CHAPITRE 11. — EFFETS DE PERSPECTIVE DANS LES RAS-RELIEFS
plus des perspectives de rayons, et les ombres réelles ne représentent pas des ombres possibles.
Parallèle* «lu bo*-rrllrT avec le «léonin el utec la ronde bo*w*. noms le rapport «le la perspective.
331 . Un groupe en ronde bosse est le même pour tous les spectateurs qui le regardent, mais il se présente à eux sous des aspects différents. En peinture, au contraire, les objets restitués pour divers spectateurs sont différents, mais ils se présentent à eux tous sous le même aspect. Chacuu des deux arts a donc, sous le rapport de la perspective, des inconvénients et des avantages qui lui sont propres. La Sculpture ne peut pas, comme la Peinture, représenter de nombreux persoiuiages à des plans de front différents, car si le spectateur ne se plaçait pas exactement au point de vue, les personnages secondaires cacheraient des détails importants. Deux statues formant un groupe ne peuvent être convenablement appréciées qu'autant qu’on se place près du point de vue, tandis qu'un tableau, sansrellets de lumière, peut être parfaitement jugé de points assez éloignés les uns des autres.
Sous ce rapport le bas-relief est un intermédiaire de la ronde bosse au dessin. Quand le spectateur change de position, l’objet restitué se modifie moins que dans la peinture, et son aspect change moins que dans la ronde bosse. Si, dans une certaine position, on est visé par un archer, en se déplaçant on voit la flèche se tourner un peu vers soi, mais on cesse cependant bientôt d’en être menacé. La flèche restituée est, en effet, toujours dirigée vers son point de fuite situé derrière le spectateur, et mobile avec lui (fig. 243).
Le bas-relief se rapproche du dessin ou de la ronde bosse, suivant que le plan de fuite avance vers le premier plan ou s'en éloigne. Il suitde lit que si un bas-relief doit être vu de près, si la composition