LIVRE in. — OMBRES LINÉAIRES
parait trop absolue, mais elle indique une bonne disposition pour faire ressortir les effets d’ombre et de lumière.
Quand on représente un fait historique arrivé dans un lieu déterminé à une heure connue , il est convenable de donner au soleil la position qu’il occupait. Alors, après avoir calculé sa hauteur et son azimut ('), on tracera sur les figures géométrales le rayon dirigé vers l'œil, et on verra en quel point il perce le tableau.
Le plus souvent il suffira de connaître la hauteur méridienne du soleil, afin de ne pas lui donner, un jour de neige, une position qu'il ne puisse avoir que dans l'été, ou le mettre, même dans une Yue d'été, à une hauteur que la latitude du lieu ne lui permet pas d’atteindre.
La règle est très-simple, et, si on la restreint à nos climats, elle peut être exprimée en quelques mots sans ambiguité.
Si la déclinaison du soleil est boréale, on l’ajoute au complément de la latitude; on l'en retranche si elle est australe : le résultat est la hauteur méridienne, le jour considéré.
Toutes les cartes géographiques donnent la latitude; on trouve la déclinaison du soleil dans les almanachs un peu soignés.
Ombres sur un plan vertical.
155. On peut construire directement les ombres sur un plan vertical, ou les déduire des ombres horizontales.
(') Nous ne pouvons entrer ici dans le détail des opérations à faire pour déterminer la hauteur et l'azimut du soleil à une heure donnée, et en un lieu dont la latitude est . connue. On trouvera les renseignements nécessaires dans les Traités de cosmographie, il peut également être utile de connaître l’azimut du soleil levant; mais cette question, comme la précédente, est entièrement en dehors de notre sujet.