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MOULURES DE RÉVOLUTION

aux profils les tangentes à 45°, ce qui donne des points zéro de contour apparent, et de commencer par tracer les séparatrices d’ombre propre (Lignes n° 0) réelles ou virtuelles. Le lecteur fera bien d’exécuter le lavis de ces moulures, une première fois à teintes plates et une seconde fois à teintes fondues.

Fig.

1 16. Première application. — Perles et pirouettes (1)

(fig. 162. — Collection des modèles officiels du Ministère de l'Instruction publique). — Ces ornements s’appliquent à la moulure que nous avons désignée sous le nom de baguette (v. plus haut fig. 154). Les perles sont constituées par des cylindres terminés à chaque extrémité par une

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demi-sphère. Les pirouettes ont pour profil une doucine.

Pour cette application, comme pour toutes celles qui vont suivre, le croquis est assez explicite pour qu’il soit inutile de donner des explications écrites.

117. Deuxième application. — Vase cratère (fig. 163. — Collection des modèles officiels du Ministère de l’Instruction publique). — Ce vase est tiré, comme le suivant (Amphore), de la collection des vases grecs du Musée du Louvre. Toutes les moulures ou surfaces qu’il comporte ont été étudiées plus haut, comme ombres et comme rendu. On remarquera que les anses sont soudées à la panse mais sans se raccorder ; c’est pourquoi il y a sur les intersections

de la panse et des anses une interruption brusque entre les lignes de teintes ; il en est de même à l’intersection de la partie conique du vase et de sa panse.

118. 3° Application : Amphore grecque (fig. 164. Collection des modèles officiels.) — Contrairement à ce qui a lieu pour le vase cratère, les anses et les deux parties de la panse se raccordent entre elles. C’est pourquoi il n’y a pas

(1) Celte planche, ainsi que beaucoup de celles que nous donnons plus loin, sont empruntées aux cahiers de dessin technique de M. L. Bécourt. Nous remercions cet éminent Professeur ainsi que les Editeurs MM. Hachette et Ce de nous avoir autorisé k les reproduire dans la 3° édition de notre traité qu’elles enrichissent fort utilement.

RENDU - APPLICATIONS DANS LE DESSIN D’ARCHITECTURE

discontinuité entre les lignes de teintes de ces diverses parties.

119. 4e Application : Piédestal et balustre (fig. 165). — Le croquis (page 96) a été, intentionnellement, simplifié comme tracé d’ombres, en ce qui regarde les ombres portées par le balustre sur les plans placés en arrière de lui et

désignés par les mots : « zone a', de 2e plan et zone a ' de 3° plan ». En réalité le balustre porterait ombre sur le premier de ces deux plans, et cette ombre ressauterait ensuite sur le second. Le lecteur qui voudra exécuter, en grand, ce lavis devra compléter le croquis ci-joint par une élévation et par un plan et déterminer ensuite les ombres, tout à fait rigoureusement.

Fig. 163

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