SPHÈRE MI-POLIE
§ IV. — Echelles de teintes fl)
91. Usage des sphères types. — Ayant tracé les lignes de teintes sur une sphère type, polie ou mi-polie, il sera facile d’en déduire les lignes de teintes sur des cylindres ou sur des cônes de révolution placés dans des positions quelconques.
Il suffira pour cela : 1° de circonscrire à la sphère le cylindre ou le cône, 2° de déterminer la ligne de contact, 3° de prendre les points de rencontre de cette ligne avec les courbes de teintes et 4° de faire passer par ces points les génératrices des cônes ou des cylindres dont on veut faire le lavis. On obtiendrait ainsi des divisions qui s’appliqueraient ensuite, soit en les amplifiant, soit en les réduisant, à des cylindres ou à des cônes de révolution de dimensions quelconques, pourvu que ces surfaces occupent, par rap-
Fig 123 (Cylindre M, en saillie)
port aux rayons lumineux et aux rayons visuels, des positions identiques à celles qu’occupaient sur la sphère type les surfaces qui lui ont été circonscrites.
Or cette amplification (ou cette réduction) proportionnelle serait longue à faire dans chaque cas particulier; c’est pourquoi il est préférable de construire, une fois pour toutes, des subdivisions que nous nommerons des Echelles de teintes, auxquelles on se rapportera chaque fois.
92. Echelles de teintes les plus usuelles. (Voiries échelles aux pages suivantes, fig. 117 à 122.) — Ces échelles pourraient être en nombre infini puisque, d’une part, un cylindre peut occuper toutes sortes de positions autour d’une sphère et que, d’autre part, un cône peut avoir un angle au som-
Fig. 124 (Cylindre N, en creux)
met quelconque et occuper, lui aussi, une position quelconque.
L’expérience a montré que trois échelles suffisent, à la rigueur, à toute personne ayant quelque habitude du dessin, non seulement pour ombrer, mais encore pour modeler les surfaces les plus compliquées qui se rencontrent dans le dessin d’architecture et dans le dessin de machines.
Ces échelles sont données à la page suivante, savoir : les échelles A, B et C pour les corps dépolis (dessin d’architecture) et les échelles A', B' et G', pour les corps mi-polis (dessin de machines). Elles s’appliquent aux cylindres de révolution dans les trois positions principales qu’indiquent les figures marquées en trait plein sur les croquis qui
accompagnent chaque échelle. On se sert de ces échelles de la manière suivante.
Soit à ombrer et à graduer un cylindre dépoli dans la position répondant à l’échelle A' (cylindre mi-poli, parallèle aux arêtes du cube). Supposons que son diamètre soit égal à 80m/m.
1° Sur une bande de papier on prendra la largeur du diamètre; 2° on inscrira la bande de papier dans l’échelle, de telle sorte qu’une de ses extrémités (échelle A') étant en A à l’origine, l’autre vienne sur la ligne extérieure de l’échelle ; 3° on marquera tous les points et on les numérotera en
(1) Voir les échelles de teintes aux pages suivantes, 66 et 67.
RENDU — LES SPHÈRES TYPES