‹ Traité de perspective linéaireChapitre 246 sur 287 · Une table de jardin (figure · texte numérisé non relu

Une table de jardin (figure

{a) Mise en place première. — 1° Encadrement. — On constate que la hauteur AA' du motif est un peu plus grande (de 1/20 environ) que la largeur MN.

DESSIN D’APRÈS NATURE

2° Verticale première. — Dans le cas actuel elle est très peu définie. Ce sera la verticale idéale AA'; elle va du point le plus haut A de l’ellipse, perspective du dessus de la table, jusqu’au point A' situé, en apparence, au niveau du pied B.

3° Verticales secondes. — Elles passeront par les points M et N, extrémités du grand axe de l’ellipse, perspective du dessus de la table. On a : ON = OM — (sensiblement) 1/2 de AA' (plutôt un peu moins).

Nota. — A ce moment c’est la demi-largeur ON ou OM, que nous conseillons de prendre comme unité de début.

Fig. 407

[b) Mise en place du cercle .— 1° Petit axe AG. — On a (sensiblement) AG = 1/4 de ON. — Dès lors on peut tracer en MANG l’ellipse, perspective du dessus de la table.

2° Horizon hh' . — On a, sensiblement, AP = 3/4 de AG. — On trace donc l’horizon d’après cette remarque.

(c) Mise en place des pieds . — 1° Plantation. — Faire la plantation de la table consiste à mettre bien en place les trois pieds B, C et D. On aurait pu faire cette plantation avant de tracer l’ellipse supérieure. On met d’abord en largeur le pied le plus écarté, D (on a A'D' = sensiblement 3/5 de ON); puis ensuite les deux autres Cet B; après quoi on les cherche en hauteur apparente ; savoir : hauteur DD' comparée à largeur A'D', et hauteur CC' comparée à largeur C'A'. L’esquisse s’achève ensuite facile-

ment. Le croquis indique, en lignes pointillées, les axes fictifs des pieds B, C, D et des consoles H, I, J. On fera bien de mettre d’abord en place ces lignes d’axes.

(d) Baldaquin. — On l’obtient en divisant perspectivement la circonférence supérieure en quarante parties égales, soit chaque huitième en cinq. On sera aidé dans cette opération par le tracé suivant :

1° On mène du point principal, P, les deux tangentes Ps et P u, et la ligne su est la perspective du diamètre de front du cercle.

2° On cherche en v et w , les points qui partagent sensiblement le rayon aux 3/10 (n° 292).

3° On mène Pu et P w, et les rencontres, V et W, avec l’ellipse donnent les points à 45° du cercle, c’est-à-dire les huitièmes de la circonférence.

4» A vue d’œil on partage les arcs GW et GV en 5 parties perspectivement égales, c’est-à-dire allant en décroissant de G vers W et V, etc. Ces indications suffisent pour achever la mise en place.

( e ) Ces opérations ne sont qu’un cas particulier du problème de perspective usuelle suivant :

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