les selles, à moins qu'elles ne soicnt déjà trop abondantes, avec le si-

(26) Heiïster, Wahrnehmungen, 2B., n. 11.

(*) Du moins en Égypte, ainsi que l’atteste Maggregor, 1. c. Déjà, en 1745, Detharding signala, comme le meilleur préservalif des ophthalmies, les lotions des yeux avec l’eau froide. (Voyez Dissertatio de specifico prophylactico oculorum.)

(”) Helling. L. c. Les peuples de la Tartarie se couvrent les veux avec un tissu de crins de cheval (Iaar-Joeslik). Les FEsquimaux se servent de lunettes de bois (Blumenbach, I. c.)

(27) Farrel, IL. c.

(28) Demours, I. c., p. 247.

(29) Beer conseille d'appliquer la sangsuc à l'angle interne du nez {ouv. c., 1 th., p. 520). Mais j'ai remarqué qu'il en résultait une plus grande irritation des paupières déjà enflammées d'ailleurs.

(50) L. c. C’est à tort qu'ililmy est d'un avis contraire (Neue Biblioth. der Ophthalmologie).

DES YEUX, DES OREÏLLÉS ET DES NARINES

op de manne où un grain de calomel.

în outre, on empêche que la lymphe coaulable ne stogne long-temps entre lœil t la paupière, en instillant dans ces paries du lait d’une nourrice.

Lorsque la méthode anti-phlogistique à léjà été employée inutilement, on instille Lans les yeux, trois ou quatre fois par our, de la décoction de manne tiède avec quelques gouttes de teinture d’opium composée de Sydenham ; enfin, on passe légèrement entre les paupières une où deux fois par jour, un pinceau imbibé

de cette même teinture non dissoute. Le

sublimé corrosif (à moins qu'il n’y ait une complication syphilitique) et Ja pierre divine sont nuisibles, en ce qu'ils produisent une trop grande irritation.

Beer redoute le même inconvénient &e l'emploi de l'eau camphrée de Bat (31) recommandée par Ware ; mais notre expérience propre ne nous permet pas de partager cette crainte (32). Lorsque la maladie est tout-à-fait passée à l'état chronique avec relâchement des parties affectées, il faut avoir recours à la pommade ophthalmique rouge douce (9h, par hasard, la paupière vient à se renverser, on la saisit à chacun de ses angles, près du cartilage farse, avec le pouce et l'indicateur, dont les extrémités ontété préalablement graissées de beurre frais, ct on l’attire doucement en baut, puis brusquement en bas (34), en outre, on doit fortifier les enfants affaiblis, en

ue

(81) Vitriol romain (sulfate de fer cristallisé}, bol d'Arménie, quatre onces de chaque; camphre, une once ; pulvérisez et mélez. On prend une once de la masse totale de cette poudre , et on la fait digérer pendant quelque temps dans une livre d’eau bouillante, jusqu’à ce que Îles parties les plus dures ne restent plus au fond, et que cctte solution ait acquis une parfaite transparence. On l’empioie de la manière suivaute : on prend une once d’eau camphrée et deux onces d’eau de plantain distillée, on les mêle, et on injecte dans l’angle externe de l'œil huit gouites de ce collyre, au moyen d'une petite seringue d’ivoire ou d’étain, une seule fois dans le commencement, mais plus tard deux ou trois fois par jour.

L'application de linges imbibés de ce liguide bâte la guérison.

(32) Lang, 1. c., p. 15-

(55) Ch. 1, & 4, n. 5.

(54) Schmidt, Ophthelm, bibl; 5 B., 2 st., p. 149.

leur donnant le sein d’une bonne nourrice. Quant au traitement de }J’ophthalmo-blennorrhée, du chémosis et de l'ophthalmie interne, ainsi que de liritis chez les adultes, il faut commencer, quand il y a fièvre, céphalalgie, délire, par une large saignée, soit du bras, soit de la jugulaire (35), soit du pied (36): car on ne doit point s’imaginer pouvoir jamais combattre (37) une ophthalmie inflammatoire grave avec les sangsues seulement, sans recourir aux saionées générales (38). Îl y en a qui conseillent l'artériotomie (39). La saignée étant faite et plus où moins répétée suivant le besoin (40), il faut appliquer seize sangsues, quatre de chaque côté, derrière les oreilles, et autant oux tempes. J1 est aussi très-utile d'en metlre deux aux narines, et de provoquer ensuite l'écoulement du sang avec une éponge imbibée d’eau tiède. Lorsque l’inflammation des yeux est le résultat de la

(55) Demours, ouv. C., t. 1, P- 239.

«Je vois si souvent des yeux sauvés par cette facile saignée, que je ne saurais trop recommander aux jeunes chirurgiens qui auront à la pratiquer de ne point redouter son exécution. »

(56) Demours, ouv. c., p. 938. « La saignée du pied pour commencer est préférable à toute autre. »

(37) Je ne puis comprendre comment un homme d'ailleurs récommandable, Hiimy, a dit (L. c.) qu’on pouvait guérir l'iritis par les sangsues seulement. Sur l'emploi de la saignée dans les ophthalmies, lisez entr'autres : Wetsch, L. ©. — Peach, Edimb. med. und surg. journ., vol. nr. — Hippocrate avait déjà dit :

« Ophthalmiam soivit venæsectio». Morb.

popul., |. 11, sect. vr, p. 261.

(38) Demours, |. c. « J'ai adopté pour principe de faire la saignée dans toutes les flegmasies de l'œil, lorsque la présence d’une lumière modérée excite un sentiment de douleur. » E

(39) Lisez sur ce sujet : Ware, l'ev’et Abh. f. pr. Aerzte, G B.,p- 561, et Farrel, 1, c. (il ouvre la branche antérieure de l'artère temporale). « L'ouverture de l'artère temporale, qui n’est guère praliquée aujourd’hui, a le grand inconvénient de donner trop de sang ou de n’en pas donner assez, et d'entraîner après elle, dans le voisinage de l'œil affecté, le besoin d’une compression qui incommode besucoup le malade. » Demours, 1. C., p. 242.

(40) Démours, |. c., p. 241, a coutume d’ordonner trois saignées et même davantage.

suppression des règles ou des hémorrhoïdes, on doit appliquer les sangsies aux parties génitales ou à }'anus. En général, ces applications doivent être répétées plusieurs fois. Nous ne suivons pas strictement ici Beer, qui recommande les évacuations Sanguines, dans la première période de la maladie seulement, et les rejette dans les suivan tes (41). Toutes les fois, en effet, que l’état inflammatoire des yeux réclame la saignée, on doit y avoir recours sans égard aux périodes de la maladie. Quand les sangsues manquent on y supplée jusqu’à un certain point par des ventouses Scarifiées à la nuque ou derrière les oreilles (42). Dansle chémosis, après l'emploi des saignées et des sangsues, il faut pratiquer sur la conjonclive, tout autour de la cornée, des scarifications profondes (toutefois sans léser la sclérotique), avec une Jancette (43). Bien plus, d’après le célèbre Scarpa, la partie de la conjonctive qui, en cet endroit, forme un bourrelet, peut même êlre excisée en toute sûreté (44). Dans l’ophthalmo-blennorrhée des adultes récente, on applique avec fruit sur les yeux des linges imbibés d’eau froide. Dans l’ophthalmie interne surtout, lorsque la sécrétion de l’humeur aqueuse est augmentée et cette humeur troublée, lorsque la cornée et l'iris sont affectés, lorsque la pupille commence à se rétrécir, et que le malade, en proie à une violente céphalalgie, percoit un sen-

me

(1) Dans la crainte que mes élèves pussent prendre pour règle, dans la pratique, la division des ophthalmies en di-

verses périodes, je l’ai abandonnée com- J

ue purement arbitraire et scolastique.

(42) Le peuple les emploie en Sibérie (Gmelin, Reise nach Siberien, 2 th., p.

(45) Les auteurs suivants méritent d'étre lus , au sujet de la scarification de la conjonctive : Zacharie Platner, Diss. de scarilicatione oculorum. Lips., 1728. — Chevalier, An senescentibus oculi inflammalionibus conjunctivæ scarificatio ? Paris, 1746. — Pourfour de Petit, Ergo senescentibus oculi inflammationibus çon- Junctivæ scarificatio, Paris , 4772.

(44) « La recisione , di cui si parla, e di gran lunga preferibile alle scarificazioni, che in simili circostanze si praticano dalla piu parte dei chirurgi; perche queste non sono bastanti a vuotare il sangue slravasalo sotto Ia congiuntiva, ed accrescono piultosto l’irritamento, elc, »

Cfr, Richter, Chir. bibl, 6B., p. 25.

MALADIES

liment de pesanteur dans le globe oculaire, Wardrop recommande l'évacuation de l'humeur aqueuse (15); conseil dont l’expérience ultérieure démontrera l'utilité (46). Chacun comprend à merveille que, dans une ophthalmie inflammatoire quelconque, principalement dans celle qui affecte la cavité des yeux, la stimulation de la lumière doit être écartée non-seulement de l'œil malade, mais encore de celui qui est sain. La même chose est applicable au reste du régime anti-phlogistique. [1 faut surtout insister sur les évacuations alvines répétées, mais non provoquées violemment (*). On doit s'abstenir pendant long-temps des remèdes topiques (47). Toutefois, lorsque la méthode anti-phlogistique est déjà épuisée, et que la douleur des yeux est intense, il faut frictionner la région susorbitaire, une ou deux fois par jour, avec quatre grains d’opium dissous dans de la Salive où mêlés à un scrupule d’onguent mercuriel. Dans la blépharo -ophthalmie et le chémosis déjà parvenus à une véritable suppuration, la chaleur sèche ap pliquée sur l’œil, un régime nourrissant, un air pur, l'usage intérieur de la décoction de quinquina ou de l’infusion de racine d’acorus calamus (canne aromatique) avec addition d’éther quand ily a grande faiblesse; et comme topiques, la solution de pierre divine avec l’acétate.

de plomb liquide et les frictions de lau-

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(45) Edinburgh. med. and surg. journ...

V. il. Edinb., 1807. Medico-chir. transact. published by the medico-chir. soc.

of Lond., vol. 1v, 1815. Cfr. Langenbeck, Neue Bibl. f.d. Chirurgie n. Ophthalmologie, 1815, 1 B., 1 st., p. 165. — Maggregor, |. c. |

(46) CI. Pelikan a déjà plusieurs fois mis en usage avec succès cette méthode de Wardrop, ainsi qu'il en a fait le rapport devant la société médicale de Vilna le 12 février 1818.

(*) Autant une évacuation alvine douce est avantageuse dans ce cas, autant une Purgation violente est nuisible, surtout si elle empêche le sommeil de la nuit.

La pulpe de tamarin, la manne, le sel de Glauber et surtout un électuaire adoucissant donnés alternativement, servent très-bien à exciter doucement les selles dans un but de dérivation.

(47) « de dois dire qu’à l'exception d’un petit nombre de cas, je les ai (les médi= Caments sur les yeux), dans tous les aules, rejetés de ma pratique. » Demours, LC, D. 20

DES YEUX, DES OREILLES ET DES NARINES

anum liquide de Sydenham, sur les enroits atteints de suppuration, sont les rincipaux moyens de traitement.

Les petits abcès qui surviennent auour de la cornée doivent être ouverts vec une lancette. Il y a des praticiens ui touchent avec le nitrate d'argent la urface interne de la paupière inférieue, et lavent l'œil aussitôt après avec de eau froide (*). Il sera question plus oin du traitement de l’hydropisie aiguë le l'œil, de l'hypopion et des autres réultats de l’ophthalmie inflammatoire. On 1e doit pas iganorer qu’en Egypte on aplique avec succès sur les yeux le muciage de semences de casse (cassiæ absus) ‘vulgairement cismé) (18).

$S VI. Ophithalmie gastrique.

1. Notion. — Nous devons surtout à Stoll (49), à Richter (50), et à J. P:

Frank (51) l'histoire des ophthalmies gastriques.

2. Description. — Dans cette espèce d'ophthalmie, l'affection des yeux qui règne le plus souvent d'une manière épidémique (52) pendant l'été, est précédée par des symptômes de fièvre gastrique (53) ; survient ensuite une douleur du front ou de la région sus-orbitaire, principalement du cêté droit; l’état des yeux est exactement semblable à celui que présente l'ophthalmie érysipélateuse. Tous les symptômes, tant de l'ophthalmie que de la fièvre, s’exaspèrent violemment le soir, et s’amendent dans la matinée d’une manière très-Évidente. La durée de la maladie, soumise à un traitement convenable, est ordinairement de sept jours.

re q ,

(*) Kuysken, L: €. — Valentin, 1. c.

(48) Comme ce mucilage est âcre, il faut j’employer avec précaution et parfaite connaissance des circonstances dans lesquelles une semblable application peut aVoir lieu. Lisez sur ce sujet : L. Frank, 1. c., et Hufeland’s Journ., 1814, april, p. 116.

(49) Rat. med., P. 11, p. 524, 551. Prælectiones, t. 1, p. 383.

(50) Chir. bibl., 6 B., p. 22. Obs. chirurg., fase. 1, p. 104. — Singeisen, Diss.

de ophthalmia a vitio ventriculi. Erlang.,

(51) Epitome de curandis hominum morbis, 1. 11, p. 69.

(52) Richter, Chir. biblioth., 1. c.

(55) P. 1, vol. 1, ç. v, $ 2x, n. 3. (Ed.

de Leyps.)

3. Causes. — L'ophthalmie gastrique est produite par une nourriture de trop haut goût et échauffante (54), par la bile (55), les vers intestinaux (56), et une coustitution annuelle inconnue.

4. Diagnostic. — Quand on réfléchit au rapport sympathique qu'il y a entre le tube intestinal et les yeux au moyen du nerf intercostal provenant du second rameau de la cinquième paire (57), on ne saurait être étonné de l'existence des ophthalmies gastriques. Le diagnostic s’établit surtout en ayant égard au carac-

tère épidémique général des maladies, à

la forme érysipélateuse de l’ophthalmie, et à l’exacerbation des symptômes vers le soir.

5. Pronostic. — Quoique lophthalmie gastrique se montre d'ordinaire bénigne dans son cours, nous lisons cependant qu’elle a quelquefois produit des ravages (B8).

6. Traitement. — On arrête les progrès de l’état inflammatoire des yeux par les sangsues appliquées à la manière ordinaire. A l’intérieur on emploie d’abord les résolutils, principalement de petites doses de tartre stibié et de potasse (59) ,:

ensuite les vomitifs (60) et les purgatifs (*); mais quoique les remèdes évacuants produisent de bons effets dans les oph-

(54) Grignon dans le Journ. de méd., (. XXVI, p: 290. er

(55) Hildebrand dans le Journ. d'Iufeland, 5 B., p. 67.

(56) J'ai souvent rencontré chez les en fants, pendant la période croissante de la lune, une ophthalmie périodique d’origine vermineuse.

(51) P. nu, vol. r, sect. 1, ©. 1, $ 3; n. 59. (Edit. de Leyps.)

(38):« Gravem epidemicam ophthalmiam describunt medici Vratislavienses cum vehementi capitis dolore, etcæcitalis secuturæ periculo junctam, adversus quam nil erat utilius, quam profluvium alvi, sive sponte natura motum, sive arte excitatum, » (Rhan, Diss.—Ludwig, Nosol. select., t. IV.)

(59) Lentin, Beobach. d. epid. Krankbh.,p. 52.— Adams v. Lond. med. and surg.

journ., 1813, apr., p. 302, july, p. AG.

(60) Stoll, Richter, Hildebrand, I, cc.

— Hooper in Mem. of the med. soc. of Lond., vol. 1.

(") Recommandés depuis Avicenne (Canon., L. a, ter. 11, tract. 1, C. X, X1) JUS qu’à ces derniers temps, Mais non dras=tiques,

thalmies inflammatoires (61), il est évident que l’on ne peut, sans courir le risque de se tromper, conclure de leur utilité , dans les cas où la maladie revêt le caracière gastrique.

$ VIT. Ophthalmie arthritique.

1. Notion. — Morgagni (62), Heister (63), Musgrave (64) et Beer (65) ont bien tracé l’histoire de l’ophthalmie arthritique. Barthez (66) à laissé du vide à ce sujet.

2. Formes. — L’'ophthalmie arthritique se présente ordinairement sous deux formes ; comme une inflammation érysipélateuse des paupières et du globe oculaire dégénérant irès-promptement en blépharo - ophthalmo - blennorrhée , et comme une inflammation de l'iris.

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