L’Eure à Coulombs (Eure-et-Loir) (ûg
(a) Mise en place première (fig. 410). — 1° ( Observation ). Encadrer le motif que l’on veut dessiner; se servir du chercheur (n° 282) ; choisir la ligne de terre et les deux côtés du cadre ; prendre trois repères bien visibles ; à savoir : un repère de ligne de terre (A' dans l’eau ; image du sommet de l’arche); un repère de droite (L, extrémité d’une branche d’arbre) et un repère de gauche (T, sur la crête du petit mur V). Suivre sur l’esquisse (ûg. 410) page suivante.
1° bis ( Exécution ). Dans la feuille de papier, tracer, de manière que le dessin soit bien mis en feuille, c’est-à-dire se
présente bien, trois lignes dont l’une horizontale et les deux autres verticales, qui seront les copies de la ligne de terre xy et les deux côtés du cadre.
Faire abstraction, pour un instant,’ du paysage proprement dit et ne s’occuper, tout d’abord, que de la mise en place de l’architecture; à cet effet :
2° {Observation). Chercher la verticale qui frappe le plus les yeux et la choisir pour verticale première. La prendre autant que possible dans le voisinage de l’axe du tableau. (AA' est la verticale première.)
2° bis {Exécution). Mettre en place cette verticale première. La supposer d’abord indéfinie, c’est-à-dire la mettre simplement en largeur par rapporta la largeur de la ligne de terre ;
DESSIN D'APRÈS NATURE
après quoi la limiter du pied et du sommet, ce qui revient toujours à des observations et à des reproductions de rapports .
Une fois cette verticale première bien placée et limitée, elle
va servir d’unité de début pour la première phase de mise en place.
3° ( Observation ). Reconnaître la position de l’horizon. Se servir de la main tendue placée horizontalement devant les
Fig. 410
L'Eure à Coulombs ( Esquisse )
yeux, ou, mieux encore, du petit miroir vertical, avec image de l’œil (n° 284). Cela fait, prendre des repères d'horizon (ici le sommet K' de la pile dupont); observer, aussi, le point I où l’horizon coupe la verticale première AA' et le rapport dans lequel il la partage (sensiblement à moitié).
3° bis ( Exécution ). Placer l’horizon, en hh’ , sur le dessin, en reproduisant, sur la verticale première, le rapport de AI à A'I qui vient d’être observé.
4° ( Observation ). Choisir les verticales secondes. En général ce seront les arêtes de séparation de faces dans l’ombre et de faces en lumière (ici, à droite, B'B', et à gauche BB). Les prendre un peu éloignées de la verticale première, afin que les détails que l’on placera ensuite soient compris dans l’intervalle de ces lignes plutôt qu’en dehors.
Au fur et à mesure observer, en comparant à la verticale première AA’ ou AI prise comme unité de début, les rapports qu’ont entre eux les écartements en largeur de ces verticales secondes.
4° bis ( Exécution ). — Mettre en place les verticales secondes, en reproduisant les rapports de largeur qui viennent d’être observés. (Ici on a, sensiblement, B'I = BI = 3/2 de AI, etc. )
5° ( Observation ). Choisir, dans le paysage, les fuyantes dominantes de gauche et celles de droite. Prendre de préférence comme dominantes premières celles qui sont au-dessus de l’horizon et le plus ioin possible de cette ligne, afin que leurs inclinaisons apparentes soient bien accentuées (ici on a pris AB' comme dominante de droite et MNF comme domi-